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Îles Ryū-Kyū

Îles Ryū-Kyū

Les Îles Ryū-Kyu ou Îles Luchu (南西諸島 Nansei-shoto en japonais, traduit littéralement par « l'archipel du sud-ouest ») constituent un archipel japonais entre les îles de Kyūshū au nord et Taiwan au sud. La principale île est Okinawa Honto. La partie nord appartient à la Préfecture de Kagoshima, tandis que la moitié sud dépend de la Préfecture d'Okinawa. L’archipel est le terroir du groupe linguistique ryukyu, une langue proche du japonais qui s'en distingue tant par sa grammaire que par son vocabulaire. Le Royaume de Ryukyu a pendant longtemps été quasi-indépendant. D’une indépendance opportuniste où le roi reconnaissait à la fois les Chinois et les Japonais, ce qui permettait de faire du commerce sans trop de soucis (il fallait des sortes de visas pour commercer avec la Chine, ce que donnait la reconnaissance formelle de la vassalité du royaume, renouvelée par une simple visite d'une délégation chinoise – apportant les sceaux – à chaque changement de roi à Okinawa). Il semble que durant le l'emprise du Japon augmenta aux dépens de la Chine. Enfin, en 1879, le gouvernement Meiji du Japon l’annexa définitivement avec l’arbitrage de l’ex-président des États-Unis Ulysses S. Grant. De nos jours, des problèmes politiques liés à ce passé sont toujours présents. Certains habitants des îles ne s’estiment pas être de « vrais » Japonais, d’autres se plaignent de la discrimination du gouvernement central (la région est une des plus pauvres du Japon). Durant la phase d'extension du Japon, une obligation de passer à la langue japonaise fut imposée à la population locale. Enfin, il reste le problème des bases américaines omniprésentes sur Okinawa Honto, bien que les États-Unis aient rendu Okinawa au Japon suite aux révoltes de la population d'Okinawa en 1972. Il y a toujours un grand nombre de soldats américains stationnés à Okinawa, bien plus que n’importe où au Japon. Okinawa reste une zone aux règles militaires complexes (espace aérien contrôlé par les militaires US). Les transports aériens entre les îles sont essentiellement effectués par Japan Transocean Air du groupe Japan Airlines. Ryūkyū (Îles) Catégorie:Okinawa ja:南西諸島

Archipel

ja:列島
-
Catégorie:Géographie Un archipel est un ensemble d'îles relativement proches les unes des autres. La proximité se double le plus souvent d'une origine géologique commune. En géographie, la notion d'archipel évoque également des phénomènes qui s'inscrivent dans quelques espaces restreints. Par exemple, dans l'étude de l'économie mondialisée actuelle, des géographes tels Pierre Veltz parlent d'une « économie d'archipel » : l'économie mondiale est contrôlée à partir d'un nombre restreint de métropoles bien reliées entre elles par des moyens de communication performants, des voies maritimes aux télécommunications. Ces métropoles apparaissent comme un archipel d'îles isolé sur une mer. Dans son Archipel du Goulag, Alexandre Soljenitsyne avait désigné le Goulag comme archipel. En effet, les camps de prisonniers soviétiques étaient aussi isolés en Sibérie que peut l'être une île sur l'océan.

Afrique


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Amériques

Amérique du Nord


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Antilles


- Antilles :
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Asie


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Europe


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- Archipel de Stockholm

Océanie

Stockholm]
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- Mélanésie
- Micronésie
- Nouvelle-Zélande
- Pitcairn
- Nouvelle Calédonie :
  - Îles Loyauté
- Polynésie française :
  - Îles Australes
  - Îles Gambier
  - Îles Marquises
  - Îles de la Société :
    - Îles du Vent
    - Îles Sous-le-Vent
  - Tuamotu
- Samoa
- Îles Salomon
- Tonga
- Vanuatu

Voir aussi

Archipel (jeu de rôle)

Japon

] Le Japon (en japonais 日本, Nihon ou Nippon ) est un pays d'Asie du Nord-Est. 日本 signifie « origine du Soleil » - 日=jour ou soleil, 本=racine - pour évoquer le soleil levant, surnom parfois utilisé pour désigner le Japon ; le prince Shōtoku Taishi (聖徳太子, 574-622) s'était servi de cette expression dans une lettre envoyée à l'empereur de Chine (Cf. Noms du Japon). 日本 sont deux idéogrammes chinois notés RI4 BEN3 et prononcés "je ben" en chinois. Cette forme chinoise est donc l'origine du nom du Japon en langue française. Le Japon est un archipel volcanique constitué de milliers de petites îles entre l'océan Pacifique et la mer du Japon, à l'est de la péninsule coréenne « pays du matin calme » à la croisée de plusieurs plaques tectoniques sources de nombreux séismes. Quatre îles principales,Kyūshū, Shikoku, Honshū et Hokkaidō composent l'archipel japonais. Cette dernière, historiquement peuplée par les Aïnus (ou Aïnous), fut envahie par un flux de populations qui partit de la Corée. Les migrants s'installèrent dans la plaine du Yamato et formeront plus tard les premiers artisans de la culture japonaise alors que les peuples originels seront cantonnés au nord de Honshū et sur l'île de Hokkaidō. Connu sous le nom de « pays du soleil levant », son économie très développée, même si elle stagne actuellement, résulte de sa longue et riche histoire et de sa culture ethnocentrique. Le nom japonais Nippon est utilisé sur les timbres et pour les événements sportifs internationaux, alors que Nihon est utilisé plus fréquemment au Japon même. Nippon réfère aussi à l'empire japonais et à une certaine idéologie. Yamato (大和) est le nom que l'on donne à l'ancienne période de Amateratsu, qui selon la mythologie ayant cours avant la capitulation en 1946, aurait créé le Japon. C'est à l'origine le nom de la première structure impériale connue qui exerçait son pouvoir autour de Nara (奈良) aux environs du . Aujourd'hui, on trouve toujours le mot Yamato dans des expressions telles que Yamato damashii (大和魂, « l'esprit japonais »).

Histoire

Article détaillé : Histoire du Japon La légende prétend que le Japon fut fondé au par l'empereur Jimmu. Le système d'écriture chinois et le bouddhisme furent introduits durant les et s, initiant une longue période d'influence culturelle chinoise. Les empereurs étaient les dirigeants symboliques, alors que le véritable pouvoir était le plus souvent tenu par les puissants nobles de la Cour, régents ou shoguns (gouverneurs militaires). À partir du , des commerçants venus du Portugal, d'Espagne, des Pays-Bas et d'Angleterre débarquèrent au Japon avec des missionnaires chrétiens. Pendant la première partie du , le shogunat japonais craignit qu'ils fussent les prémisses d'une conquête militaire par les forces européennes. Ils interdirent la religion chrétienne et tuèrent ceux qui bravaient cet interdit avant de cesser toute relation avec l'étranger, exceptés certains contacts restreints avec des marchands chinois et hollandais à Nagasaki (長崎), précisément sur l'île de Dejima (出島). Cet isolement volontaire dura 200 ans jusqu'à ce que les États-Unis, avec le commodore Matthew Perry, forcent le Japon à s'ouvrir à l'Occident en signant la Convention de Kanagawa en 1854. En seulement quelques années, le renouement des contacts avec l'Occident transforma profondément la société japonaise. Le shogunat fut forcé de démissionner et l'Empereur fut remis au pouvoir. La restauration Meiji de 1868 initia de nombreuses réformes. Le système de type féodal fut officiellement aboli et de nombreuses institutions occidentales furent adaptées. De nouveaux systèmes juridiques et de gouvernement ainsi que d'importantes réformes économiques, sociales et militaires transformèrent le Japon en une puissance régionale. Ces mutations donnèrent naissance à une forte ambition qui se transforma en guerre contre la Chine (1895) et contre la Russie (1905) dans laquelle le Japon gagna la Corée, Taiwan et d'autres territoires. L'expansionnisme militaire du Japon au début du qui débuta avec l'annexion de la Corée (1910), se poursuivit avec l'invasion de la Mandchourie et une seconde guerre sino-japonaise avec le premier bombardement aérien à Shanghai d'une ville et de ses civils (à partir de 1937). Le Japon se construisit un empire colonial étendu jusqu'à l'Asie du Sud-Est qui lui permit de se fournir en matières premières. L'attaque sur Pearl Harbor dans l'archipel d'Hawaii en 1941 l'engagea dans la Seconde Guerre mondiale. Le Japon fut finalement vaincu en 1945 après le largage de deux bombes atomiques, une sur Hiroshima (6 août 1945) et une autre sur Nagasaki (9 août 1945). Il se rendit aux États-Unis et ses alliés le 2 septembre 1945. Le traité de paix avec la Russie est toujours en négociation. Le Japon dévasté d'après-guerre, confiné à l'archipel, resta sous la tutelle des États-Unis jusqu'en 1952. Ils imposèrent une nouvelle constitution plus démocratique et fournirent une aide financière qui encouragea le renouveau du pays. L'économie se rétablit rapidement et permit le retour de la prospérité sur les îles. Actuellement, le Japon est l'un des pays qui a les plus grandes dépenses militaires au monde mais l'importance de ce budget ne fait pas du Japon un grande puissance militaire. La constitution japonaise interdit en effet la création d'une armée, de toute opération militaire en dehors de ses frontières et de la possession de l'arme atomique. Cependant, des « forces d'autodéfense », un corps professionnel disposant de moyens techniques avancés, supplante progressivement l'armée étasunienne d'occupation. Avec la guerre en Irak, la Constitution a été aménagée pour pouvoir déployer des troupes hors de son territoire.

Politique

Article détaillé : Politique du Japon Le Japon est une monarchie constitutionnelle avec un parlement bicaméral, le Kokkai ou diète. Le pouvoir exécutif appartient au cabinet, responsable devant la diète, composé du premier ministre et de ministres d'État devant tous être des civils. Le premier ministre est choisi au sein de la diète par ses pairs. Il a le pouvoir de nommer et démettre les autres ministres, dont une majorité doit être membres du parlement. La constitution attribue la souveraineté, qui revenait auparavant à l'empereur, au peuple japonais. Le monarque est alors défini comme symbole de l'État. La branche législative se compose d'une chambre des représentants (Shūgi-in) de 480 sièges, dont les membres sont élus au suffrage universel tous les quatre ans et d'une chambre des conseillers (Sangi-in) de 242 sièges, composée de personnes élues pour une durée de six ans. Le suffrage est toujours universel et secret. Depuis 2003, les ambassades du Japon organisent le vote de leur ressortissants expatriés. L'interdiction faite aux fonctionnaires de sortir du pays tend à s'assouplir. Les Coréens résidents au Japon depuis plusieurs générations sont considérés comme des étrangers. Il y a ainsi, pour ces derniers, obligation de renouvellement annuel du titre de séjour et absence de certains droits fondamentaux dont celui de pouvoir voter. Le Japon pratique officiellement la peine de mort. Le dernier cas en date est celui de Masumi Hayashi, une Japonaise de 43 ans, qui a été condamnée à mort par pendaison par la Haute Cour d'Ōsaka en appel en 2005. Elle était accusée d'avoir empoisonné quatre personnes à l'arsenic et d'en avoir intoxiqué 63 autres en 1998. (Source : journal Le Monde, 28 juin 2005).

Préfectures

Article détaillé : Préfectures du Japon Le Japon est subdivisé en 47 préfectures : préfecture

Géographie

préfecture Article détaillé : Géographie du Japon left Le Japon est un archipel s'étendant le long de la côte est de l'Asie. Quatre îles principales composent le pays : du Nord au Sud, Hokkaidō, Honshū (la plus grande), Shikoku et Kyūshū. En outre, l'archipel comporte environ 3 000 autres îles, plus petites. Naha, sur l'île d'Okinawa dans l'archipel des Ryūkyū (Ryūkyū retto en japonais), est située à plus de 600 km au sud-ouest de Kyūshū. Au sud de Tōkyō, l'archipel des Nanpo s'étire sur plus de 1 000 km jusqu'à Iwo Jima. Au nord, les îles de Sakhaline (Karafuto en japonais) et les Kouriles (Chishima retto qui s'étendent à plus de 1 200 km au nord-est de Hokkaidō), entièrement russes depuis 1945, sont parfois considérées comme les points extrêmes de l'archipel. Environ 73 % du pays est constitué de montagnes, avec une chaîne traversant chacune des îles principales. La plus grande montagne japonaise est le célèbre mont Fuji (Fuji-san) culminant à 3 776 m d'altitude. L'île Atlasov (Oyakoba en japonais), à l'extrémité nord des îles Kouriles, est un pic enneigé magnifique (2 337 m) sortant directement de la mer. Du fait qu'il existe si peu de terrains plats, de nombreuses collines et montagnes sont cultivées sur toute leur hauteur. Comme le Japon est situé dans une zone de subduction des plaques tectoniques, des volcans sont actifs, de fréquentes secousses telluriques d'intensité variable sont ressenties dans tout le Japon. De puissants et destructeurs tremblements de terre se produisent régulièrement et peuvent créer des tsunamis. Le séisme de Kōbe en 1995 fit 6 433 morts et 43 700 blessés. Les sources naturelles d'eau chaude sont nombreuses et ont souvent été aménagées pour la villégiature. Le Japon enregistre environ 20 % des séismes les plus violents dans le monde. Du fait de sa situation nord-sud, le climat au Japon est extrêmement varié. Sapporo, sur l'île du nord, a un été doux et un hiver long et froid avec de fortes chutes de neige. Tōkyō, Nagoya, Kyōto, Ōsaka et Kōbe, au centre et à l'ouest de la plus grande île (Honshū), subissent des hivers relativement doux avec peu ou pas de neige et des étés chauds et humides. Fukuoka (Hakata), sur l'île de Kyūshū, a un climat avec des hivers doux et un été court alors que le climat d'Okinawa est subtropical. Les îles Kouriles sont généralement enveloppées de brumes. Rattaché à Nemuro, il comprend 5 gun : Kunashiri, Etorofu, Urupu, Rakkoshima et Chōka. L'archipel japonais est touché par les tempêtes tropicales et les cyclones (appelés typhons), surtout entre juin et octobre. En 2004, dix cyclones se sont abattus sur le Japon, parmi lesquels Meari qui a fait 22 morts et 6 disparus. Le bilan matériel de la saison 2004 est catastrophique : au moins 155 milliards de yens (1,4 milliard de dollars américains ou 1,1 milliard d'euros) de dégâts. Les typhons les plus violents au Japon au ont dévasté Muroto en 1934 (3 000 morts) et dans la baie d'Ise en 1959 (5 000 morts). Le Japon est découpé en dix régions qui sont (du nord au sud) : Hokkaidō, Tōhoku, Kantō, Chūbu, Kansai (couramment appelé Kinki), Chūgoku, Shikoku, Kyūshū et Okinawa. Voir aussi : Villes du Japon

Économie

Article détaillé : Économie du Japon Le Japon, s'appuyant sur la coopération entre l'État et les entreprises, une forte éthique du travail, la maîtrise des hautes technologies et la faiblesse relative des dépenses militaires (1 % du PIB), a progressé à un rythme extraordinaire jusqu'à devenir la deuxième économie du monde, derrière les États-Unis. L'organisation économique du Japon a quelques traits propres : les liens étroits entre industriels, sous-traitants, et distributeurs dans des groupes appelés keiretsu ; de puissants syndicats d'entreprise, peu de conflits, un mouvement de revendications salariales annuel (shuntō) au printemps ; la garantie de l'emploi à vie pour une part importante des employés de l'industrie. Depuis, l'éclatement de la bulle financière, des licenciements et surtout la fermeture de très nombreux sous-traitants ont détruit ce mythe. L'industrie, secteur dominant de l'économie (avec 39 % du PIB, contre 25 % aux États-Unis, et 33 % de la population active, contre 25 % en France), est très dépendante des importations de matières premières et d'énergie. En effet, le territoire japonais ne pourvoit qu'à 3 ou 4 % des ressources naturelles dont a besoin le pays. Le secteur agricole, bien moindre, est fortement subventionné. Les rendements sont parmi les plus hauts du monde. Le plus souvent autosuffisant en riz, le Japon importe la moitié de sa consommation des autres céréales. Sa flotte de pêche est une des plus importantes au monde et réalise presque 15 % des prises totales. Pendant trois décennies, la croissance a été spectaculaire : en moyenne et hors inflation 10 % par an dans les années 1960, 5 % dans les années 1970 et 4 % dans les années 1980. Dans les années 1990 la croissance a été nettement plus faible, essentiellement à cause de surinvestissements à la fin des années 1980, et d'une politique économique d'austérité destinée à purger les excès antérieurs des marchés boursiers et immobiliers. Les efforts du gouvernement pour relancer la croissance ont eu peu de succès. La signature d'accords avec l'organisation mondiale du commerce força le Japon a réduire ses subventions aux agriculteurs, ouvrant la voie aux riz américains ou vietnamiens (le riz constitue la base alimentaire des repas des Japonais). Depuis fin 2002, un mouvement de réprise s'est amorcé, tiré par le rapide développement du voisin chinois, et, plus récemment, par la demande intérieure (consommation des ménages, chômage en baisse,...) et l'assainissement du secteur bancaire. À long terme, la surpopulation des zones habitables et le vieillissement de la population sont deux problèmes majeurs. La robotique est une des grandes forces de l'économie à long terme. 410 000 des 720 000 robots industriels du monde sont au Japon.

Démographie

Articles détaillés : Démographie du Japon ~ Villes du Japon La société japonaise est ethniquement et linguistiquement très uniforme avec 99 % de la population parlant le japonais. Le 1 % restant étant constitué principalement de population d'immigrants venus de Corée et de Chine, ainsi que de la petite minorité indigène des Aïnus d'Hokkaidō. En 2004, 19,5 % des Japonais avaient plus de 65 ans. La même année, il y avait moins de deux millions d'étrangers sur un total de près de 130 millions d'habitants.

Religion

Articles détaillés : Religion japonaise ~ Burakumin La plupart des Japonais ne croit pas en une religion particulière et unique. Ceux-ci sont profondément animistes, de nombreuses amulettes tant à la maison qu'en voyage en attestent. Leur pratique est chamanique au travers du shintoïsme, les autres religions n'étant qu'une appropriation animiste des dieux d'autres lieux dans leur panthéon personnel ou collectif. Cependant, nombreux sont les Japonais, particulièrement au sein de la jeune génération, qui sont opposés aux religions pour des raisons historiques et en raison du développement de la science. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il fut exigé du peuple japonais de croire au seul shintoïsme et interdit de croire en une autre religion. Ce shintoïsme d'Etat fut indissociable du nationalisme nippon qui prônait une élimination pure et simple des apports, pourtant anciens, du bouddhisme et enfin du christianisme apporté par les missionnaires portugais (dont faisait partie le père jésuite François-Xavier). Heureusement, beaucoup d'autres ont su garder une vision plus apaisée de la religion et en « utilisent » plusieurs dans leur vie. Ainsi, une même personne peut aller invoquer les dieux au sanctuaire shintō à l'occasion du nouvel an et tenter d'attirer leur attention avant les examens d'entrée à l'école ou à l'université. Celle-ci, raisonnant de manière confucianiste, souhaitera parfois un mariage à l'occidentale dans une église chrétienne après une cérémonie plus traditionnelle et aura des funérailles dans un temple bouddhiste. Au début du XVIIe siècle et après une période de relative tolérance, le christianisme fut interdit puis pourchassé jusqu'à une quasi éradication du pays (mis à part Nagasaki et ses environs). Aujourd'hui, la situation s'est inversée et un certain nombre de nouvelles religions ou sectes qui se sont établies juste avant ou à la suite de la Seconde Guerre mondiale occupent une place importante au Japon.

Transport

Voir aussi : Transport au Japon ~ Shinkansen (Le train à grande vitesse) ~ Liste des chemins de fer japonais ~ Métro de Tokyo Lien externe : http://www.train-tram.be/japon

Culture

La culture japonaise est influencée par celle de la Corée et celle de la Chine (bien que ceci soit rarement admis). Mais elle en est aussi distincte. Les influences culturelles étrangères se sont historiquement effectuées via la Corée du fait de leur proximité géographique. L'arrivée des Portugais et plus tard des Américains a quelque peu modifié ce système.
Articles détaillés : Culture japonaise ~ Dessins animés ~ Manga ~ Gastronomie ~ Musique ~ Art contemporain ~ Sports ~ Lieux touristiques ~ Cinéma ~ Théâtre |+ Fêtes et jours fériés ! Date !! Nom français !! Nom local !! En japonais !! Remarques |- | || Jour de l'An || Ganjitsu || 元日 | |- | 2 lundi de janvier || Jour de l'accession à la majorité | Seijin no Hi || 成人の日 ||déplaçable depuis 2000,
15 janvier auparavant |----- | 11 février | Anniversaire de la fondation de l'État | Kenkoku Kinen no Hi || 建国記念の日 || |- | 20 ou 21 mars || Jour de l'équinoxe de printemps | Shunbun no Hi || 春分の日 ||déplaçable selon l'Observatoire |----- | 29 avril || Journée verte || Midori no Hi || みどりの日 | |- | 3 mai || Commémoration de la constitution | Kempō Kinenbi || 憲法記念日 || |----- | 4 mai || Repos national || Kokumin no Kyūjitsu || 国民の休日 | |- | 5 mai || Jour des enfants || Kodomo no Hi || こどもの日 | |----- | 3 lundi de juillet || Jour de la mer | Umi no Hi || 海の日 ||déplaçable depuis 2003,
20 juillet auparavant |- | 3 lundi de septembre || Jour des personnes âgées | Keirō no Hi || 敬老の日||déplaçable depuis 2003,
15 septembre auparavant |----- | 22 ou 23 septembre || Jour de l'équinoxe d'automne | Shūbun no Hi || 秋分の日 ||déplaçable selon l'Observatoire |- | 2 lundi d'octobre || Jour de l'éducation physique | Taiiku no Hi || 体育の日 ||déplaçable depuis 2000,
10 octobre auparavant |----- | 3 novembre || Jour de la culture | Bunka no Hi || 文化の日 || |- | 23 novembre || Fête du travail || Kinrō Kansha no Hi || 勤労感謝の日 | |----- | 23 décembre || Anniversaire de l'empereur | Tennō Tanjōbi || 天皇誕生日 || |{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{

Taiwan

ja:台湾 simple:Taiwan zh:臺灣 Taïwan ou Taiwan (caractères traditionnels :臺灣; caractères simplifiés :台湾; Hanyu Pinyin : Táiwān) est une île située au sud-est de la Chine continentale, au sud du Japon et au nord des Philippines. Le nom de Taïwan est généralement utilisé pour désigner les territoires actuellement administrés de facto par le gouvernement de la République de Chine (ROC, caractères traditionnels : 中華民國 ; caractères simplifiés : 中华民国 ; Wade-Giles : Chung-hua Min-kuo, Tongyong Pinyin : JhongHuá MínGuó, Hanyu Pinyin : Zhōnghuá Mínguó, taïwanais : Tiong-hoâ Bîn-ko), qui comprend Taïwan et un groupe de petites îles et archipels : Penghu (ou îles Pescadores), Kinmen et Matsu. Elles sont demeurées sous le contrôle de la République de Chine après la prise de pouvoir de la République populaire de Chine en Chine continentale à la fin de la guerre civile chinoise en 1949. L'île principale de Taïwan, longtemps connue en France sous le nom de Formose (les marins Portugais l'appelaient Ilha Formosa et c'est sous ce nom qu'elle a été désignée pendant toute la période antérieure aux années 1960), est bordée à l'est par l'océan Pacifique, au sud par la mer de Chine du Sud, à l'est par le détroit de Taïwan et au nord par la mer de Chine de l'Est. L'île fait 394 kilomètres de long sur 144 de large et est constituée de montagnes escarpées couvertes de végétations tropicale et sub-tropicale. De 1895 à 1945, Taïwan et les îles Pescadores étaient une colonie japonaise, une concession de la dynastie Qing après sa défaite lors de la première guerre sino-japonaise. Lors de la défaite japonaise à la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945, ces îles furent rendues à la République de Chine et placées sous gouvernement militaire. En 1949, concédant la victoire de la Guerre civile chinoise au Parti Communiste Chinois, le parti Kuomintang (KMT) au pouvoir se retira du continent et installa son gouvernement à Taipei, la plus grande ville de Taïwan, tout en continuant à prétendre sa souveraineté sur toute la Chine et la Mongolie. Sur le continent, les Communistes mirent en place la République Populaire de Chine, se considérant le gouvernement souverain à la fois sur le continent et à Taïwan et décrivant le gouvernement de la République de Chine comme une institution illégitime. Taïwan s'est transformé en une économie industrielle de premier plan et est souvent citée comme l'un des Tigres du Sud-Est Asiatique. Parallèlement, des réformes politiques depuis la fin des années 1970 jusque vers le début des années 1990 libérait Taïwan d'un gouvernement autoritaire à parti unique au profit d'une démocratie locale qui, en 1991, cessa ses prétentions territoriales sur la Chine continentale et limita officiellement sa souveraineté à l'île de Taïwan et aux Pescadores. La consolidation d'une démocratie à plusieurs partis atteint son objectif final en 2000 lorsque s'acheva le monopole du Kuomintang sur le pouvoir au profit du Parti Démocratique Progressiste (Minjindang), membre de la coalition pan-verte, qui remporta les élections présidentielles. En parallèle, un mouvement indépendantiste taïwanais a pris de l'importance, dont l'objectif est la proclamation d'une République de Taïwan. Les désaccords sur le futur de Taïwan ont fait et continuent de faire de son status politique un sujet polémique.

Histoire

Préhistoire

Taïwan est habitée depuis environ 30 000 ans, bien que les premiers habitants ne soient pas reliés génétiquement aux habitants actuels de l'île. Il y a 4 000 ans environ s'installèrent les ancêtres des actuels aborigènes Taïwanais, qui sont connectés génétiquement aux Malais et aux Polynésiens, et dont la langue est catégorisée comme langue austronésienne. Des archives de la Chine ancienne indiquent que les Han auraient eu connaissance de l'existence de Taïwan depuis l'époque des Trois Royaumes de Chine () ; cependant, cette hypothèse est difficile à valider car les noms donnés aux îles au large de la Chine diffèrent d'une dynastie à l'autre, et aucun nom n'est directement raccordable à Taïwan. Il a été prétendu mais non vérifié que l'amiral Zheng He de la dynastie Ming aurait visité Taïwan entre 1403 et 1424. Des contacts avec les Européens eurent lieu au lorsqu'un vaisseau Portugais repéra l'île et la surnomma "Ilha Formosa", ou "Belle Île" en portugais. Les Portugais ne firent aucune tentative pour la coloniser. En 1624, les Hollandais établirent une base à Taïwan et commencèrent à importer des ouvriers de la province chinoise du Fujian. C'est essentiellement autour de cette période que la population indigène de Taïwan se métissa avec des commerçants et ouvriers saisonniers du continent. Les Hollandais firent de Taïwan une colonie et en établirent la capitale à Tainan.

Koxinga et la loi impériale chinoise

Les Hollandais furent expulsés de l'île en 1662 par Cheng Cheng-Kung (connu sous le nom de Koxinga), un ancient pirate reconverti en chef militaire qui se décrivait comme un loyaliste Ming. Cheng établit ainsi le Royaume de Tungning (1662-1683). Faisant de Tainan sa capitale, la dynastie Cheng lança plusieur raids sur la côte de Chine continentale. En 1683, la dynastie Qing annexa officiellement Taïwan. Après la défaite du petit-fils de Cheng face à la flotte de l'amiral Shi Lang, tous les habitants restés fidèles à Cheng furent exilés dans les régions les plus reculées de l'empire Qing, laissant environ 7 000 Han sur Taïwan. Le gouvernement Qing adapta sa politique taïwanaise afin de réduire piraterie et vagabondage dans la région, le menant à une série d'édits sur l'immigration et le respect des droits fonciers des aborigènes. Des immigrants clandestins continuèrent à entrer à Taïwan afin d'exploiter les terres des aborigènes sous contrats qui généralement étaient basés sur un mariage, alors que la frontière entre les terres sous contrôle fiscal et les terres "sauvages" reculait vers l'est.

La loi coloniale japonaise

Après sa défaite lors de la première guerre sino-japonaise (1894-1895) en 1895, la Chine fut forcée de céder Taïwan au Japon à perpétuité, en laissant une période de grâce pour les sujets Han leur permettant de vendre leurs biens et retourner sur le continent. Le 25 mai 1895, la République de Taïwan, installant sa capitale à Tainan, fut créée dans le but de résister à la loi japonaise. Cette résistance fut matée le 21 octobre 1895, lorsque les forces japonaises entrèrent à Tainan. Pendant la période coloniale, les Japonais utilisèrent le modèle Français de forces d'occupation, et contribuèrent significativement à l'industrialisation de l'île : ils mirent en place, entre autres, un réseau de voies ferrées, un système d'assainissement et un système d'éducation publique. Autour de 1935, les Japonais commencèrent une politique d'assimilation sur toute l'île pour raffermir le lien entre l'île et le l'Empire Japonais. A la suite de la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945, selon les termes de l'"instrument japonais de reddition", le Japon accepta a priori la déclaration de Potsdam qui référençait la déclaration du Caire selon laquelle l'île devait être transférée à la République de Chine. Les troupes de la ROC furent autorisées à venir sur l'île pour accepter la reddition des forces militaires japonaises lors de l'Ordre Général numéro 1 émis par le Général Douglas MacArthur le 2 septembre 1945, puis furent transportées à Keelung par la marine américaine.

L'ère de la République de Chine

L'administration militaire de la République de Chine par Chen Yi qui suivit la fin de la Seconde Guerre mondiale était extrêmement corrompue. Ceci, s'ajoutant aux différences culturelles entre les natifs et les nouveaux arrivants, mena rapidement à une perte du soutien populaire de la nouvelle administration, qui culmina lors d'une série d'accrochages sérieux entre le gouvernement militaire et les Taïwanais natifs. Ceux-ci menèrent à leur tour au sanglant "incident 228" le 28 février 1947, lors duquel les troupes gouvernementales massacrèrent quelques 30 000 manifestants et sympathisants. En 1949, le Kuomintang (KMT, parti nationaliste), qui a l'époque dirigeait le gouvernement de la République de Chine, se retira à Taïwan après avoir perdu la guerre civile chinoise au profit du Parti Communiste Chinois, apportant avec eux quelques 1,3 millions de réfugiés du continent. Initialement, les États-Unis avaient abandonné le KMT et pensaient voir Taïwan tomber aux mains des Communistes. Cependant, en 1950, la Corée du Nord envahit la Corée du Sud, et dans le contexte de la guerre froide le président américain Harry S. Truman envoya la 7ème Flotte dans le détroit de Taïwan pour défendre Taïwan contre les communistes. Lors du traité de paix de San Francisco, qui prit effet le 28 avril 1952, et le 'traité de Taipei' qui prit effet le 5 août 1952, le Japon renonca formellement à tout droit, prétention et titre sur Formose (Taïwan) et les îles Pescadores (PengHu). Ce traité ne fait aucune mention du nouveau propriétaire de l'île, en partie pour éviter de prendre parti dans la guerre civile chinoise. Ce point a été utilisé par les partisans de l'indépendance de Taïwan pour justifier l'auto-détermination. Pendant les années 1960 et les années 1970, Taïwan se mit à développer une économie prospère et dynamique, devenant l'un des Tigres de l'Asie de l'Est tout en maintenant un gouvernement autoritaire à parti unique. Du fait de la guerre froide, la plupart des nations occidentales ainsi que les Nations unies considérèrent le gouvernement de la République de Chine à Taïwan comme l'unique gouvernement officiel de la Chine, jusqu'aux années 1970 où la plupart des nations changèrent pour ne plus reconnaître que la République Populaire de Chine. Pendant la présidence de Chiang Ching-kuo (le fils de Tchang Kaï-chek) entre 1975 et 1987, le système politique de Taïwan entama une libéralisation progressive. La loi martiale, en effet depuis 1948, fut abolie en 1987. A la mort de Chiang, le vice-président Lee Teng-Hui lui succéda en tant que Président de la République de Chine et Président du Kuomintang, et la règle du parti unique fut abolie en 1991. Lee devint le premier natif de Taïwan à devenir président pendant le règne du KMT sur Taïwan. Le règne du KMT se termina avec l'élection du président Chen Shui-bian du Parti progressiste démocratique en 2000, suivi de sa ré-élection en 2004.

Démographie

:Article détaillé : Démographie de Taïwan La population taïwanaise est constitué de 84% de métisses taïwanais (dont Hakka), 14% de chinois (continent), et 2% d'aborigènes devenus minoritaires. Le peuplement de l'île s'est opéré en trois phases principales : # populations indigènes (aborigènes) dont les derniers représentants demeurent dans les montagnes ; # immigration d'habitants du Fujian, vers le XVIIe siècle. # : occupation japonaise ; arrivée de Chinois vers 1945-1949.

Controverse territoriale

La République de Chine considère Taïwan comme un État indépendant, mais considère toujours la Chine continentale comme faisant partie de la République de Chine, sa capitale reste d'ailleurs officiellement Nanjing (Nankin), même si la capitale administrative est actuellement Taibei (Taipei). La République populaire de Chine considère Taïwan comme une province chinoise sur laquelle elle n'exerce pas sa souveraineté.

Histoire récente

Loi anti-secession

En 2005 l'Assemblée nationale de la République Populaire de Chine a fait voter une loi autorisant, en ultime recours, à user de «moyens non pacifiques» au cas où Taiwan se séparerait de la Chine, en d'autres termes, ferait sécession. Ce texte réaffirme avant tout la volonté chinoise de préserver l'intégrité du territoire national dans son ensemble ; il constitue également une réplique au Taiwan Relations Act (TRA) voté par le Congrès des États-Unis d'Amérique (en 1979), par suite du transfert de la reconnaissance diplomatique américaine, initialement vis-à-vis de la République de Chine, au profit de la République populaire de Chine, et par respect du principe de l'existence exclusive d'une seule Chine dont Taiwan fait partie. En effet, chaque texte respectif, après une définition des rapports avec la population de Taiwan, définit les engagements à son profit. Parmi ceux-ci, le respect du statu-quo figure en première place. À ce propos, la Loi Anti-Sécession traduit également, de la part des législateurs de la République populaire de Chine, un souci analogue. De même, par souci de parallélisme formel, ces législateurs ont introduit une sanction en cas d'altération unilatérale du statut quo que constituerai la sécession de Taiwan, puisque, pour sa part, le TRA prévoit la défense de l'île si celle-ci était attaquée sans en avoir provoqué une telle action. Notons toutefois que, même dans ce cas, l'engagement direct des forces armées américaines ne sera pas automatique, Washington se préservant la liberté d'en apprécier en temps voulu. Pour faire la juste part des choses, il est vrai que la République populaire de Chine a déployé plusieurs centaines de missiles à portée intermédiaire équipés d'ogives classiques (c'est-à-dire non nucléaires) sur le territoire du Commandement militaire régional de Nanjing. Les autorités taiwanaises actuelles s'estiment menacés par ce déploiement cependant, quand la partie chinoise a proposé aux États-Unis le démantèlement de ces missiles en échanges d'une limitation des livraisons d'armes américaines à Taiwan, et ce en conformité au communiqué sino-américain de 1983, la partie américaine a refusé. Au contraire, elle a insisté pour les maintenir, malgré une forte opposition unissant de nombreux intellectuels indépendants au camp «pan-bleu» -- la coalition majoritaire au Yuan législatif rassemblant le Parti nationaliste chinois (中國國民黨), le Parti de la primauté populaire (親民黨), et le Nouveau parti (新黨). D'autre part, ce point de vue des autorités taiwanaises, ainsi que du camp «pan-vert», ne fait pas l'unanimité dans l'île. Au contraire, les voyages successifs du président du Parti nationaliste chinois Lien Chan et de celui du Parti de la primauté populaire James Soong sur la partie continentale, ainsi que des déclarations communes qui en ont résultées avec le Secrétaire-général du Parti communiste chinois Hu Jintao, démontrent la possibilité d'une résolution pacifique mutuellement profitable si, de part et d'autre, il existe une volonté sincère des deux côtés du détroit d'y aboutir. (Les premiers résultats concrets du «voyage de la paix» (和平之旅) sont déjà visibles, avec les perspectives favorables pour les fermiers taiwanais d'ecouler leurs fruits sur le continent.)

Accords bilatéraux avec l'ancien gouvernement de Taïwan

En mai 2005, un accord commun informel (non cautionné par le gouvernement de Taïwan) a été signé entre le PCC (Parti communiste chinois) et 2 partis d'opposition à Taïwan, le Kuomintang et le Qinmindang. Ce texte soulignait la volonté des deux partis pour une l'ouverture plus large du commerce entre Taïwan et la République Populaire de Chine, la signature d'un accord de paix, le retrait des frais de douanes, les libres échanges de bien et de personnes entre les deux parties du détroit, la création de liens entre les armées et l'entrée de Taïwan dans certaines organisations internationales, telles que l'OMS. Il se fondait aussi sur le retour au "Consensus de 1992", qui veut que les deux bords du détroit de Taïwan adhèrent au principe d' "une seule Chine". Cet accord prévoit également une ligne directe Chine continentale Taïwan pour janvier 2006. Bien que Chen Shui-bian, ai été élu démocratiquement et a ainsi battu le parti historique du kuomintang, dans ces accords, le Kuomintang et le Qinmindang s'engagent à surveiller les agissement du président taïwanais « pour le bien du peuple ». Néanmoins, le Kuomintang, parti d'opposition, n'étant pas missionné par le gouvernement taiwanais, l'ensemble de cette déclaration n'avait qu'une valeur symbolique. Les propositions effectuées sont alors subordonnées soit à l'accord du président Chen Shui-bian, qui a très rapidement après le communiqué commun fait savoir qu'il ne reconnaissait pas le "Consensus de 1992", soit au retour au pouvoir du Kuomintang.

Premiers effets des accords

Cependant, même si des Taïwanais ont déjà profité des accords pour rejoindre leur familles en Chine continentale, ce qui n'était plus possible depuis la séparation politique des deux territoires, le passeport de la République de Chine n'étant plus reconnu pendant cette période par les autorités de Pékin. Fin mai 2005, la télévision nationale chinoise CCTV4, presentait déjà des images de vagues de Taiwanais retournant voir leur familles, ou bien retournant en pélerinage à Wudangshan, dans la province de Hubei. Ces montagnes taoïstes à l'origine des arts martiaux internes taoïstes comme le Taiji quan (parfois écrit tai chi chuan en occident), dont bon nombre d'occupants avaient fuit la terreur de la révolution culturelle et avaient trouvé refuge à Taïwan. Des sondages effectués à Taïwan ont affiché un avis de la population, majoritairement contraire à une réunification, bien que les Taïwanais se reconnaissent parfois comme chinois.
- l'île de Taïwan
- la République de Chine (Chine nationaliste, Taïwan)

Elections régionales de décembre 2005

Le Kuomintang sort large vainqueur des éléctions régionales le 3 décembre 2005, face à un Parti démocratique progressiste (DPP), au pouvoir depuis 2000 et conduit par le président taïwanais Chen Shuibian. La baisse de popularité de ce dernier est principalement liée a des affaires de détournement d'argent. Si cette tendance se confirme aux élections nationales de 2006, le Kuomintang devrait reprendre le pouvoir, retrouvant la position qu'il avait occupé pendant un demi-siècle, entre la fuite de Chine continentale et l'année 2000.

Liens externes


- [http://www.taipeisoir.com Taipei Soir]
- [http://www.tianli-a-taiwan.fr Photos et commentaires sur la vie à Taiwan]
- [http://www.cbs.org.tw/French/Default.aspx Radio Taiwan internationale en français]
- [http://site.voila.fr/taiwan/index.html Taiwan vue de l'interieur] Catégorie:République de Chine Taïwan

Préfecture de Kagoshima

ko:가고시마 현 ja:鹿児島県 Kagoshima Kagoshima (鹿児島県, kagoshimaken) est une préfecture du Japon située au sud de Kyūshū.

Histoire

Géographie

Économie

Elle est entourée des préfectures de Miyazaki et Kumamoto.

Démographie

Culture

Tourisme

La province de Kirishima est une région volcanique. On y trouve des sources d'eau chaudes ainsi que des cheminées volcaniques. C'est une région montagneuse où se trouve un volcan du nom de Takachiho No Mine où à son sommet se trouve un sabre de samouraï planté dans la roche. Le centre ville de Kagoshima montre une image un peu moins urbaine que Tokyo. On peut y trouver des magasins où tout se vends à 100¥ (environ 1.2 CHF).

Autre

Liens externes



Japonais

center

Introduction

Le japonais est la langue utilisée par la plupart des habitants du Japon (sauf les Aïnous et les habitants des îles Ryū-Kyū et les immigrés) ainsi que par ses émigrants (notamment au Brésil et au Pérou). En japonais, la langue japonaise se dit nihongo (日本語). Le kanji 日 désigne le soleil et 本 ici « l'origine ». L'ensemble 日本 (nihon ou nippon) désigne le Japon parce que, du point de vue japonais de l'époque, la Chine était le centre du monde : le Japon se trouve à l'est de la Chine et est donc du côté où arrive le soleil (si on se place depuis leur « centre du monde »). C'est de là que vient l'expression « pays du soleil levant ». Le dernier kanji, go (語), désigne une langue. Bien qu'il s'agisse d'une langue isolée, le coréen est la langue la plus proche du japonais (morphologie, syntaxe surtout).

Systèmes graphiques

Consulter Écritures du japonais pour un article complet. La langue japonaise utilise conjointement deux ensembles de caractères distincts :
- les kanji (漢字, littéralement « caractères des Han », ethnonyme des Chinois) écriture idéographique d'origine chinoise ;
- les kana (仮名), système syllabique dérivé des kanji. Les kana se divisent eux-mêmes en deux groupes : les hiragana (平仮名) et les katakana (片仮名) ;
  - Les katakana sont employés pour l'écriture de mots d'origines étrangères (ex. : チーズ : cheese, fromage en anglais), appelés gairaigo (外来語, littéralement « mots venus de l'extérieur ») au Japon, d'onomatopées, de mots qu'on veut mettre en relief (comme pour l'italique dans l'alphabet latin), et de temps en temps de noms d'animaux et de végétations (surtout dans l'académisme et dans les restaurants), etc. ;
  - Les hiragana ont été composés à partir des kanji par « simplification » (ex. : 安→あ), alors que les katakana sont eux une partie extraites d'un kanji (ex. : 多→タ). Les mots d'origine « purement » japonaise (non dérivés du chinois) s'écrivent en hiragana (on qualifie ces mots de yamatokotoba 大和言葉, littéralement « mots du Yamato »). Mais la fonction première des hiragana est surtout d'écrire les enclitiques et suffixes grammaticaux des prédicats et parfois pour faciliter la lecture des kanji. Il existe plusieurs méthodes de transcription du japonais en lettres latines ou rōmaji (ローマ字). Le plus utilisé à l'étranger est la méthode Hepburn dit modifié ou révisé (appelée Hebon-shiki au Japon). Cependant, un certain nombre de Japonais utilisent la méthode Kunrei ou kunrei-shiki qui diffère légèrement de Hepburn (un certain nombre de Japonais, notamment ceux qui ont poursuivi des études supérieures, utilisent la méthode Hepburn). Voici les syllabes en kana (hiragana et katakana) puis dans le rōmaji Hepburn : center Certains kana peuvent être modifiés par les diacritiques des syllabaires japonais, à savoir le dakuten (゛) et le handakuten (゜). Par exemple :
- か ka → が ga ;
- さ sa → ざ za ;
- た ta → だ da ;
- は ha → ば ba et ぱ pa.

Locuteurs

Le japonais est parlé par les 127 millions d'habitants du Japon. Dans certains pays ayant été colonisés par le Japon lors de la période expansionniste tels que Taiwan ou la Corée du Sud, il existe encore des nipponophones. Cette population reste cependant très réduite. Il existe aussi une petite communauté japonaise au Brésil qui parle encore japonais. Par ailleurs, le japonais est couramment enseigné comme langue étrangère dans la plupart des pays d'Asie orientale et d'Océanie. En effet, le japonais fait partie de la petite douzaine de langues parlées par au-moins 100 millions d'habitants dans le monde.

Grammaire, syntaxe et usages

La grammaire japonaise est très différente de la grammaire française : tout comme le turc ou le basque, c'est une langue agglutinante. Bien que l'origine de la langue reste encore floue, certains linguistes classent le japonais dans le groupe des langues altaïques avec le mongol, le turc, le toungouze et le coréen (la langue la plus proche du japonais, surtout dans sa syntaxe). Le prédicat se place à la fin des énoncés dans lesquels l'expansion n'est pas mise en vedette. Il n'y a ni genre, ni nombre, les verbes ne se conjuguent pas selon les personnes (je, tu, il…), et des particules invariables indiquent la fonction du mot dans la phrase. En outre, le japonais, à l'instar de certaines langues asiatiques, se distingue aussi par son système de politesse reflétant la hiérarchie (d'où les questions d'âge, de situation maritale, de statut social et l'omniprésente carte de visite) : on ne s'exprime pas de la même manière suivant que l'on s'adresse à quelqu'un à qui l'on doit montrer du respect ou non. On utilise alors d'autres verbes et formes grammaticales. Ainsi, lorsque l'on dit « j'ai reçu un cadeau », on utilisera des verbes différents, selon qu'on l'a reçu d'un ami ou d'un professeur. De plus, l'opposition de « l'humilité » (pour soi-même ou son groupe) et du « respect » (pour son interlocuteur) est omniprésente. Ainsi, tous les mots désignant les membres de la famille (père, mère…) sont en double : un pour parler des membres de sa propre famille et un pour parler des autres. On distingue trois niveaux de politesse : la forme simple (familière), la forme polie simple ou teinei et la forme polie avancée ou keigo (敬語) qui se décline en sonkeigo (尊敬語, « mots de respect ») et kenjōgo (謙譲語, « mots d'humilité »). C'est dans ce dernier niveau que l'opposition humilité/respect est exprimée. On distingue également, même si cela diminue à notre époque, une façon de parler spécifiquement féminine (ou enfantine) et une autre spécifiquement masculine. Les femmes ont en outre pour des raisons sociales un langage plus soutenu que les garçons. Détail qui a son importance lors de l'apprentissage du japonais oral car selon le sexe du professeur on risque de passer pour un personnage de manga ou alors pour une femme yakuza.

Politesse

La politesse japonaise, ou en japonais keigo (敬語), dont une traduction approximative serait « langage poli », constitue quasiment une langue dans la langue, et est le reflet direct de la structure et des interactions sociales. L'utilisation de la politesse est un pré-requis dans la majorité des situations sociales : contrairement à la France où une utilisation trop poussée de la politesse peut conduire à paraître obséquieux ou hypocrite, au Japon une utilisation insuffisante de la politesse conduit à paraître incorrect, voire insolent. La systémique de la politesse japonaise peut apparaître difficile au premier abord, mais ses concepts de base sont relativement faciles à intégrer. Cependant, la maîtrise de la politesse japonaise à un niveau avancé, subtil et instinctif, notamment à l'écrit, est, de l'aveu des Japonais eux-mêmes, particulièrement ardue. Pour reprendre la définition du japanologue Sadaki Hagino, la politesse japonaise peut se définir comme « un système organisé de mots visant à exprimer la reconnaissance de différentes nuances de différence de hauteur entre plusieurs personnes » (敬語は人間のなんらかの意味の上下関係の認識を表現する語彙の体系である). Alors que dans la majorité des langues occidentales la « politesse » ne s'exprime que vis-à-vis de son interlocuteur (choix du tutoiement ou du vouvoiement en français par exemple), il existe une distinction claire dans la politesse japonaise entre :
- Wadai (話題), objet de la conversation, c'est-à-dire la personne/le groupe social dont on parle
- Dentatsu (伝達), [situation de] communication, c'est-à-dire la personne/le groupe social à qui l'on parle. Par ailleurs, la politesse japonaise repose sur la distinction fondamentale entre uchi (内, « intérieur », c'est-à-dire les membres de son propre groupe social) et soto (外, « extérieur », c'est-à-dire les membres d'un groupe social différent de son propre groupe). La politesse japonaise comporte concrètement trois dimensions relativement indépendantes : sonkeigo (尊敬語), langage de respect ; kenjōgo (謙譲語), langage d'humilité ; teineigo (丁寧語), langage de courtoisie. Chacune de ces trois dimensions possède un certain nombre de nuances, notamment d'intensité (l'exemple le plus connu étant la différence d'intensité entre san (さん) et sama (様), mots de respect généralement très approximativement traduits en français par « M./M/M » pour le premier, « maître » pour le second). La fonction de ces dimensions s'expliquent facilement au moyen des distinctions exposées plus haut :
- Le sonkeigo est utilisé pour marquer le respect dû par le locuteur à la personne/au groupe social dont il parle. Cette personne/son groupe social peut n'être autre que l'interlocuteur/son groupe, mais peut tout aussi bien être une personne/un groupe non présent.
- Le kenjōgo est utilisé pour exprimer la relation de hauteur entre deux entités (personnes ou groupes sociaux) constituant le sujet de conversation. Contrairement à ce que le nom pourrait faire croire, le kenjôgo n'est donc pas uniquement utilisé pour parler avec humilité de soi/de son groupe : ce n'est le cas que lorsque qu'il y a identité entre la personne/le groupe social constituant la partie « inférieure » de la relation de hauteur mentionnée dans le sujet de conversation et le locuteur ou son groupe.
- Le teineigo est utilisé pour exprimer de manière directe de la courtoisie à son interlocuteur, et ce quel que soit le sujet de la conversation. Notons la différence subtile entre courtoisie et respect : là ou le respect exprime une différence de hauteur entre deux entités, la courtoisie exprime, elle, une absence de familiarité entre ces deux entités. Alors que l'expression de respect implique en général l'expression de courtoisie, l'inverse n'est pas vrai : il est tout à fait possible de parler courtoisement à quelqu'un sans lui exprimer de respect (le cas typique est celui de deux collègues d'une même entreprise de même niveau hiérarchique et n'étant pas en termes familiers). Ainsi, les moyens qu'offrent la politesse japonaise permettent (et souvent la situation sociale impose) par exemple :
- De parler familièrement à quelqu'un de quelqu'un d'autre avec respect ;
- De parler courtoisement à quelqu'un de quelqu'un sans respect ;
- D'exprimer de la courtoisie à son interlocuteur sans lui exprimer de respect (voir plus haut) ;
- D'exprimer du respect à son interlocuteur (ce qui implique de lui exprimer de la courtoisie, et le plus souvent d'exprimer de la modestie envers soi-même) ;
- D'exprimer (au moyen du langage de respect et du langage de modestie) à son interlocuteur la relation entre deux personnes externes, ce qui peut se faire en parlant familièrement ou courtoisement à son interlocuteur ;
- Etc.

Dialectes

Comme pour la plupart des langues, il existe de nombreux dialectes du japonais qui se distinguent bien sûr par le vocabulaire, mais aussi par l'accentuation et les particules ajoutées en fin de phrases. « Dialecte » se dit « ben » en japonais (弁), et pour désigner un dialecte en particulier on accole le suffixe « ben » au nom de la ville, de la préfecture ou de la région où il est parlé.
- Hokkaidō-ben
- Tōhoku-ben
- Tochigi-ben
- Tōkyō-ben
- Shizuoka-ben
- Mikawa-ben
- Nagoya-ben
- Kansai-ben
- Kyōto-ben
- Ōsaka-ben
- Okayama-ben
- Hiroshima-ben
- Hakata-ben
- Kumamoto-ben
- Nagasaki-ben
- Ōita-ben
- Miyazaki-ben
- Kagoshima-ben
- Okinawa-ben (Ryūkyū-go)

Exemples

Particularités


- Le franponais

Voir aussi

Liens internes


- écritures du japonais
- vocabulaire japonais
- prononciation du japonais
- grammaire japonaise
- abréviation en japonais
- linguistique
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille

Liens externes


- [http://www3.online.fr/osaka/ Osaka.int.ms - Cours de japonais] Cours très simple pour débuter.
- Traduction de mots japonais en de nombreuses langues. (en anglais)
- http://dico.fj.free.fr/fllj/faq.htm : FAQ du forum usenet news:fr.lettres.langue.japonaise (fllj)
- image:logo-diko.gif http://www.dictionnaire-japonais.fr - Dictionnaire de japonais collaboratif illustré. Déjà plus de 9000 mots référencés.
- [http://www.lejapon.org/info/modules.php?name=Sections&op=listarticles&secid=6 Lejapon.org - Section langue japonaise] La partie langue du site et son forum dédié à la langue japonaise.
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/japonais.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire japonais-français/français-japonais.
- http://language.tiu.ac.jp/index_e.html (en anglais, allemand et japonais) : il suffit de faire un couper-coller et de cliquer pour avoir une traduction et explication de tous les mots en anglais ou allemand.
- [http://www.loecsen.com/travel/discover.php?lang=fr&to_lang=17/ Apprendre et écouter des expressions pratiques en japonais]
- [http://www.animelab.com/anime.manga/dictionary/ Dictionnaire Japonais<->Anglais] Hiraganas, Kanas et Kanjis avec recherche floue :)
- [http://www.animelab.com/anime.manga/translate Traducteur Japonais->Anglais]
- [http://www.nihongobenkyo.org/ Nihongo Benkyo] Dictionnaire et outil d'apprentissage du Japonais pour Linux et Windows. Catégorie:Langue japonaise ja:日本語 ko:일본어 ms:Bahasa Jepun simple:Japanese language th:ภาษาญี่ปุ่น zh-min-nan:Ji̍t-pún-oē

Royaume de Ryukyu

ja:琉球 Catégorie:Histoire du Japon Catégorie:Ryukyu_(Îles) Catégorie:Okinawa Ryukyu était un royaume indépendant qui a régné sur les îles Ryū-Kyū du au . Le roi de Ryukyu a unifié l'île de l'Okinawa et a élargi son territoire jusqu'aux îles d'Amami et aux îles de Yaeyama près de Taiwan. Diplomatiquement, le royaume établit une relation tributaire avec l'Empire chinois, notamment avec les dynasties de Ming et de Qing, et a développé les relations commerciales avec le Japon, la Corée et un grand nombre de pays asiatiques du sud-est, y compris le Siam, le Pattani, le Malacca, le Champâ et Java. En 1609, le royaume tombe devant la force expeditionaire de Kagoshima. L'Empire de Ming ayant prohibé le commerce avec les Japonais, le Seigneur de la Satsuma utilise alors Ryukyu comme couverture pour établir des relations commerciales profitables avec la Chine. Le gouvernement japonais moderne a annexé le royaume de Ryukyu et y a établi la préfecture d'Okinawa en 1879. L'Empire de Qing a vainement protesté sur cette disparition devant le gouvernement japonais.

Les événements principaux


- 1372 : La première mission officielle de Ming visite l'Okinawa, alors divisé en trois « montagnes » (principautés). C'est le début des relations tributaires avec l'Empire chinois.
- 1416 : Sur la « montagne moyenne » (Chuzan) est établie Nakijin Gusuku, qui en devient la capitale. La principauté est appelée Hokuzan.
- 1429 : La « montagne moyenne » occupe Shimajiri Osato Gusuku, capitale de la « montagne méridionale » (Nanzan), unifiant l'île de l'Okinawa. Le royaume de Ryukyu établit alors sa capitale à l'endroit du château de Shuri, où se trouve la ville de Naha moderne.
- 1477 : Le troisième roi, Sho Shin, monte sur le trône. C'est l'âge d'or du royaume.
- 1609 : Le seigneur de la Satsuma dans le Kyushu méridional conquère le royaume. Le roi de Ryukyu est alors forcé de payer un tribut à la fois au Japon et à la Chine.
- 1624 : Le seigneur de la Satsuma annexe les îles d'Amami.
- 1853 : Le Commodore Matthew Perry de l'US Navy visite le royaume.
- 1866 : La dernière mission officielle de l'empire de Qing visite le royaume.
- 1874 : Le dernier tribut à l'Empire Chinois est expédié de Naha.
- 1879 : Le Japon annexe le royaume de Ryukyu.

Sous le Japon et les États-Unis


- Seconde Guerre mondiale : Ryukyu est le théâtre de combats acharnés entre les forces armées américaines et japonaises. À la fin de la guerre, les îles situées en dessous de la latitude 30°N sont placées sous l'autorité du gouverneur militaire américain de Naha.
- Guerre Froide : L'archipel est source de frictions entre le Japon et les États-Unis pendant plus de 20 ans.
- 1972 : L'archipel revient sous contrôle japonais et le Japon accorde aux américains, sous certaines conditions, de garder leurs bases militaires.

1879

Catégorie:1879 Cette page concerne l'année 1879 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- 7 octobre : Duplice : alliance entre l'Autriche et l'Allemagne.

Espagne


- 2 mai : création clandestine du PSOE en Espagne.

France


- 30 janvier : Démission du président de la République Mac-Mahon, remplacé par Jules Grévy (fin en 1887).
- 9 août : Loi Paul Bert obligeant les départements à avoir une École Normale de garçons ET une École Normale de filles.
- La Marseillaise devient l'hymne national français.
- Les républicains obtiennent la majorité au Sénat.
- Retour des deux Chambres de Versailles à Paris.

Suisse


- Le peuple accepte une loi accordant des subventions aux chemins de fer des Alpes; la construction de la ligne du Gothard est ainsi assurée.
- La Suisse effectue ses premières conversations téléphoniques.
- A Saint-Gall, des étudiants anglais fondent le premier club de football du pays.
- Johanna Spyri publie Heidi et Heidi grandit.

Afrique


- Le roi des Belges Léopold II finance l'expédition au Congo d'Henry Morton Stanley.
- Guerre des Zoulous en Afrique du Sud.
  - 22 janvier : Victoire zouloue d'Isandhlwana, contre l'armée britannique.
  - Les guerriers zoulous d'Afrique du Sud sont défaits à Ulundi.

Amériques

Amérique du Nord


- 5600 km de New York à San Francisco sont parcourues en 7 jours par la nouvelle ligne ferroviaire transnationale nord.

Amérique latine


- Début de la guerre du Pacifique du Chili contre le Pérou et la Bolivie. Fin en 1883 par la victoire du Chili.

Asie


- L'État de Mysore en Inde se soumet aux Anglais.

Océanie & Pacifique


- 23 août Des immigrants portugais arrivent à Hawaii à bord du Ravenscrag avec des cavaquinhos qui seront à l'origine du ukulélé

Proche-Orient & monde arabo-musulman


- Tawfiq Pacha succède à Ismaïl Pacha comme vice-roi d'Égypte.
- Le député britannique Laurence Oliphant après un voyage en Transjordanie, chercha à persuader le Sultan d'accorder des terres aux Juifs sous une charte de colonisation.

Chronologies thématiques


- Chemins de fer : 1879 dans les chemins de fer
- Sports : 1879 en sport
- Arts :
  - Le dramaturge norvégien Henrik Ibsen écrit sa Maison de poupée.
  - Le peintre français Adolphe Bouguereau peint Naissance de Vénus, triomphe du « Nu académique ».
- Sciences et techniques :
  - L'inventeur américain Thomas Edison invente la première lampe électrique utilisable.
  - La firme Siemens met au point la première locomotive électrique.
  - L'inventeur français Émile Reynaud met au point son praxinoscope-théâtre.

Naissances en 1879


- 28 janvier : Francis Picabia, peintre français.
- 1 février : Henri Chrétien, inventeur français du Cinémascope.
- 6 février : Emile Othon Friesz, peintre français.
- 22 février : Joannes Bronsted, chimiste danois.
- 26 février : Frank Bridge, compositeur anglais.
- 14 mars : Albert Einstein.
- 11 avril : Bernhard Schmidt, astronome et opticien estonien.
- 15 août : Albert Hazen Wright, zoologiste américain († 4 juillet 1970).
- 26 octobre : Léon Trotsky, révolutionnaire soviétique.
- 14 novembre : Henry de Monfreid, écrivain et navigateur.
- 18 décembre : Paul Klee, peintre suisse.
- 21 décembre : Joseph Staline, homme d'État soviétique.
- 21 novembre : Joaquim Claret, à Camprodon (Catalogne), sculpteur († 25 décembre 1964).

Décès en 1879


- 10 février : Honoré Daumier, sculpteur, lithographe et peintre français
- 16 avril : Bernadette Soubirous, sainte chrétienne
- 1 juin : Eugène-Louis Bonaparte, prince héritier des Bonaparte lors de la guerre contre les Zoulous.
- 17 septembre : Eugène Viollet-le-Duc, architecte, ingénieur et écrivain français __NOTOC__ ko:1879년 ms:1879 simple:1879 th:พ.ศ. 2422

États-Unis d'Amérique

Les États-Unis, les États-Unis d'Amérique en forme longue, sont une fédération constituée de cinquante États (représentés par les cinquante étoiles du drapeau), située en Amérique du Nord et dans l'océan Pacifique. Quarante-huit de ces cinquante États sont situés au sud du Canada et au nord du Mexique. L'Alaska est situé à l'ouest du Canada. Hawaii est dans l'océan Pacifique, à 3 900 km au sud-ouest de la Californie. Washington, DC (ou District of Columbia) est la capitale fédérale du pays, avec un statut spécial (ce n'est pas un État et n'est pas non plus membre d'un État fédéré). D'autres territoires ont des statuts spécifiques, notamment des États (anciennes colonies) qui ne sont pas membre de jure de la fédération, mais qui sont en pratique intégrés : les Samoa américaines, Guam, les îles Mariannes du Nord, Porto Rico et les îles Vierges américaines. Les États-Unis sont membres de l'OTAN, de l'ALENA, du G8 et membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies.

Dénomination

La désignation en forme courte de ce pays est
États-Unis tandis que la désignation en forme longue est États-Unis d'Amérique. À l'exception notable de l'ONU et du titre de cet article, la forme courte États-Unis est utilisée pour désigner le pays par l'ISO, l'[http://publications.eu.int/code/fr/fr-5000500.htm UE], l'[http://www.ign.fr/telechargement/education/donnees/pcm.pdf IGN], la [http://www.eda.admin.ch/eda/f/home/foreign/stanam.ContentPar.0002.UpFile.tmp/lt_150813_statenames_f.pdf diplomatie suisse], l'[http://www.insee.fr/fr/nom_def_met/nomenclatures/cog/dbf/2005/txt/pays2005.txt INSEE], etc.

Histoire

Article détaillé : Histoire des États-Unis Le territoire actuel des États-Unis fut d'abord occupé par les Indiens d'Amérique qui étaient divisés en tribus et qui parlaient plusieurs centaines de langues différentes. Ils ont laissé peu de traces de leur présence, surtout pour les peuples nomades. Aux et s, les premiers contacts avec les Européens, principalement Espagnols au sud et Anglais à l'est constituèrent un choc des cultures et la plupart des Indiens sont morts à cause des épidémies importées par les Blancs. Anglais Le premier établissement anglais fut établi en 1607 à Jamestown, Virginie, et les 13 colonies proclamèrent leur indépendance le 4 juillet 1776 face à la Grande-Bretagne (Déclaration d'Indépendance). Ils adoptèrent la constitution des États-Unis d'Amérique en 1787, la première du monde. Ces deux textes sont fondateurs de l'identité américaine. La question de l'esclavage déclencha la guerre de Sécession en 1861. Mais cela n'empêcha pas les États-Unis de grandir grâce à l'immigration et l'industrialisation tout au long du ainsi que d'entreprendre la conquête de l'Ouest. Au , les États-Unis sont devenus la première puissance mondiale économique et politique (surtout après la Seconde Guerre mondiale), malgré des échecs comme la guerre du Vietnam qui traumatisa la société américaine. Depuis l'explosion de l'URSS et la fin de la guerre froide, les États-Unis sont la seule grande puissance, une puissance contestée par les islamistes, par la croissance chinoise et par les autres pôles de la Triade (Union européenne et Japon). Voir aussi : Histoire des relations franco-américaines

Politique

Histoire des relations franco-américaines
Article détaillé : Politique des États-Unis Le pays est constitué de cinquante États fédérés qui disposent d'une pleine souveraineté dans plusieurs domaines : il s'agit d'une fédération. Les États-Unis sont une république fédérale et parlementaire bicamériste. Les trois pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire) sont séparés. Le président et le vice-président sont élus ensemble pour quatre ans, au suffrage universel indirect. Chaque État est représenté par son collège de grands électeurs dont le nombre est approximativement proportionnel au nombre d'habitants de l'État en question. Depuis 1948, le président ne peut exercer que deux mandats. Le paysage politique est largement dominé par deux partis : le parti républicain et le parti démocrate. parti démocrate George W. Bush est président des États-Unis depuis 2001. La Cour suprême est la plus haute instance du système judiciaire fédéral. Voir aussi : : : : : :

États

Article détaillé : États des États-Unis Voir aussi : Ordre d'entrée dans l'Union

Géographie

Ordre d'entrée dans l'Union
Article détaillé : Géographie des États-Unis
- Quelques repères :
  - Ville la plus peuplée : New York
  - Sommet le plus haut : Mont McKinley
  - Point le plus bas : Vallée de la Mort
  - Principal fleuve : le Missouri-Mississippi qui coule sur plus de 6 000 Km.
  - Superficie : 9 631 417  km²

  - Littoral : 19 924 km

  - Altitudes extrêmes : - 86 m > + 6 194 m

Relief

Mississippi, États-Unis]] Le relief des États-Unis a une organisation méridienne. D'est en ouest, on rencontre :
- une plaine côtière le long de l'océan Atlantique
- la chaîne des Appalaches, peu élevée
- une vaste dépression (Grands Lacs, plaine du Mississippi, Grandes Plaines)
- les montagnes Rocheuses
- le Grand Bassin
- la Sierra Nevada et la Chaîne des Cascades
- des vallées étroites (vallée centrale de Californie)
- les Coast Ranges, une chaîne côtière le long de l'océan Pacifique Il faut y ajouter deux territoires importants :
- Hawaii, archipel volcanique
- l'Alaska, appendice montagneux et volcanique du continent nord-américain

Climats

Tous les climats sont représentés aux États-Unis, du plus froid (Alaska) au plus chaud (Vallée de la Mort), du plus humide (Nord-Ouest) au plus sec (déserts du Sud-Ouest).
Voir l'article détaillé

Fleuves

Vallée de la Mort
- Rio Grande : 3 060 km
- Arkansas : 2 348 km
- Colorado : 2 317 km
- Ohio : 2 102 km
- Snake River
- Columbia
- Mississippi

Lacs

Mississippi Les Grands Lacs représentent environ 250 000 km² : du plus grand au plus petit :
- Lac Supérieur
- Lac Michigan
- Lac Huron
- Lac Érié
- Lac Ontario Les autres lacs importants sont :
- Grand Lac Salé
- Lac Mead
- Lac Powell
- Utah Lake
- Lac Tahoe

Frontières terrestres

12 034 km de frontières :
- 8 893 km avec le Canada (dont 2 477 km avec l'Alaska)
- 3 326 km avec le Mexique
- 29 km avec Cuba (base navale de Guantanamo)

Géographie humaine

Guantanamo Les Américains se concentrent sur les littoraux, y compris ceux des Grands Lacs. À l'ouest du 100 méridien et en Alaska, les densités sont très faibles, sauf en quelques villes isolées. La Californie est l'État le plus peuplé. Plus des trois quarts de la population est urbaine. Les régions les plus dynamiques sont la Sun Belt. La reconversion du Nord-Est du pays lui permet de tenir un rôle important.
Voir aussi : ~ ~ ~ Politique environnementale des États-Unis d'Amérique

Économie

Politique environnementale des États-Unis d'Amérique
Article détaillé : Économie des États-Unis Les États-Unis possèdent la plus puissante économie du monde, avec un PNB qui s'élève à 11 649 milliards de dollars (2004). Dans cette économie de marché, les secteurs les plus dynamiques sont l'électronique, l'aérospatiale, les biotechnologies et les industries de l'armement, même si l'avance s'est réduite depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le principal atout du pays reste malgré tout le secteur tertiaire (services bancaires, production cinématographique, tourisme ...). Le taux de chômage est relativement faible. Les États-Unis souffrent d'un fort déficit commercial. La bourse de New York est l'une des premières du monde. Plusieurs atouts expliquent la puissance de l'économie américaine : le territoire américain est immense, bien doté en ressources minières (deuxième producteur mondial de charbon, pétrole, gaz naturel, or, cuivre ...) et agricoles. Il est situé entre les deux grands océans de la planète, l'océan atlantique et l'océan pacifique. Il est également bien maîtrisé par un réseau de transport varié (Grands Lacs, voies ferrées, ports, aéroports). La population est cosmopolite et mobile. Le niveau moyen de vie est fort, même si les inégalités sociales sont importantes. Le dollar et la langue anglaise ont un rayonnement international. L'état fédéral investit une part relativement importante du PIB dans la recherche et n'hésite pas à se montrer protectionniste. Les multinationales américaines sont présentes sur tous les continents et participent à la puissance économique du pays. Les États-Unis sont au cœur de l'ALENA, une organisation régionale qui prône la libre circulation des marchandises et des capitaux. Quelques chiffres récents :
- taux de chômage en mars 2005 : 5,2 % de la population active
- taux de croissance du PNB en 2003 : 3,2 %
- L'économie américaine a créé 2,2 millions d'emplois nouveaux en 2003
-
Voir aussi : Accord de libre-échange nord-américain; Économie américaine, 2002.
- Consultez les paragraphes sur l'économie des états et des grandes villes.

Démographie

Article détaillé : Démographie des États-Unis Démographie des États-Unis Population : 295 267 686 habitants (janvier 2005). 0-14 ans : 20,8 % (hommes : 31 122 974 ; femmes : 29 713 748) ; 15-64 ans : 66,9 % (hommes : 97 756 380 ; femmes : 98 183 309) ; + 65 ans : 12,4 % (hommes : 15 078 204 ; femmes : 21 172 956)
Densité : 30,25 hab./km²
Espérance de vie des hommes : 74,8 ans (en 2005)
Espérance de vie des femmes : 80,1 ans (en 2005)
Taux de croissance de la population : 0,92 % (en 2004)
Taux de natalité : 14,13/1000 (en 2004)
Taux de mortalité : 8,34/1000 (en 2004)
Taux de mortalité infantile : 6,63/1000 (en 2004)
Taux de fécondité : 2,7 enfants/femme (en 2004)
Taux de migration : 3,41/1000 (en 2004)
Âge médian : 35,6 ans (2001) Plus de trois millions de Mexicains vivraient de manière illégale aux États-Unis. La démographie des États-Unis d'Amérique diffère des autres pays industrialisés et développés :
- Les États-Unis sont le premier pays d'immigration du monde : en 1991, ils ont accueillis plus d'1,8 million d'immigrants.
- La natalité y est plus forte et dynamique que dans les autres pays riches.
- Les États-Unis sont au troisième rang des pays les plus peuplés, derrière la Chine et l'Inde.
- Il existe une quarantaine d'agglomérations de plus d'un million d'habitants.
Voir aussi : les lieux les plus riches aux États-Unis (classement des États et Comtés selon leur richesse) ~ Société américaine

Culture

Société américaine

- Voir l'article détaillé On distingue deux types de culture aux États-Unis : la culture élitiste et la culture populaire. La première est peu connue, la seconde rayonne dans le monde entier grâce au cinéma, à la musique, à Internet. La culture américaine a une base anglo-saxonne, qui s'explique par les origines historiques du pays. L'anglais est la langue la plus parlée. Cependant, les apports d'autres cultures contribuent à faire des États-Unis un creuset culturel :
- l'héritage indien se lit dans certains mots et toponymes.
- l'influence hispanique est forte en Californie, au Nouveau-Mexique et dans le Texas ainsi que dans plusieurs grandes villes ailleurs (New Y