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Diacritiques des syllabaires japonaisOn appelle diacritique un signe graphique apposé à un graphème des syllabaires hiragana ou katakana afin de transcrire un phonème modifié de celui que transcrit ce graphème.
Le japonais utilise deux diacritiques :
- Le premier (゛) est un signe composé deux petits traits, qui permet de transformer une consonne sourde en consonne sonore à l'initiale d'une syllabe – à l'exception du h qui est changé en b – et qui a plusieurs dénominations :
- dakuten (濁点, « point sonore »),
- nigori (濁り), par abréviation de nigoriten (濁り点),
- et plus familièrement ten-ten (点点 ou 点々, « point point ») ;
- Le second (゜) est un petit rond, qui permet de transformer h en p, et qui a deux noms :
- handakuten (半濁点, « point semi-sonore »),
- et plus familièrement maru (丸, « rond »).
Modifications des hiragana
On ne cite que l'attaque de la syllabe.
- K + ゛ = G
- S + ゛ = Z
- SH + ゛ = J
- T + ゛ = D
- CH + ゛ = DJ
- TS + ゛ = DZ
- H + ゛ = B
- H + ゜ = P
Modifications des katakana
Les modifications des katakana sont les mêmes que celles des hiragana. On transcrit juste en plus le son [v] (dans les mots d'emprunts) par :
- U + ゛ = V
Japonais
Catégorie:Langue japonaise
Diacritique
Un (signe) diacritique (du grec διακριτικός diacritikós, « qui distingue ») est un signe placé sur (diacritique suscrit), sous (diacritique souscrit), dans ou travers (diacritique inscrit), après (diacritique adscrit), devant (diacritique prescrit) ou tout autour (diacritique circumscrit) d'un graphème pour :
- en modifier la valeur phonétique ;
- permettre une lecture plus précise (les diacritiques ne sont alors pas obligatoires) ;
- ou éviter une ambiguïté entre des homographes.
Il existe aussi des lettres diacritiques, muettes et nécessairement écrites à côté de la lettre qu'elles modifient. Accessoirement, elles ont pu devenir un signe diacritique (cf. Umlaut et Rond en chef).
Au même titre que les ligatures et que les lettres supplémentaires inventées après coup, l'ajout de diacritiques étend le nombre de graphèmes d'une écriture. Dans de nombreux cas, la lettre diacritée n'est pas considérée comme un graphème indépendant mais comme un allographe, c'est-à-dire une autre version écrite de la lettre simple. La lettre diacritée n'intervient alors pas dans le classement alphabétique.
À titre d'exemple, l'accent aigu du français modifie la valeur phonétique d'un e, généralement prononcé [ǝ] (e« muet ») : é vaut alors [e]. L'accent grave sur un a, cependant, ne permet que de distinguer des homographes : la (article) ~ là (adverbe de lieu), valant tous deux [la]. On ne considère cependant pas é et à comme des lettres indépendantes de e et a. Le français ne connaît pas de diacritique servant à affiner la lecture : ils sont tous obligatoires.
Ce type-là existe en arabe, où les voyelles ne sont pas écrites ; dans les ouvrages didactiques ou religieux, on peut les noter sous forme de diacritiques. La fatḥa, un trait légèrement oblique suscrit, sert à indiquer la présence d'une voyelle [a] : le mot عدل se lit ʿadl (‘adl) mais se translittère ʿdl. Pour en préciser la lecture, on peut ajouter une fatḥa : عَدل.
Chaque écriture a pu développer ses propres diacritiques :
- diacritiques de l'alphabet latin (celui-ci servant aussi à la romanisation, c'est l'alphabet qui connaît le plus de signes diacritiques) :
- cf. aussi diacritiques de l'alphabet vietnamien (quôc ngu),
- les diacritiques utilisés en français, leur utilisation et les règles d'emplois, sont traités à part ;
- diacritiques de l'alphabet grec ;
- diacritiques de l'alphabet cyrillique ;
- diacritiques de l'alphabet arabe ;
- diacritiques de l'alphabet hébreu ;
- diacritiques de la devanâgarî ;
- diacritiques des syllabaires japonais ;
- diacritiques de l'alphabet tibétain.
Articles connexes
- lettre diacritique ;
- lettres supplémentaires ;
- écriture ;
- ligature ;
- typographie.
-
als:Diakritisches Zeichen
ja:ダイアクリティカルマーク
zh-min-nan:Phiat-im hû-hō
Hiragana
Les hiragana (平仮名, littéralement « kana lisses ») sont un syllabaire japonais et une des trois écritures du japonais avec les katakana et les kanji.
Ils ont été formés par abréviation cursive de kanji ayant la même prononciation. Ils permettent de transcrire la langue japonaise sans ambiguïté, au contraire des kanji. En effet, chaque hiragana représente une syllabe (techniquement, une more) qui peut être une voyelle seule (comme あ a) ou une consonne suivie d'une voyelle (comme か ka), ou encore le n syllabique ん, dont la prononciation varie en fonction de la syllabe qui le suit.
Utilisations
Les hiragana permettent d'écrire :
- Les mots japonais auxquels ne correspond aucun kanji, par example les particules telles que から (kara) et les suffixes telles que さん (san) ;
- Les mots japonais dont l'écriture en kanji est soit inconnue de l'auteur ou d'une partie du lectorat, soit jugée trop formelle ;
- Les okurigana, notamment les morphèmes grammaticaux, par exemple dans 食べました (tabemashita) ;
- Les furigana, c'est-à-dire les prononciations de kanji pour les lecteurs qui ne les connaîtraient pas.
La présence d'hiragana parmi des sinogrammes suffit en général à identifier un texte japonais.
Compositions des hiragana
Les hiragana consistent en un ensemble de caractères fondamentaux, les gojūon (五十音, littéralement « cinquante sons », bien qu'il n'en subsiste aujourd'hui que 46), qui peuvent être modifiés comme suit :
- L'ajout d'un dakuten (゛) transforme une consonne sourde en consonne sonore : k→g, t→d, s→z et h→b ; dans des écrits informels, en particulier dans les manga, on utilise parfois le dakuten sur des voyelles pour noter un son étranglé ;
- L'ajout d'un handakuten (゜) transforme le h en p ;
- L'ajout d'une version réduite de l'hiragana ya, yu ou yo (ゃ, ゅ ou ょ respectivement) transforme la voyelle i qui la précède en la palatalisant ;
- Un petit tsu っ indique une consonne géminée, ce qui ne peut apparaître qu'avant une fricative ou un coup de glotte ; il est représenté en rōmaji en doublant la consonne qui le suit ; dans des écrits informels, il est aussi utilisé en fin de mot pour indiquer une articulation dure ou hachée, pour exprimer de la colère ou de l'émoi par exemple.
Il est possible de représenter d'autres sons à l'aide d'hiragana en utilisant des petites versions des cinq voyelles. On les utilise, surtout dans un contexte informel, pour représenter des sons qui s'estompent petit à petit (はぁ, ねぇ).
Tableau des hiragana
Rōmaji suivant la méthode Hepburn. Les kana en rouge sont aujourd'hui obsolètes.
L'allongement de la voyelle pour la série de kanas avec o ou u se fait à l'aide du kana う (u) ; exemple : とうきょう Tōkyō, sauf dans quelques mots où l'on redouble le kana お o ; ex: おおきい ōkii, « grand ». Il s'agit en fait d'anciens - owo.
Ordre de classement
L'ordre des gojūon (les kana de base) est important puisque c'est aujourd'hui l'ordre le plus utilisé pour le classement dans les dictionnaires, les annuaires téléphoniques, etc., au Japon. On trouve encore parfois l'ordre traditionnel Iroha, du nom du poème pangramme qui en donne l'ordre.
Les kana avec des diacritiques ou de petit format sont assimilés aux kana de base pour le classement. Si deux mots ont les mêmes kana de base, la priorité est donnée au kana simple, puis à celui avec le diacritique dakuten, puis à celui avec le diacritique handakuten, puis à celui de petite taille. Les katakana et les hiragana sont traités de la même façon pour le classement.
Sens d'écriture des Hiragana
katakana
Les hiraganas, tout comme les caractères chinois, ont un sens d'écriture défini. Ordre d'écriture des traits qui prend son importance lors de la calligraphie japonaise.
Divers
- code ISO 15924 : Hira
Voir aussi
Articles connexes
- kana ;
- Iroha ;
- kanji ;
- katakana ;
- furigana.
Liens externes
- http://www.kanjistep.com/en/online/hiraganasteps ;
- http://home.worldcom.ch/~mrufenac/nihongo/testhiragana.html.
Catégorie:Kana
Catégorie:Méthode de transcription
ko:히라가나
ms:Hiragana
ja:平仮名
th:ฮิระงะนะ
PhonèmeCatégorie:Linguistique Catégorie:Phonétique
En phonologie, domaine de la linguistique, un phonème est la plus petite unité discrète ou distinctive (c'est-à-dire permettant de distinguer des mots les uns des autres) que l'on puisse isoler par segmentation dans la chaîne parlée. Un phonème est en réalité une entité abstraite, qui peut correspondre à plusieurs sons. Il est en effet susceptible d'être prononcé de façon différente selon les locuteurs ou selon sa position et son environnement au sein du mot (voir allophone). On transcrit traditionnellement les phonèmes par des lettres placées entre des barres obliques: /a/, /t/, /r/, etc., selon la règle un phonème = un symbole.
L'identification des phonèmes d'une langue se fait en construisant des paires minimales, c'est-à-dire des paires de mots de sens différents et qui ne diffèrent dans leur forme sonore que par un seul son (ce son peut alors être considéré comme un phonème).
Exemples :
- bien et mien : même raisonnement : /b/ et /m/ ;
- zona et sauna sont deux mots différents de la langue française, et il n'y a qu'un seul son différent (le premier). Donc, on peut conclure que le /s/ et le /z/ sont des phonèmes pour la langue française;
- roi avec un /r/ roulé ([r]) et roi avec un /r/ non roulé ([ʁ]) : les deux mots, en français, sont identifiés au même signifié. Il n'y a donc pas d'opposition entre le /r/ roulé et le /r/ non roulé, qui sont alors des allophones et non des phonèmes.
- Soulignons que cette notion de phonème est relative à une langue, en reprenant les deux derniers exemples. En espagnol il n'existe pas de paire minimale qui distingue /s/ de /z/, qui sont donc des allophones en espagnol standard. A contrario la paire pero et perro forme une paire minimale, qui prouve que /r/ et /rr/ sont des phonèmes distincts en espagnol standard.
La notion de phonème est décrite en détail dans l'article Phonologie.
Outre les phonèmes, il existe d'autres unités discrètes, comme les unités suprasegmentales.
Articles connexes
- Phonologie ;
- allophone ;
- distribution des phonèmes ;
- phonétique ;
- linguistique;
- archiphonème
ja:音素
ko:낱소리
zh-min-nan:Im-sò·
Japonais
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Introduction
Le japonais est la langue utilisée par la plupart des habitants du Japon (sauf les Aïnous et les habitants des îles Ryū-Kyū et les immigrés) ainsi que par ses émigrants (notamment au Brésil et au Pérou).
En japonais, la langue japonaise se dit nihongo (日本語). Le kanji 日 désigne le soleil et 本 ici « l'origine ». L'ensemble 日本 (nihon ou nippon) désigne le Japon parce que, du point de vue japonais de l'époque, la Chine était le centre du monde : le Japon se trouve à l'est de la Chine et est donc du côté où arrive le soleil (si on se place depuis leur « centre du monde »). C'est de là que vient l'expression « pays du soleil levant ». Le dernier kanji, go (語), désigne une langue.
Bien qu'il s'agisse d'une langue isolée, le coréen est la langue la plus proche du japonais (morphologie, syntaxe surtout).
Systèmes graphiques
Consulter Écritures du japonais pour un article complet.
La langue japonaise utilise conjointement deux ensembles de caractères distincts :
- les kanji (漢字, littéralement « caractères des Han », ethnonyme des Chinois) écriture idéographique d'origine chinoise ;
- les kana (仮名), système syllabique dérivé des kanji. Les kana se divisent eux-mêmes en deux groupes : les hiragana (平仮名) et les katakana (片仮名) ;
- Les katakana sont employés pour l'écriture de mots d'origines étrangères (ex. : チーズ : cheese, fromage en anglais), appelés gairaigo (外来語, littéralement « mots venus de l'extérieur ») au Japon, d'onomatopées, de mots qu'on veut mettre en relief (comme pour l'italique dans l'alphabet latin), et de temps en temps de noms d'animaux et de végétations (surtout dans l'académisme et dans les restaurants), etc. ;
- Les hiragana ont été composés à partir des kanji par « simplification » (ex. : 安→あ), alors que les katakana sont eux une partie extraites d'un kanji (ex. : 多→タ). Les mots d'origine « purement » japonaise (non dérivés du chinois) s'écrivent en hiragana (on qualifie ces mots de yamatokotoba 大和言葉, littéralement « mots du Yamato »). Mais la fonction première des hiragana est surtout d'écrire les enclitiques et suffixes grammaticaux des prédicats et parfois pour faciliter la lecture des kanji.
Il existe plusieurs méthodes de transcription du japonais en lettres latines ou rōmaji (ローマ字). Le plus utilisé à l'étranger est la méthode Hepburn dit modifié ou révisé (appelée Hebon-shiki au Japon). Cependant, un certain nombre de Japonais utilisent la méthode Kunrei ou kunrei-shiki qui diffère légèrement de Hepburn (un certain nombre de Japonais, notamment ceux qui ont poursuivi des études supérieures, utilisent la méthode Hepburn).
Voici les syllabes en kana (hiragana et katakana) puis dans le rōmaji Hepburn :
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Certains kana peuvent être modifiés par les diacritiques des syllabaires japonais, à savoir le dakuten (゛) et le handakuten (゜). Par exemple :
- か ka → が ga ;
- さ sa → ざ za ;
- た ta → だ da ;
- は ha → ば ba et ぱ pa.
Locuteurs
Le japonais est parlé par les 127 millions d'habitants du Japon. Dans certains pays ayant été colonisés par le Japon lors de la période expansionniste tels que Taiwan ou la Corée du Sud, il existe encore des nipponophones. Cette population reste cependant très réduite. Il existe aussi une petite communauté japonaise au Brésil qui parle encore japonais.
Par ailleurs, le japonais est couramment enseigné comme langue étrangère dans la plupart des pays d'Asie orientale et d'Océanie. En effet, le japonais fait partie de la petite douzaine de langues parlées par au-moins 100 millions d'habitants dans le monde.
Grammaire, syntaxe et usages
La grammaire japonaise est très différente de la grammaire française : tout comme le turc ou le basque, c'est une langue agglutinante. Bien que l'origine de la langue reste encore floue, certains linguistes classent le japonais dans le groupe des langues altaïques avec le mongol, le turc, le toungouze et le coréen (la langue la plus proche du japonais, surtout dans sa syntaxe).
Le prédicat se place à la fin des énoncés dans lesquels l'expansion n'est pas mise en vedette. Il n'y a ni genre, ni nombre, les verbes ne se conjuguent pas selon les personnes (je, tu, il…), et des particules invariables indiquent la fonction du mot dans la phrase.
En outre, le japonais, à l'instar de certaines langues asiatiques, se distingue aussi par son système de politesse reflétant la hiérarchie (d'où les questions d'âge, de situation maritale, de statut social et l'omniprésente carte de visite) : on ne s'exprime pas de la même manière suivant que l'on s'adresse à quelqu'un à qui l'on doit montrer du respect ou non. On utilise alors d'autres verbes et formes grammaticales. Ainsi, lorsque l'on dit « j'ai reçu un cadeau », on utilisera des verbes différents, selon qu'on l'a reçu d'un ami ou d'un professeur.
De plus, l'opposition de « l'humilité » (pour soi-même ou son groupe) et du « respect » (pour son interlocuteur) est omniprésente. Ainsi, tous les mots désignant les membres de la famille (père, mère…) sont en double : un pour parler des membres de sa propre famille et un pour parler des autres.
On distingue trois niveaux de politesse : la forme simple (familière), la forme polie simple ou teinei et la forme polie avancée ou keigo (敬語) qui se décline en sonkeigo (尊敬語, « mots de respect ») et kenjōgo (謙譲語, « mots d'humilité »). C'est dans ce dernier niveau que l'opposition humilité/respect est exprimée.
On distingue également, même si cela diminue à notre époque, une façon de parler spécifiquement féminine (ou enfantine) et une autre spécifiquement masculine. Les femmes ont en outre pour des raisons sociales un langage plus soutenu que les garçons. Détail qui a son importance lors de l'apprentissage du japonais oral car selon le sexe du professeur on risque de passer pour un personnage de manga ou alors pour une femme yakuza.
Politesse
La politesse japonaise, ou en japonais keigo (敬語), dont une traduction approximative serait « langage poli », constitue quasiment une langue dans la langue, et est le reflet direct de la structure et des interactions sociales.
L'utilisation de la politesse est un pré-requis dans la majorité des situations sociales : contrairement à la France où une utilisation trop poussée de la politesse peut conduire à paraître obséquieux ou hypocrite, au Japon une utilisation insuffisante de la politesse conduit à paraître incorrect, voire insolent.
La systémique de la politesse japonaise peut apparaître difficile au premier abord, mais ses concepts de base sont relativement faciles à intégrer. Cependant, la maîtrise de la politesse japonaise à un niveau avancé, subtil et instinctif, notamment à l'écrit, est, de l'aveu des Japonais eux-mêmes, particulièrement ardue.
Pour reprendre la définition du japanologue Sadaki Hagino, la politesse japonaise peut se définir comme « un système organisé de mots visant à exprimer la reconnaissance de différentes nuances de différence de hauteur entre plusieurs personnes » (敬語は人間のなんらかの意味の上下関係の認識を表現する語彙の体系である).
Alors que dans la majorité des langues occidentales la « politesse » ne s'exprime que vis-à-vis de son interlocuteur (choix du tutoiement ou du vouvoiement en français par exemple), il existe une distinction claire dans la politesse japonaise entre :
- Wadai (話題), objet de la conversation, c'est-à-dire la personne/le groupe social dont on parle
- Dentatsu (伝達), [situation de] communication, c'est-à-dire la personne/le groupe social à qui l'on parle.
Par ailleurs, la politesse japonaise repose sur la distinction fondamentale entre uchi (内, « intérieur », c'est-à-dire les membres de son propre groupe social) et soto (外, « extérieur », c'est-à-dire les membres d'un groupe social différent de son propre groupe).
La politesse japonaise comporte concrètement trois dimensions relativement indépendantes : sonkeigo (尊敬語), langage de respect ; kenjōgo (謙譲語), langage d'humilité ; teineigo (丁寧語), langage de courtoisie. Chacune de ces trois dimensions possède un certain nombre de nuances, notamment d'intensité (l'exemple le plus connu étant la différence d'intensité entre san (さん) et sama (様), mots de respect généralement très approximativement traduits en français par « M./M/M » pour le premier, « maître » pour le second).
La fonction de ces dimensions s'expliquent facilement au moyen des distinctions exposées plus haut :
- Le sonkeigo est utilisé pour marquer le respect dû par le locuteur à la personne/au groupe social dont il parle. Cette personne/son groupe social peut n'être autre que l'interlocuteur/son groupe, mais peut tout aussi bien être une personne/un groupe non présent.
- Le kenjōgo est utilisé pour exprimer la relation de hauteur entre deux entités (personnes ou groupes sociaux) constituant le sujet de conversation. Contrairement à ce que le nom pourrait faire croire, le kenjôgo n'est donc pas uniquement utilisé pour parler avec humilité de soi/de son groupe : ce n'est le cas que lorsque qu'il y a identité entre la personne/le groupe social constituant la partie « inférieure » de la relation de hauteur mentionnée dans le sujet de conversation et le locuteur ou son groupe.
- Le teineigo est utilisé pour exprimer de manière directe de la courtoisie à son interlocuteur, et ce quel que soit le sujet de la conversation. Notons la différence subtile entre courtoisie et respect : là ou le respect exprime une différence de hauteur entre deux entités, la courtoisie exprime, elle, une absence de familiarité entre ces deux entités. Alors que l'expression de respect implique en général l'expression de courtoisie, l'inverse n'est pas vrai : il est tout à fait possible de parler courtoisement à quelqu'un sans lui exprimer de respect (le cas typique est celui de deux collègues d'une même entreprise de même niveau hiérarchique et n'étant pas en termes familiers).
Ainsi, les moyens qu'offrent la politesse japonaise permettent (et souvent la situation sociale impose) par exemple :
- De parler familièrement à quelqu'un de quelqu'un d'autre avec respect ;
- De parler courtoisement à quelqu'un de quelqu'un sans respect ;
- D'exprimer de la courtoisie à son interlocuteur sans lui exprimer de respect (voir plus haut) ;
- D'exprimer du respect à son interlocuteur (ce qui implique de lui exprimer de la courtoisie, et le plus souvent d'exprimer de la modestie envers soi-même) ;
- D'exprimer (au moyen du langage de respect et du langage de modestie) à son interlocuteur la relation entre deux personnes externes, ce qui peut se faire en parlant familièrement ou courtoisement à son interlocuteur ;
- Etc.
Dialectes
Comme pour la plupart des langues, il existe de nombreux dialectes du japonais qui se distinguent bien sûr par le vocabulaire, mais aussi par l'accentuation et les particules ajoutées en fin de phrases. « Dialecte » se dit « ben » en japonais (弁), et pour désigner un dialecte en particulier on accole le suffixe « ben » au nom de la ville, de la préfecture ou de la région où il est parlé.
- Hokkaidō-ben
- Tōhoku-ben
- Tochigi-ben
- Tōkyō-ben
- Shizuoka-ben
- Mikawa-ben
- Nagoya-ben
- Kansai-ben
- Kyōto-ben
- Ōsaka-ben
- Okayama-ben
- Hiroshima-ben
- Hakata-ben
- Kumamoto-ben
- Nagasaki-ben
- Ōita-ben
- Miyazaki-ben
- Kagoshima-ben
- Okinawa-ben (Ryūkyū-go)
Exemples
Particularités
- Le franponais
Voir aussi
Liens internes
- écritures du japonais
- vocabulaire japonais
- prononciation du japonais
- grammaire japonaise
- abréviation en japonais
- linguistique
- dictionnaire des langues
- langues par famille
Liens externes
- [http://www3.online.fr/osaka/ Osaka.int.ms - Cours de japonais] Cours très simple pour débuter.
- Traduction de mots japonais en de nombreuses langues. (en anglais)
- http://dico.fj.free.fr/fllj/faq.htm : FAQ du forum usenet news:fr.lettres.langue.japonaise (fllj)
- image:logo-diko.gif http://www.dictionnaire-japonais.fr - Dictionnaire de japonais collaboratif illustré. Déjà plus de 9000 mots référencés.
- [http://www.lejapon.org/info/modules.php?name=Sections&op=listarticles&secid=6 Lejapon.org - Section langue japonaise] La partie langue du site et son forum dédié à la langue japonaise.
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/japonais.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire japonais-français/français-japonais.
- http://language.tiu.ac.jp/index_e.html (en anglais, allemand et japonais) : il suffit de faire un couper-coller et de cliquer pour avoir une traduction et explication de tous les mots en anglais ou allemand.
- [http://www.loecsen.com/travel/discover.php?lang=fr&to_lang=17/ Apprendre et écouter des expressions pratiques en japonais]
- [http://www.animelab.com/anime.manga/dictionary/ Dictionnaire Japonais<->Anglais] Hiraganas, Kanas et Kanjis avec recherche floue :)
- [http://www.animelab.com/anime.manga/translate Traducteur Japonais->Anglais]
- [http://www.nihongobenkyo.org/ Nihongo Benkyo] Dictionnaire et outil d'apprentissage du Japonais pour Linux et Windows.
Catégorie:Langue japonaise
ja:日本語
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Catégorie:Langue japonaiseJaponais Catégorie:JaponJaponais
664VII. mendearen taula (VI. mende | VII. mende | VIII. mende)
640ko hamarkada | 650ko hamarkada | 660ko hamarkada | 670ko hamarkada | 680ko hamarkada
659 | 660 | 661 | 662 | 663 | 664 | 665 | 666 | 667 | 668 | 669
Gertaerak.
Jaiotzeak.
Heriotzak.
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Category:VII. mende
ko:664년
wagi zujer Casino hotels Prague slots
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Pedicularis
Glindė (Pedicularis, angl. Wood betony, Louseworts) - bervidinių (Scrophulariaceae) šeimos augalų gentis. Tai daugiametės, retai vienmetės bei dvimetės žolės - tarpiniai parazitai. Savo šaknimis prisisiurbia prie kitų žolinių šaknų, dažniausiai varpinių arba viksvų.
Gentyje apie 600 rūšių; auga Šiaurės pusrutulyj
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Pezizales
Ausūniečiai (Pezizales) - aukšliagrybių (Ascomycetes) eilė. Šios eilės grybai suformuoja atviro tipo vaisiakūnius, kurie vadinami apoteciais. Jų formų įvairovė didelė: dubenėlio, puodelio, lėkštutės, disko, ausies, taurės, kūgio ir kt. Apoteciai būna rudi, geltoni, raudoni, oranžiniai, melsvi, violetiniai ir kt. Auga ant samanų, pūvančios medienos, žievės, drėgnų sienų. Jiems priklauso gerai žinomi grybai: devynbalsinių (Sylviidae) šeimos paukštis, priklausantis pečialindų genčiai.
Kūno viršutinė dalis rusvai pilka ar žalsvai pilka, apatinė gelsvai balta. Virš akių neryškus balsvas antakis.
Gyvena pamiškėse, dideliuose krūmų masyvuose.
Category:Devynbalsiniai
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Phoenicurus ochruros
Dūminė raudonuodegė (lot. Phoenicurus ochruros, angl. Black Redstart, vok. Hausrotschwanz) - musinukinių (Muscicapidae) šeimos žvirblinis paukštis. Patino viršugalvis ir nugara pilkos spalvos. Kakta, galvos šonai, gerklė ir krūtinė juodi. Sparnuose balta dėmė. Patelės kūno apatinė dalis tamsiai pilka. Antuodegis ir uodega ryškiai rudi.
Lietuvoje reta rūšis. Aptinkama ba
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Picidae
- Jynx
- Picumnus
- Sasia
- Nesoctites
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- Campephilus
- Picus
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- Blythipicus
- Reinwardtipicus
- Meiglyptes
- Hemicircus
- Mulleripicus
Geniniai (lot. Pi
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Piciformes
Geniniai paukščiai (Piciformes) - paukščių (Aves) būrys. Priklauso smulkūs, iki vidutinio didumo, gana įvairios išvaizdos ir gyvenimo būdo miško paukščiai. Jų kojos pritaikytos kopinėti medžių kamienais: du pirštai atkreipti į priekį, 2 atgal. Minta medžių vaisiais ir sėklomis, o kai kurie paukščiai ilgu savo liežuviu iš po žievės bei iš medienos ištraukia besislapstančius
|
Pycnonotidae
Biulbiuliniai (lot. Pycnonotidae, angl. Bulbuls, vok. Bülbüls) - žvirblinių (Passeriformes) būrio paukščių šeima. Tai nedideli ar vidutinio dydžio paukščiai, turintys blankiai žalsvos, rudos ar pilkos spalvos plunksnas. Daugelis rūšių skiauterėtos, apie snapo pagrindą auga šeriai, kurie gali būti nulinkę žemyn.
Gyvena mi
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Pieridae
Baltukai (lot. Pieridae, vok. Weißlinge) - drugių (Lepidoptera) šeima. Drugiai stambūs ir vidutiniai, geltoni ar oranžiniai, dažnai su juodmis dėmėmis ant sparnų. Vikšrai randami ant įvairių bastutinių, erškėtinių ir kitų šeimų augalų. Kai kurios rūšys kenkia žemės ūkio kultūroms. Pasaulyje žinoma 76 gentys ir apie 1500 r
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