Catégorie:Internet
Aka (赤) signifie la couleurrouge en japonais. Akachan (赤ちゃん), littéralement le « p'tit rouge » signifie bébé ;
aka est aussi l'abréviation de l'expression anglaise also known as, fréquemment utilisée pour introduire une alternative au nom qu'une personne porte pour son entourage. En français, on peut lui préférer le mot alias. Le terme aka s'est introduit dans le lexique français en même temps que d'autres expressions anglophones par l'intermédiaire des utilisateurs français d'internet de la première heure (principalement des Bulletin Board Systems et des forums de discussion anglophones).
Le japonais est la langue utilisée par la plupart des habitants du Japon (sauf les Aïnous et les habitants des îles Ryū-Kyū et les immigrés) ainsi que par ses émigrants (notamment au Brésil et au Pérou).
En japonais, la langue japonaise se dit nihongo (日本語). Le kanji 日 désigne le soleil et 本 ici « l'origine ». L'ensemble 日本 (nihon ou nippon) désigne le Japon parce que, du point de vue japonais de l'époque, la Chine était le centre du monde : le Japon se trouve à l'est de la Chine et est donc du côté où arrive le soleil (si on se place depuis leur « centre du monde »). C'est de là que vient l'expression « pays du soleil levant ». Le dernier kanji, go (語), désigne une langue.
Bien qu'il s'agisse d'une langue isolée, le coréen est la langue la plus proche du japonais (morphologie, syntaxe surtout).
Systèmes graphiques
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La langue japonaise utilise conjointement deux ensembles de caractères distincts :
- les kanji (漢字, littéralement « caractères des Han », ethnonyme des Chinois) écriture idéographique d'origine chinoise ;
- les kana (仮名), système syllabique dérivé des kanji. Les kana se divisent eux-mêmes en deux groupes : les hiragana (平仮名) et les katakana (片仮名) ;
- Les katakana sont employés pour l'écriture de mots d'origines étrangères (ex. : チーズ : cheese, fromage en anglais), appelés gairaigo (外来語, littéralement « mots venus de l'extérieur ») au Japon, d'onomatopées, de mots qu'on veut mettre en relief (comme pour l'italique dans l'alphabet latin), et de temps en temps de noms d'animaux et de végétations (surtout dans l'académisme et dans les restaurants), etc. ;
- Les hiragana ont été composés à partir des kanji par « simplification » (ex. : 安→あ), alors que les katakana sont eux une partie extraites d'un kanji (ex. : 多→タ). Les mots d'origine « purement » japonaise (non dérivés du chinois) s'écrivent en hiragana (on qualifie ces mots de yamatokotoba 大和言葉, littéralement « mots du Yamato »). Mais la fonction première des hiragana est surtout d'écrire les enclitiques et suffixes grammaticaux des prédicats et parfois pour faciliter la lecture des kanji.
Il existe plusieurs méthodes de transcription du japonais en lettres latines ou rōmaji (ローマ字). Le plus utilisé à l'étranger est la méthode Hepburn dit modifié ou révisé (appelée Hebon-shiki au Japon). Cependant, un certain nombre de Japonais utilisent la méthode Kunrei ou kunrei-shiki qui diffère légèrement de Hepburn (un certain nombre de Japonais, notamment ceux qui ont poursuivi des études supérieures, utilisent la méthode Hepburn).
Voici les syllabes en kana (hiragana et katakana) puis dans le rōmaji Hepburn :
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Certains kana peuvent être modifiés par les diacritiques des syllabaires japonais, à savoir le dakuten (゛) et le handakuten (゜). Par exemple :
- か ka → が ga ;
- さ sa → ざ za ;
- た ta → だ da ;
- は ha → ば ba et ぱ pa.
Locuteurs
Le japonais est parlé par les 127 millions d'habitants du Japon. Dans certains pays ayant été colonisés par le Japon lors de la période expansionniste tels que Taiwan ou la Corée du Sud, il existe encore des nipponophones. Cette population reste cependant très réduite. Il existe aussi une petite communauté japonaise au Brésil qui parle encore japonais.
Par ailleurs, le japonais est couramment enseigné comme langue étrangère dans la plupart des pays d'Asie orientale et d'Océanie. En effet, le japonais fait partie de la petite douzaine de langues parlées par au-moins 100 millions d'habitants dans le monde.
Grammaire, syntaxe et usages
La grammaire japonaise est très différente de la grammaire française : tout comme le turc ou le basque, c'est une langue agglutinante. Bien que l'origine de la langue reste encore floue, certains linguistes classent le japonais dans le groupe des langues altaïques avec le mongol, le turc, le toungouze et le coréen (la langue la plus proche du japonais, surtout dans sa syntaxe).
Le prédicat se place à la fin des énoncés dans lesquels l'expansion n'est pas mise en vedette. Il n'y a ni genre, ni nombre, les verbes ne se conjuguent pas selon les personnes (je, tu, il…), et des particules invariables indiquent la fonction du mot dans la phrase.
En outre, le japonais, à l'instar de certaines langues asiatiques, se distingue aussi par son système de politesse reflétant la hiérarchie (d'où les questions d'âge, de situation maritale, de statut social et l'omniprésente carte de visite) : on ne s'exprime pas de la même manière suivant que l'on s'adresse à quelqu'un à qui l'on doit montrer du respect ou non. On utilise alors d'autres verbes et formes grammaticales. Ainsi, lorsque l'on dit « j'ai reçu un cadeau », on utilisera des verbes différents, selon qu'on l'a reçu d'un ami ou d'un professeur.
De plus, l'opposition de « l'humilité » (pour soi-même ou son groupe) et du « respect » (pour son interlocuteur) est omniprésente. Ainsi, tous les mots désignant les membres de la famille (père, mère…) sont en double : un pour parler des membres de sa propre famille et un pour parler des autres.
On distingue trois niveaux de politesse : la forme simple (familière), la forme polie simple ou teinei et la forme polie avancée ou keigo (敬語) qui se décline en sonkeigo (尊敬語, « mots de respect ») et kenjōgo (謙譲語, « mots d'humilité »). C'est dans ce dernier niveau que l'opposition humilité/respect est exprimée.
On distingue également, même si cela diminue à notre époque, une façon de parler spécifiquement féminine (ou enfantine) et une autre spécifiquement masculine. Les femmes ont en outre pour des raisons sociales un langage plus soutenu que les garçons. Détail qui a son importance lors de l'apprentissage du japonais oral car selon le sexe du professeur on risque de passer pour un personnage de manga ou alors pour une femme yakuza.
Politesse
La politesse japonaise, ou en japonais keigo (敬語), dont une traduction approximative serait « langage poli », constitue quasiment une langue dans la langue, et est le reflet direct de la structure et des interactions sociales.
L'utilisation de la politesse est un pré-requis dans la majorité des situations sociales : contrairement à la France où une utilisation trop poussée de la politesse peut conduire à paraître obséquieux ou hypocrite, au Japon une utilisation insuffisante de la politesse conduit à paraître incorrect, voire insolent.
La systémique de la politesse japonaise peut apparaître difficile au premier abord, mais ses concepts de base sont relativement faciles à intégrer. Cependant, la maîtrise de la politesse japonaise à un niveau avancé, subtil et instinctif, notamment à l'écrit, est, de l'aveu des Japonais eux-mêmes, particulièrement ardue.
Pour reprendre la définition du japanologue Sadaki Hagino, la politesse japonaise peut se définir comme « un système organisé de mots visant à exprimer la reconnaissance de différentes nuances de différence de hauteur entre plusieurs personnes » (敬語は人間のなんらかの意味の上下関係の認識を表現する語彙の体系である).
Alors que dans la majorité des langues occidentales la « politesse » ne s'exprime que vis-à-vis de son interlocuteur (choix du tutoiement ou du vouvoiement en français par exemple), il existe une distinction claire dans la politesse japonaise entre :
- Wadai (話題), objet de la conversation, c'est-à-dire la personne/le groupe social dont on parle
- Dentatsu (伝達), [situation de] communication, c'est-à-dire la personne/le groupe social à qui l'on parle.
Par ailleurs, la politesse japonaise repose sur la distinction fondamentale entre uchi (内, « intérieur », c'est-à-dire les membres de son propre groupe social) et soto (外, « extérieur », c'est-à-dire les membres d'un groupe social différent de son propre groupe).
La politesse japonaise comporte concrètement trois dimensions relativement indépendantes : sonkeigo (尊敬語), langage de respect ; kenjōgo (謙譲語), langage d'humilité ; teineigo (丁寧語), langage de courtoisie. Chacune de ces trois dimensions possède un certain nombre de nuances, notamment d'intensité (l'exemple le plus connu étant la différence d'intensité entre san (さん) et sama (様), mots de respect généralement très approximativement traduits en français par « M./M/M » pour le premier, « maître » pour le second).
La fonction de ces dimensions s'expliquent facilement au moyen des distinctions exposées plus haut :
- Le sonkeigo est utilisé pour marquer le respect dû par le locuteur à la personne/au groupe social dont il parle. Cette personne/son groupe social peut n'être autre que l'interlocuteur/son groupe, mais peut tout aussi bien être une personne/un groupe non présent.
- Le kenjōgo est utilisé pour exprimer la relation de hauteur entre deux entités (personnes ou groupes sociaux) constituant le sujet de conversation. Contrairement à ce que le nom pourrait faire croire, le kenjôgo n'est donc pas uniquement utilisé pour parler avec humilité de soi/de son groupe : ce n'est le cas que lorsque qu'il y a identité entre la personne/le groupe social constituant la partie « inférieure » de la relation de hauteur mentionnée dans le sujet de conversation et le locuteur ou son groupe.
- Le teineigo est utilisé pour exprimer de manière directe de la courtoisie à son interlocuteur, et ce quel que soit le sujet de la conversation. Notons la différence subtile entre courtoisie et respect : là ou le respect exprime une différence de hauteur entre deux entités, la courtoisie exprime, elle, une absence de familiarité entre ces deux entités. Alors que l'expression de respect implique en général l'expression de courtoisie, l'inverse n'est pas vrai : il est tout à fait possible de parler courtoisement à quelqu'un sans lui exprimer de respect (le cas typique est celui de deux collègues d'une même entreprise de même niveau hiérarchique et n'étant pas en termes familiers).
Ainsi, les moyens qu'offrent la politesse japonaise permettent (et souvent la situation sociale impose) par exemple :
- De parler familièrement à quelqu'un de quelqu'un d'autre avec respect ;
- De parler courtoisement à quelqu'un de quelqu'un sans respect ;
- D'exprimer de la courtoisie à son interlocuteur sans lui exprimer de respect (voir plus haut) ;
- D'exprimer du respect à son interlocuteur (ce qui implique de lui exprimer de la courtoisie, et le plus souvent d'exprimer de la modestie envers soi-même) ;
- D'exprimer (au moyen du langage de respect et du langage de modestie) à son interlocuteur la relation entre deux personnes externes, ce qui peut se faire en parlant familièrement ou courtoisement à son interlocuteur ;
- Etc.
- [http://www3.online.fr/osaka/ Osaka.int.ms - Cours de japonais] Cours très simple pour débuter.
- Traduction de mots japonais en de nombreuses langues. (en anglais)
- http://dico.fj.free.fr/fllj/faq.htm : FAQ du forum usenet news:fr.lettres.langue.japonaise (fllj)
- image:logo-diko.gif http://www.dictionnaire-japonais.fr - Dictionnaire de japonais collaboratif illustré. Déjà plus de 9000 mots référencés.
- [http://www.lejapon.org/info/modules.php?name=Sections&op=listarticles&secid=6 Lejapon.org - Section langue japonaise] La partie langue du site et son forum dédié à la langue japonaise.
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/japonais.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire japonais-français/français-japonais.
- http://language.tiu.ac.jp/index_e.html (en anglais, allemand et japonais) : il suffit de faire un couper-coller et de cliquer pour avoir une traduction et explication de tous les mots en anglais ou allemand.
- [http://www.loecsen.com/travel/discover.php?lang=fr&to_lang=17/ Apprendre et écouter des expressions pratiques en japonais]
- [http://www.animelab.com/anime.manga/dictionary/ Dictionnaire Japonais<->Anglais] Hiraganas, Kanas et Kanjis avec recherche floue :)
- [http://www.animelab.com/anime.manga/translate Traducteur Japonais->Anglais]
- [http://www.nihongobenkyo.org/ Nihongo Benkyo] Dictionnaire et outil d'apprentissage du Japonais pour Linux et Windows.
Catégorie:Langue japonaiseja:日本語ko:일본어ms:Bahasa Jepunsimple:Japanese languageth:ภาษาญี่ปุ่นzh-min-nan:Ji̍t-pún-oē
Le terme d'origine anglaise Internet a été dérivé du concept dinternetting
(interconnecter des réseaux) dont la première utilisation documentée remonte à octobre 1972 par Robert Kahn [http://www.cnri.reston.va.us/bios/kahn.html] au cours de la première ICCC (International Conference on Computer Communications) à Washington.
Au cours de l'histoire de la création d'Internet, on trouve différents noms qui sont parfois considérés comme ancêtres du terme Internet : internetting, interconnected networks, internetworking, internetwork, international inter-connected networks, Inter Net, inter-net, International Network. Toutefois les origines exactes du terme Internet restent à déterminer. Ce flou a favorisé l'apparition de multiples explications faisant office d'origine. Aujourd'hui ceux qui prétendent détenir la véritable origine du terme sont légion (un exemple courant est de dire quInternet
est l'acronyme dinterconnected networks).
Toutefois on sait que c'est le 1983 que le nom Internet, déjà en usage pour désigner l'ensemble d'ARPANET et des réseaux, est devenu officiel.
La définition de ce qu'est Internet n'est pas évidente à expliciter de manière précise sans entrer dans les détails techniques, ce qui tend à une vulgarisation de la définition et facilite les confusions et imprécisions en français. Une des confusions les plus courantes porte sur le Net (en français « réseau ») et le Web (en français « toile » dans le sens « toile d'araignée »).
En réaction à l'importance croissante du « phénomène Internet » et la prolifération de termes relatifs à ce phénomène dans le langage, il y a eu diverses publications au Journal officiel de la République française [http://www.journal-officiel.gouv.fr/]. L'une d'elle indique qu'il faut utiliser le mot Internet comme un nom commun, c'est-à-dire sans majuscule. L'Académie française recommande de dire « l'internet », comme on dit souvent « le web ».
En anglais, on utilise un article défini et une majuscule pour parler dInternet.
Cet usage vient du fait quInternet
est de loin le plus étendu (mondial) et le plus grand internet du monde. Un internet (avec un i minuscule) est un terme anglais utilisé pour désigner une interconnexion de réseaux informatiques par internetworking (voir l'article anglais internetworking).
L'usage courant fait référence à Internet de différentes manières. Outre les recommandations officielles, il n'est pas rare de rencontrer les termes suivants : « le Net » ou « le net », « Internet », « l'Internet », « le réseau des réseaux » ou plus simplement « le réseau » ou « le Réseau » décliné parfois en « Le réseau ». Certains termes sont utilisés à tort pour faire référence à Internet, par exemple : « la Toile », « le web » ou « le Web » (the Web en anglais), mais cela désigne la Toile et non pas Internet. Cette confusion entre web et net existe aussi en anglais.
- Internet a été conçu pour relier des réseaux informatiques hétéroclites sur des distances intercontinentales : universitaires, d'entreprises, gouvernementaux, domestiques, etc., qui peuvent eux-mêmes relier des sous-réseaux et finalement des ordinateurs.
Histoire
Les origines
Les mémos que J.C.R. Licklider du Massachusetts Institute of Technology (MIT) écrivit en août 1962 sont les plus anciens textes décrivant les interactions sociales qui seraient possibles avec un réseau d'ordinateurs. Cela devait notamment faciliter les communications entre chercheurs du Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA). En octobre 1962, Licklider fut le premier chef du programme de recherche en informatique du DARPA. Il convainquit ses successeurs Ivan Sutherland, Bob Taylor et le chercheur du MIT Lawrence G. Roberts de l'intérêt des réseaux informatiques.
En 1961, Leonard Kleinrock du MIT avait publié le premier texte théorique sur les télécommunications par paquets et en 1964 il publia le premier livre sur le sujet.
En 1965, Roberts testa avec Thomas Merrill la première connexion informatique à longue distance, entre le Massachusetts et la Californie. Le résultat montra que des ordinateurs pouvaient travailler ensemble à distance, mais que le mode de télécommunication par établissement de circuit du système téléphonique était inadapté. Le concept de communication par paquets de Kleinrock s'imposa.
En 1966, Roberts fut engagé par Taylor au DARPA pour concevoir l'ARPANET. Il publia les plans en 1967. En présentant ce texte, il découvrit deux autres groupes de chercheurs travaillant indépendamment sur le même sujet : un groupe du National Physics Laboratory (NPL) du Royaume-Uni avec Donald Davies et Roger Scantlebury, et un groupe de la RAND Corporation avec Paul Baran.
Entre 1962 et 1965, le groupe de la RAND avait étudié la transmission par paquets pour l'armée américaine. Le but était de pouvoir maintenir les télécommunications en cas d'attaque (éventuellement atomique), ce que permet une transmission par paquets dans un réseau non centralisé. Il s'agit d'un développement indépendant d'ARPANET : bien que probablement robuste face à une telle attaque, ARPANET n'a été conçu que pour faciliter les télécommunications entre chercheurs.
En août 1968, le DARPA accepta de financer le développement du matériel de routage des paquets d'ARPANET. Ce développement fut confié en décembre à un groupe de la firme BBN (Bolt Beranek and Newman) de Boston. Ce dernier travailla avec Robert E. Kahn (Bob Kahn) sur l'architecture du réseau. Roberts améliorait les aspects topologiques et économiques du réseau. Kleinrock préparait des systèmes de mesure du réseau.
En septembre 1969, BBN installa le premier équipement à l'université de Californie (UCLA) où travaillait Kleinrock. Le second nœud du réseau fut installé au Stanford Research Institute (SRI) où travaillait Doug Engelbart sur un projet d'hypertexte. Deux nœuds supplémentaires furent ajoutés avec l'université de Santa Barbara et l'université de l'Utah. Fin 1969, ARPANET comptait donc quatre nœuds.
Le Network Working Group (NWG) conduit par Steve Crocker finit le protocole de communication poste à poste NCP en décembre 1970. Ce protocole fut adopté entre 1971 et 1972 par les sites branchés à ARPANET. Ceci permit le développement d'applications par les utilisateurs du réseau.
En 1972, Ray Tomlinson mit au point la première application importante : le courrier électronique. En octobre 1972, Kahn organisa la première démonstration à grande échelle d'ARPANET à l'International Computer Communication Conference (ICCC). C'était la première démonstration publique.
Le concept d'Internet est né d'ARPANET. L'idée était de permettre la connexion entre des réseaux divers : ARPANET, des communications avec les satellites, des communications par radio. Cette idée fut introduite par Kahn en 1972 sous le nom de Internetting. Le protocole NCP d'ARPANET ne permettait pas d'adresser des hôtes hors d'ARPANET ni de corriger d'éventuelles erreurs de transmission. Kahn décida donc de développer un nouveau protocole, qui devint finalement TCP/IP.
En parallèle, un projet inspiré par ARPANET était dirigé en France par Louis Pouzin : le projet Cyclades. De nombreuses propriétés de TCP/IP ont été aussi développées, plus tôt, pour Cyclades. Pouzin et Kahn indiquent que TCP/IP a été inspiré par Cyclades.
En 1973, Kahn demanda à Vinton G. Cerf (Vint Cerf) (parfois appelé père de l'Internet) de travailler avec lui, car Cerf connaissait les détails de mise en œuvre de NCP. Le premier document faisant référence à TCP est écrit en 1973 par Cerf : A Partial Specification of an International Transmission Protocol. La première spécification formelle de TCP date de décembre 1974, c'est le RFC 675.
La version initiale de TCP ne permettait que la communication en établissant un circuit virtuel. Cela fonctionnait bien pour le transfert de fichiers ou le travail à distance, mais n'était pas adapté à des applications comme la téléphonie par Internet. TCP fut donc séparé de IP et UDP proposé pour les transmissions sans établissement d'un circuit.
Gouvernance/Gestion
Un certain nombre d'organismes sont chargés de la gestion d'Internet, avec des attributions spécifiques. Ils participent à l'élaboration des standards techniques, l'attribution des noms de domaines, des adresses IP, etc. :
- ICANN ; sous la tutelle du ministère du Commerce américain.
- IETF ;
- ISOC.
- Liens externes
- http://www.gouvernance-internet.com.fr (non maintenu)
- http://smsi.internet.gouv.fr/ site officiel de la contribution française au sommet mondial de la société de l'information
Technique
Internet est composé d'une multitude de réseaux répartis dans le monde entier. Chaque réseau est rattaché à une entité propre (université, fournisseur d'accès à Internet, armée) et se voit attribué un identifiant unique appelé Autonomous System (AS). Afin de pouvoir communiquer entre eux, les réseaux s'échangent des données, soit en établissant une liaison directe, soit en se rattachant à un nœud d'échange (point de peering).
Chaque réseau est donc connecté à plusieurs autres réseaux. Lorsqu'une communication doit s'établir entre deux ordinateurs appartenant à des AS différents, il faut alors déterminer le chemin à effectuer parmi les réseaux. Aucun élément d'Internet ne connaît le réseau dans son ensemble, les données sont simplement redirigées vers un autre nœud selon des règles de routage. Environ 50 % du trafic mondial d’Internet passe par l'État de Virginie. Un très gros spammeur (envoi de pourriels) habitant dans un État voisin y est condamné en novembre 2004 à neuf ans de prison.
Internet fonctionne suivant un modèle en couches, calqué sur le modèle OSI. Les éléments appartenant aux mêmes couches utilisent un protocole de communication pour s'échanger des informations.
Un protocole est un ensemble de règles qui définissent un langage afin de faire communiquer plusieurs ordinateurs. Ils sont définis par des normes ouvertes, les RFC.
Chaque protocole a des indications particulières et, ensemble, ils fournissent un éventail de moyens permettant de répondre à la multiplicité et à la diversité des besoins sur Internet.
Les principaux sont les suivants :
- IP (Internet Protocol) : protocole réseau qui définit le mode d'échange élémentaire entre les ordinateurs participant au réseau en leur donnant une adresse unique sur le réseau.
- TCP : responsable de l'établissement de la connexion et du contrôle de la transmission. C'est un protocole de remise fiable. Il s'assure que le destinataire a bien reçu les données, au contraire d'UDP.
- HTTP (HyperText Transfer Protocol) : protocole mis en œuvre pour le chargement des pages Web.
- HTTPS : pendant du HTTP pour la navigation en mode sécurisé.
- FTP (File Transfer Protocol) : protocole utilisé pour le transfert de fichiers sur Internet.
- SMTP (Simple Mail Transfer Protocol) : mode d'échange du courrier électronique en envoi.
- POP3 (Post Office Protocol version 3) : mode d'échange du courrier électronique en réception.
- IMAP (Internet Message Access Protocol) : un autre mode d'échange de courrier électronique.
- IRC (Internet Relay Chat) : protocole de discussion instantanée.
- NNTP (Network News Transfert Protocol) : protocole de transfert de message utilisé par les forums de discussion Usenet - SSL ou TLS : protocoles de transaction sécurisée, utilisés notamment pour le paiement sécurisé.
- UDP : permet de communiquer, de façon non fiable mais légère, par petits datagrammes.
- DNS (Domain Name System) : système de résolution de noms Internet.
- ICMP (Internet control message protocol) : protocole de contrôle du protocole IP.
Indépendamment du transfert entre deux points, quelques protocoles sont nécessaires aussi pour que les passerelles puissent s'échanger des informations de routage. Ce sont Interior Gateway Protocol (IGP), Exterior Gateway Protocol (EGP) et Border Gateway Protocol (BGP).
Citations
- Je suis convaincu qu'Internet est une expérience pour voir à combien d'adultes l'on peut faire fixer un écran sur lequel rien d'intéressant ne se passe, et où souvent il ne se passe rien - Jerry Pournelle.
- Regardez bien au fond du flacon d'où est sortie la bulle Internet : vous verrez qu'il y reste encore beaucoup de savon ! - Jean-Pierre Raffarin - Sur internet, on peut écouter la radio tout en payant le téléphone. - Anne Roumanoff - Internet. On ne sait pas ce qu'on y cherche mais on trouve tout ce qu'on ne cherche pas. - Anne Roumanoff
- [http://stielec.ac-aix-marseille.fr/electron/cours.htm#internet Internet et réseaux] ;
- [http://www.9atech.com/page_fete1.html Une histoire alternative et distrayante de l'Internet.];
- [http://www.ietf.org/rfc/rfc1000.txt RFC1000], l'histoire des débuts de l'Internet et des premiers RFC;
- [http://www.isoc.org/internet/history/brief.shtml A Brief History of the Internet], par l'ISOC ;
- [http://www.computerhistory.org/exhibits/internet_history/ Internet history], histoire illustrée ;
- [http://www.cs.utexas.edu/users/chris/think/ THINK protocols], par l'université du Texas à Austin, recherche historique ;
- [http://www.ibiblio.org/pioneers/index.html Internet Pioneers], avec plusieurs biographies ;
- [http://www.anderbergfamily.net/ant/history/ History of the Internet and Web], chonologie ;
- [http://opte.org/ The Opte Project], cartographie d'Internet ;
- [http://www.acm.org/ubiquity/views/v6i5_simoneli.html A Concise Guide to the Major Internet Bodies].
- [http://www.alexa.com/ Alexa], Mesure d'audience ;
Catégorie:Internetfiu-vro:Internetja:インターネットko:인터넷ms:Internetsimple:Internetth:อินเทอร์เน็ต
Bulletin board system
Un BBS (bulletin board system, littéralement : système de bulletins électroniques en français) ou babillard électronique en français canadien, consiste en un serveur équipé d'un logiciel offrant les services d'échange de messages, de stockage et d'échanges de fichiers, de jeux via un ou plusieurs modems reliés à des lignes téléphoniques.
Populaire dans les années 1990, le maillage mondial des BBS a été supplanté par internet. Aujourd'hui le terme BBS peut désigner un forum informatique, notamment dans les pays asiatiques. Cependant, une « nouvelle génération » de BBS a vu le jour avec Hotline, [[Carracho]] et [[KDX.
Il existe plusieurs sortes de BBS :
- le professionnel, qui offre des services à ses clients (téléchargement de correctifs, forum d'assistance technique, etc).
- l'amateur, géré par des particuliers passionnés comme passe-temps notamment par les demomakers.
- le pirate, où s'échangeaient les fichiers illégaux sur la piraterie téléphonique et informatique.
- le pornographe, serveur à péage d'images et de vidéo.
Technologie
La popularité des BBS fut indexée avec l'amélioration technique des modems. Les premiers boards à 1200 bauds en texte simple laissèrent la place aux premières pages en 16 couleurs qu'autorisait le code ANSI grâce aux modems 9600, 14400 bauds. Les modems les plus cotés pour les traders et les sysops étaient ceux conçus par la société US-Robotics car ils avaient toujours une certaine avance technologique et des vitesses de transfert un peu plus élevé que les standards normalisés. Côté logiciel, les protocoles de transfert tel que Xmodem, Zmodem facilitèrent l'échange de fichiers. Les programmes de BBS les plus courants étaient Amiexpress, PCexpress, CNET.
Terminologie
- Sysop (system operator) : c'est la personne responsable du BBS de façon physique, en général le créateur et l'hébergeur du BBS. Il s'occupe de la gestion du BBS.
- Co-Sysop : Status de Sysop associé au Sysop principal. Les mêmes droits que le sysop sont attribués à des utilisateurs qui aident à la gestion du BBS.
- Modem Trader ou Trader : nom donné aux personnes qui utilisent les BBS pour échanger des fichiers. Leur fonction est de récupérer des données récentes d'un BBS pour les transférer sur d'autres BBS.
- Board : nom donné à un BBS sur la demoscene ou la scène pirate.
- Elite board : board réservé (dans la scène pirate).
- Leech mode : lorsque le Ratio Up/Down est désactivé pour un compte et que celui-ci peux downloader sans devoir uploader sur le BBS. En général il est réservé aux membres du groupe qui contrôle le BBS.
- Upload (téléverser) : envoyer un fichier sur un BBS.
- Download (télécharger) : récupérer un fichier sur un BBS.
- Ratio Up/Down (rapport de transfert) : en général les BBS utilisaient pour motiver leur usage des rapports de transfert basés sur la quantité de données transférées (en kilooctets). Le rapport de 1 ko téléversé donnant droit à 3 ko téléchargé était le plus courant.
- Warez (logiciels piratés) : contenu de type fichiers (logiciels, musique...)
- Appz (applications piratées) : logiciels (pirates ou non) utilitaires.
- Gamez (ludiciels piratés) : logiciels (pirates ou nom) de jeux pour ordinateur ou console de jeux.
- 0-day Warez : lorsqu'un logiciel vient de sortir (en vente, en sortie, voire avant...) il porte le nom de 0-day warez.
- Calling Card (carte d'appel) : numéro d'accès à un compte d'abonné téléphonique. Les cartes d'appel ont permis l'essor des BBS pirates car elles ont permis aux modem traders d'exercer leur activité sans avoir à assumer d'énormes factures téléphoniques. Les plus prisées étaient celles d'AT&T, de MCI ou de Sprint.
- BBS sur le web
- LaBGU.com
- Parano.be
- Lifeonline.be
- Projet-ivy.net
En France
Il y eut en France jusqu'à une centaine de BBS répartis sur tout le territoire à la fin des années 1990.
- BBS amateurs
- Delta BBS (Lyon)
- Gyptis
- Intermède
- Zyllius
- BBS orientés demoscene - EQuaLiZeR
- A.C.E
- BBS orientés HPACV (hacking, phreaking, anarchie, cracking, virus)
- BaD TaSTe
- THe RaVeR'S ZoNe
- PLaNeT MaRS
- ACCeSS DeNieD
- BRaiNSCaN
- DaTaCRaWLeR
- DiViDe bY ZeRo
- DReaM MouNTaiNS
- GoTCHa
- [http://www.labgu.com LaBGU.com : BBS belge qui se démarque des autres BBS]
- [http://www.parano.be Parano.be, un BBS belge populaire sur le Net francophone]
- [http://www.lifeonline.be Lifeonline.be, un BBS belge sur le thème du Moyen Age]
- [http://membres.lycos.fr/bbsf Liste des BBS français] (figée depuis 1999)
- [http://bbsintros.vantage.ch Collection d'intro BBS de 1992 à 2000 (en anglais)]
- [http://conecta2.thebbs.org/pucela_bbs BBS y FidoNet en español]
- [http://www.projet-ivy.net BBS Ivy, un BBS qui prend pas mal d'ampleur]
Catégorie:Réseau informatiqueja:電子掲示板ko:전자게시판th:กระดานข่าวอิเล็กทรอนิกส์
Usenet
Usenet, également connu sous le nom Netnews, est un système de forums de discussions qui fonctionne aujourd'hui sur Internet, mais qui a été inventé en 1979 pour fonctionner sur des ordinateurs reliés par UUCP.
Fonctionnement général
Usenet est un ensemble de protocoles servant à générer, stocker et récupérer des « articles » (des messages qui sont proches, dans leur structure, des courriels), et permet l'échange de ces articles entre les membres d'une communauté qui peut être répartie sur une zone potentiellement très étendue. Usenet est organisé autour du principe de groupes de discussion ou groupes de nouvelles (en anglais newsgroups), qui rassemblent chacun des articles (contributions) sur un sujet précis. Les sujets des groupes de discussion sont organisés selon une hiérarchie. Une fois connectés à un serveur informatique fournissant un service Usenet, les utilisateurs peuvent choisir les groupes mis à disposition par ce serveur auxquels ils désirent « s'abonner ». Pour chaque groupe auquel il est abonné, l'utilisateur peut alors voir tous les nouveaux articles mis à disposition sur ce groupe et tous les articles reçus par le serveur depuis un certain temps. Les anciens articles sont automatiquement effacés du serveur ; selon les serveurs, ce délai peut varier entre un mois et quelques jours. Toutefois Google Groups archive les articles de certains groupes de discussion.
Lorsqu'un utilisateur envoie un article sur un serveur Usenet, celui-ci le propage à tous les autres serveurs avec qui il a conclu des accords d'échange d'articles (feeding, littéralement, « alimentation »), et ainsi de suite. Chaque serveur conserve une copie de cet article, et peut ensuite le mettre à disposition des utilisateurs ayant accès à ce serveur.
Les utilisateurs emploient généralement un logiciel client appelé lecteur de nouvelles (parfois aussi appelé client de news, en référence au modèle client-serveur) pour lire et composer des articles Usenet. La plupart des navigateurs Web permettent d'accéder à Usenet, mais ils sont réduits aux fonctions de base, manquant de bien des fonctions orientées spécifiquement vers la lecture d'articles Usenet.
Les débuts d'Usenet
Usenet a été créé en 1979 par un groupe d'étudiants de Caroline du Nord : Tom
Truscott, Jim Ellis, Denis Rockwell et Steve Daniel, de Dake, et Steve Bellovin,
de Chapel Hill. Il est donc né après le courriel (1972) et après TCP/IP
(1973), mais avant le DNS (1983) et bien avant le World Wide Web (1989). Le nom Usenet était une abréviation de Unix User Network ; on le considère aujourd'hui comme un nom propre.
Usenet, à l'origine indépendant, a rapidement été connecté à ARPAnet, le futur
Internet. En pratique, aujourd'hui, la totalité du trafic Usenet passe par
Internet. Mais certains utilisateurs se plaisent à rappeler que « Usenet n'est
pas Internet » et pourrait exister sans.
En 1986, le protocole UUCP, utilisé à l'origine pour le transport des news, a été remplacé par NNTP, conçu spécialement. Dans les deux ans qui ont suivi, le Great Renaming, réorganisation des groupes pour faire face à la croissance et à l'internationalisation du réseau, a donné à Usenet sa structure d'ensemble actuelle.
Organisation
Depuis cette époque, les groupes sont rangés selon divers critères dans une
arborescence. Le nom d'un groupe est formé de plusieurs composantes, séparées
par des points ; et chaque composante correspond à un niveau d'arborescence. Il
se lit de gauche à droite : par exemple, fr.education.superieur est un groupe
francophone, consacré à l'éducation, et plus particulièrement à l'enseignement
supérieur. L'ensemble des groupes situés dans une même branche de l'arborescence,
c'est-à-dire qui ont des premières composantes identiques, s'appelle une
hiérarchie. On utilise souvent le symbole - pour désigner des caractères quelconques : ainsi, on écrit comp. - pour désigner l'ensemble des groupes de la hiérarchie comp.
Chaque serveur peut choisir de diffuser ou non pour ses utilisateurs, et de
propager ou non à ses voisins, le contenu de chaque groupe. Le plus souvent,
l'administrateur ne choisit pas les groupes un par un, mais sélectionne des
hiérarchies entières.
Le cœur d'Usenet est le Big Eight ou Big8, formé des huit principales
hiérarchies internationales : comp (ordinateurs), misc (divers), news
(fonctionnement des newsgroups), rec (loisirs), sci (sciences), soc (société) et talk (débats), créées lors du Great Renaming, et humanities (lettres, sciences humaines), ajoutée par la suite. Le Big8, à l'exception parfois de la hiérarchie talk, est largement propagé. On y discute principalement mais pas uniquement en anglais.
Il existe deux autres hiérarchies internationales importantes, où les règles —
assez strictes — de fonctionnement du Big8 sont assouplies. Sur biz. - , la
publicité est autorisée. Sur alt. - , n'importe qui peut créer un groupe, et sur
alt.binaries. - il est permis de poster des pièces jointes.
Il y a ensuite un certain nombre de hiérarchies « nationales » Certaines, comme la principale hiérarchie francophone Usenet-fr, correspondent en réalité à une langue et non pas à un pays. Les plus importantes
sont presque aussi bien propagées que le Big8.
Enfin, on trouve un grand nombre de
hiérarchies mineures, à la propagation assez aléatoire. Il peut s'agir de
réseaux de discussion complets et indépendants, d'espaces de discussion mis en place par des entreprises... De nombreux serveurs offrent une hiérarchie locale « privée » qui est parfois propagée à l'extérieur.
Fonctionnement technique
Articles
Pour lire les news, l'utilisateur utilise
un logiciel spécialisé, le lecteur de nouvelles ou newsreader. Celui-ci se connecte à un serveur de nouvelles. Le dialogue avec
le serveur utilise le protocole NNTP, décrit dans la RFC 977, et se déroule en
général sur le port 119. Une fois connecté, le logiciel peut récupérer la liste
des groupes disponibles, la liste des articles d'un groupe (en fait, leurs
en-têtes), ou le contenu d'un article donné. Il peut aussi poster des articles,
en les envoyant au serveur.
Le format des articles, décrit dans la RFC 1036,
ressemble beaucoup à celui des courriers électroniques. Un article commence par des en-têtes de
la forme
Champ: valeur
Il y a un grand nombre d'en-têtes standardisés, pour
indiquer l'expéditeur, la date, le sujet, les groupes où publier l'article...
Les lecteurs de news les remplissent automatiquement. Il est
possible d'ajouter ses propres en-têtes ; le nom du champ doit alors
commencer par X-, par exemple X-No-Archive. Suivent une ligne vierge
puis le corps de l'article proprement dit.
Le tout doit être en texte brut. Le seul codage du texte
brut lisible sur tout Usenet est ASCII. Selon les groupes, il
est possible, en l'indiquant dans les en-têtes, d'envoyer des messages codés
ISO-8859 sur 8 bits, et en particulier dans les jeux de caractères adaptés aux
langues d'Europe de l'Ouest : ISO-8859-1 (latin1) et ISO-8859-15 (latin9).
Enfin, dans quelques rares groupes, on peut utiliser Unicode, en général codé en UTF-8.
Chaque article porte un identifiant unique, le Message-Id. C'est la façon
principale d'y faire référence. Il faut noter à ce sujet qu'un article
n'appartient pas à un groupe particulier. Il est simplement posté sur le réseau, et visible dans les groupes où il est posté d'après ses en-têtes. Cela permet de poster un même article dans plusieurs groupes en ne le transportant qu'un seul exemplaire. (Il est bien vu de ne pas abuser de ce procédé, appelé crosspost.)
Le serveur doit ensuite propager l'article.
Serveurs et propagation
Les premières versions de Usenet utilisaient les logiciels B-News, puis C-News comme logiciels serveurs. Dans les Années 1990, INN fut développé pour tirer avantage de l'architecture d'Internet, qui favorisait un fonctionnement autre que la méthode stocker-faire suivre d'UUCP. Le développement d'INN continue à ce jour, et d'autres serveurs Usenet sont également apparus entre-temps.
Pour mettre en place un serveur de news, il faut tout d'abord se procurer un
feed, c'est-à-dire une connexion à un autre serveur (suffisamment important) qui
pourra transmettre au nouveau serveur le trafic du reste d'Usenet. Les serveurs
voisins se contactent régulièrement pour propager les articles.
Schématiquement, ils comparent leurs listes d'articles, et chacun envoie à
l'autre ce qu'il est le seul à avoir. Naturellement, les serveurs de news ne
conservent et ne propagent que les articles suffisamment récents.
Pour ce qui est des changements dans la structure des groupes elle-même, des articles spéciaux, appelés messages de contrôle, indiquent à chaque serveur les
modifications de l'arborescence. Libre à chaque administrateur d'ignorer
certains groupes. N'importe qui peut envoyer un message de contrôle, mais les
serveurs sont configurés pour n'accepter, pour telle hiérarchie, que les
messages signés par telle clé privée de cryptographie asymétrique. Les messages
de contrôle « pirates » sont donc ignorés — à moins que l'administrateur du
serveur n'en décide autrement.
Adresses et accès aux ressources
Reste un dernier point, celui de l'identification
d'un serveur, d'un groupe ou d'un message. Comme à peu près tout ce qui est
accessible par Internet, ces ressources peuvent être désignées par des
« adresses » textuelles, les Universal Resource Identifiers ou URI.
Les adresses concernant Usenet ne sont pas complètement standardisées. La RFC
1738 en définit trois sortes, mais on en trouve d'autres encore (voir la RFC
2396 et les Internet Draft draft-gilmain-news-url-02 et
draft-stockwell-hnews-url-00).
La syntaxe
news:
(par exemple news:fr.sci.maths), permet d'accéder
à un groupe donné. Les logiciels qui l'utilisent demandent à l'utilisateur
d'indiquer par ailleurs sur quel serveur le rechercher. Le nom de groupe spécial
- correspond à la liste des groupes disponibles. Sur le même principe,
news:
désigne un article précis, toujours sur un serveur quelconque. Il
n'y a pas d'ambiguïté car un Message-Id contient toujours le caractère @ ; un
nom de groupe jamais.
Enfin,
nntp://://
identifie un
article précis, dans un groupe précis, sur un serveur donné. On peut omettre les
dernières composantes pour désigner un groupe ou un serveur, et le port par
défaut est 119.
Notons que certains sites web permettent de lire les forums usenet largement distribués et d'y poster ; ces sites offrent en général également une fonction d'archive (voir ci-après).
Archive des discussions
L'ensemble des articles postés sur Usenet n'a pas toujours été archivé. Cependant, de 1995 à 2001, la société Deja.com (devenue DejaNews.com en 1997) effectua un tel travail d'archivage et mit à la disposition des internautes une plateforme de recherche puis d'envoi d'articles. En décembre 2001, le moteur de rechercheGoogle, en rachetant DejaNews.com et sa base d'articles, ajouta à son site une archive d'articles Usenet explorable, remontant jusqu'aux tous débuts de celui-ci. Ces archives sont incomplètes, mais néanmoins très fournies. Il est également possible de lire et de poster des articles à partir du site de Google.
Transport de fichiers binaires
Usenet a été développé pour distribuer du texte brut utilisant le jeu de caractères 7 bits ASCII. À l'aide de programmes qui codent des données sur 8 bits comme des suites de caractères ASCII, il est possible de transférer par Usenet des fichiers binaires quelconques. En raison de leur taille et de leur légalité parfois douteuse, les articles contenant des fichiers binaires ne sont acceptés que sur des groupes spécifiques, ce qui permet aux administrateurs de serveurs d'accepter ou refuser facilement de les distribuer.
La plus ancienne de ces méthodes de codage est uuencode, initialement développée pour UUCP. À la fin des années 1980, beaucoup de serveurs limitaient la longueur des articles à 60 000 caractères ; et de telles limites existent toujours, même si elles sont généralement plus élevées. Pour cette raison, les données d'un fichier sont réparties en différents articles et doivent être réassemblées par le lecteur de nouvelles.
Avec les extensions du format des articles (Base64, « Quoted-Printable », MIME) sont apparues de nouvelles possibilités pour le transport de contenus binaires. En pratique, MIME est de plus en plus utilisé dans les messages, mais guère pour transmettre des pièces jointes binaires. Par ailleurs, certains systèmes d'exploitation qui associent aux fichiers des informations auxiliaires (métadonnées) nécessitent des formats spéciaux. Mac OS utilise par exemple Binhex et des types MIME spécifiques.
Pour mieux utiliser les capacités du réseau Usenet et augmenter la vitesse de transfert, la procédure de codage yEnc a été mise au point en 2001. Elle utilise moins d'espace que les codages usuels en supposant que la plupart des caractères 8 bits peuvent être transmis correctement.
- [http://www.usenet-fr.net Les principaux documents sur Usenet, en français]
- [http://www.usenet-fr.net/liste-groupes.html Liste des groupes fr. - ]
- [http://www.centrale-lyon.org/ng/ngsynth.php Statistiques de la modération des forums fr. - ]
- [http://www.usenetbinaries.com/ Usenet Binaries]
- [http://groups.google.com Google groups] (archive Usenet)
- [http://www.usenetgratuit.com/ Accès gratuit aux usenets]
- [http://www.usenet-replayer.com Usenet Replayer] (archives de fichiers binaires; accessible librement)
- [http://www.ucache.com/ UCACHE]
- [http://www.iprelax.fr/nntp/ Page sur la programmation en rapport avec le protocole NNTP]
- [http://www.nntpfr.willemijns.com Liens et FAQ sur les serveurs de news publics et gratuits]
- http://www.alea.net/usenet/
Catégorie:UsenetCatégorie:InternetCatégorie:Forumja:ネットニュースko:유즈넷simple:Usenet
Gruffudd begann seine Karriere im Alter von 14 Jahren als Schauspieler in der walisischen SeifenoperPobyl Y Cwm (1989-1994).
Nach Abschluss seines Schauspielstudiums an der Royal Academy of Dramatic Art in London wirkte er in mehreren Projekten mit; u.a. verkörperte er Jeremy Poldark in der gleichnamigen Familiensaga.
Mehr Aufmerksamkeit erhielt er jedoch erst durch die Rolle als 5. Offizier Harold Lowe im Hollywood-BlockbusterTitanic.
Im englischsprachigen Raum wurde er durch seine Darbietung als Titelheld der Romanverfilmungen von Cecil Scott Forester's Horatio Hornblower bekannt.
Andere Hauptrollen folgten, darunter die Rolle als Solomon in dem walisischen DramaSolomon & Gaenor, das im Jahr 2000 für den Oscar in der Kategorie Bester Fremdsprachiger Film nominiert war.
2004 verkörperte er an der Seite von Clive Owen (Arthur) und Keira Knightley (Guinevere) in Jerry Bruckheimer's King Arthur den Ritter Lancelot. Im Jahr 2005 folgte die Rolle als Mr. Fantastic in der Comic-Verfilmung der Fantastic Four.
Bei den Dreharbeiten zu 102 Dalmatiner lernte er seine derzeitige Lebenspartnerin Alice Evans kennen.
Filmografie
Film
- 1997 - Wilde, mit Jude Law, Stephen Fry - 1997 - Titanic, mit Leonardo DiCaprio, Kate Winslet - 1998 - Solomon and Gaenor
- 2000 - Very Annie Mary
- 2000 - Another Life
- 2000 - Shooters
- 2000 - 102 Dalmatiner, mit Glenn Close, Gérard Depardieu - 2001 - Hand in Hand mit dem Tod (Happy Now), mit Emmy Rossum - 2001 - Black Hawk Down, mit Josh Hartnett, Ewan McGregor - 2002 - The Gathering, mit Christina Ricci, Stephen Dillane - 2002 - The Forsyte Saga, mit Damian Lewis - 2002 - Männlich, allein erziehend, sucht (Man and Boy)
- 2003 - This Girl's Life
- 2004 - King Arthur, mit Clive Owen, Keira Knightley - 2005 - The Little Things (Kurzfilm)
- 2005 - Fantastic Four, mit Jessica Alba, Julian McMahon - 2006 - The TV Set, mit Sigourney Weaver, David Duchovny (in Produktion)
- 2006 - Amazing Grace (in Produktion)
Fernsehen
- 1989-1994 - Pobol Y Cwm
- 1995 - Double Exposure - A Relative Stranger
- 1996 - Poldark
- 1997 - A Mind to Kill (Folge: "Strange Territory")
- 1998 - Hornblower (Folgen: "The Even Chance", "The Examination For Lieutenant", "The Duchess And The Devil" und "The Frogs And The Lobsters"
- 1999 - Charles Dickens' Great Expectations - 1999 - Love in the 21st Century (Folge: "Masturbation")
- 1999 - Warriors - Einsatz in Bosnien (Warriors - Peacekeepers), mit Damian Lewis - 2000 - Hornblower II (Folgen: "Mutiny" und "Retribution")
- 2003 - Hornblower and the Hotspur (Folgen: "Loyalty" und "Duty")
- 2004 - Century City, mit Hector Elizondo
TRIAC
A TRIAC, or TRIode for Alternating Current is an electronic component approximately equivalent to two silicon controlled rectifiers (SCRs/thyristors) joined in inverse-parallel (paralleled but with the polarity reversed) and with their gates connected together. This results in a bidirectional electronic switch which can conduct current in either direction when it is triggere
BPM (callsign)
BPM is the People's Republic of China's national time signal service, operated by the Chinese Academy of Sciences.
It broadcasts at 2.5, 5, 10, and 15 MHz.
BPM is idiosyncratic in that it transmits UT1 time between minutes 25 through to 29 and 55 through to 59, which creates an odd click-beep effect when heard below a stronger time s
Mutina
Modena (Mòdna in Modenese dialect) is a city and a province on the south side of the Po valley, in Emilia-Romagna, Italy.
An ancient town, it is the seat of an archbishop, but is now mostly known as "the capital of engines", since the factories of most famous Italian car makers like De Tomaso,
Nightclub Dance
In a wider sense, the term Nightclub dance, or Club dance, is used in the meaning of Disco dance (see Disco music).
In a narrower sense, especially in the context of dance competitions, the term Nightclub dances is used to denote a group of social partner dances less formalized than Ballroom dances, but more formalized than Street dances. (Some of them are considered "street dances" as well.) As their