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Suffixe

Suffixe

catégorie:Linguistique Pour les préfixes du système international, voir ici. ---- En morphologie, domaine de la linguistique, un affixe (du latin ad-fixus > affixus, « (qui est) fixé contre ») est un morphème en théorie lié qui s'adjoint au radical ou au lexème d'un mot. Des affixes peuvent se lexicaliser et donc devenir des morphèmes libres : c'est le cas pour le préfixe ex- dans une expression comme mon ex, à savoir mon ex-mari / -petit ami, etc. N.B. : en mathématiques, une affixe est un nombre complexe associé à un point du plan. Pour cette notion, voir Plan complexe.

Valeur des affixes

Les affixes sont principalement de deux natures :
- affixes grammaticaux et flexionnels. :Ils ne donnent pas naissance à un nouveau lemme mais à une autre forme d'un même radical :
  - affixes agglutinants (ils dénotent un seul trait grammatical) :
    - japonaiswatashi « je » / 私たち watashi-tachi « je [pluriel] → nous »,
    - chinois « je » / 我們 wǒ-men « je [pluriel] → nous »,
    - turc ev « maison » / ev-ler « maison [pluriel] → maisons »,
  - désinences (ils peuvent dénoter plusieurs traits grammaticaux ; consulter aussi l'article Langue flexionnelle) :
    - grec λόγ-ος lógos « parole » [désinence nominale du nominatif masculin singulier],
    - latin fec-erunt « ils firent » [désinence verbale de troisième personne du pluriel du parfait de l'indicatif],
  - affixes de classe (dénotent des traits sémantiques et grammaticaux) :
    - en tonga (langue bantoue) bu-Tonga « les Tongas » [préfixe pluriel de la classe des ensembles de personnes].
- Affixes de dérivation. :Ils permettent de former, à partir d'un même radical, de nouveaux lemmes :
  - affixes sémantiques (pour la création de mots dérivés de sens différent) : français dé-faire (préfixe privatif : indique le contraire du signifié du radical), re-faire (préfixe fréquentatif : répétition), par-faire (préfixe perfectif : indique que l'action est entièrement accomplie), mé-faire (préfixe péjoratif : modifie négativement le signifié du radical), ou encore jaun-asse (suffixe péjoratif),
  - affixes lexicaux (permettent de former des dérivés de classe lexicale ou de genre différents, par exemple ; dans les exemples, les désinences sont entre parenthèses) : latin pugn-u-(s) « poing » (nom), pugn-a « combat à coup de poing », pugn-are « combattre au coup de poing > combattre » (verbe), pugn-tu(m) > punc-tu(m) (participe passé passif) « ce qui est piqué > piqûre », pugn-ac(s) > pugn-ax « ardent à la lutte aux poings > belliqueux » (adjectif).

Place des affixes

Selon leur place par rapport au radical, les affixes se subdivisent en plusieurs types :
- préfixes (latin præ-fixus, « fixé devant »), placés avant le radical : français pré-paration ;
- suffixes (latin sub-fixus > suffixus, « fixé derrière »), placés après : latin figur-are,
- infixes (latin in-fixus, « fixé dans ») s'insèrent à l'intérieur du radical : grec λαμϐάνω « je prends » (racine λαϐ- avec un suffixe -άνω inchoatif — indique que l'action commence — et un infixe inchoatif -μ- ; à l'aoriste, sorte de passé simple, les affixes inchoatifs disparaissent : ἔ-λαϐ-ον « j'ai pris »),
- circumfixes (latin circum-fixus, « fixé autour ») : affixes se plaçant autour d'un radical, comme on en rencontre en allemand dans le participe passé passif des verbes faibles construit avec le circumfixe ge-...-t ; ainsi hab-en « avoir » fait ge-hab-t (il est aussi possible de considérer que ge- est un augment). De même, en tatabahasa, langue indonésienne, il existe plusieurs circumfixes, comme per-...-an (marquant, entre autres, le résultat nominal d'un procès verbal) : janji « promettre » donne per-anji-an « promesse ». Les affixes peuvent s'ajouter les uns aux autres ; un mot comme anticonstitutionnellement, par exemple, s'analyse grossièrement ainsi : D'autre part, le jeu de l'évolution phonétique fait parfois que le locuteur profane ne peut distinguer les morphèmes d'un mot donné : dans le verbe pondre, par exemple, po- représente un ancien préfixe que, déjà en latin (dans ponere), les locuteurs ne savaient pas reconnaître comme tel. De fait, n'étant plus productif en latin, il ne l'est pas plus en français. Il existe d'autres types de placements qui ne concernent plus vraiment une vision morphématique de la question mais considèrent que la flexion interne fait aussi partie des affixes :
- simulfixes (simul : « en même temps ») : des phonèmes sont modifiée mais l'apparence globale du terme est conservée. Il peut s'agir d'une flexion interne, du type arabe سُلْطاَن sulṭān « sultan » / سَلاَطِين salāṭīn « sultans », maltais raġel « homme » / irġiel « hommes », ou encore breton dant « dent » / dent « dents ». Le suffixe -er du mandarin s'apparente à un simulfixe par rétroflexion : 錯 cuò [ʦʰʷo] « être dans l'erreur » / 錯兒 cuòr [ʦʰʷo˞] « erreur » ;
- suprafixes (supra : « au-delà ») : c'est un trait suprasegmental du signifié qui est modifié, comme dans l'anglais recórd [ɹɪ'kɔːd] « enregistrer » / récord ['ɹekɔːd] « enregistrement », en mandarinhǎo « être bon » / 好 hào « trouver bon » ou encore en sanskrit यम् yam [jɐm] « qui (accusatif masculin) » / याम् yām [jaːm] « qui (accusatif féminin) » (dans ce dernier exemple, considérer que le passage de a à ā est la marque d'un suprafixe est contestable).

Affixes séparables et tmèse

Dans certaines langues, les affixes peuvent être reliés étymologiquement à des morphèmes autonomes comme des prépositions, c'est-à-dire étymologiquement des adverbes. C'est le cas dans nombre de langues indo-européennes. De sorte, il est parfois possible de leur rendre leur fonctionnement autonome en les séparant du radical : on parle alors d'une tmèse (du grec τμῆσις tmêsis « coupure »). En grec ancien, la tmèse est assez rare et se limite surtout à des états anciens de la langue, quand la distinction entre affixe et adverbe n'était pas encore nette : ainsi, chez Sappho :Ἔσπερε [...] φέρεις ἄπυ μάτερι παῖδα :« Étoile vespérale, tu ramènes l'enfant à sa mère ». L'auteur utilise φέρεις... ἄπυ au lieu de ἀπύφερεις. Le préfixe ἀπύ- « (de) loin » est séparé du thème verbal φέρεις « tu transportes » et redevient grammaticalement mais non sémantiquement une préposition autonome. Un contresens ferait traduire par « tu mènes l'enfant loin de (ἀπύ-) la mère », en considérant que ἄπυ est une préposition ayant pour régime μάτερι « (à) la mère » ; on aurait dans ce cas ἀπὺ μάτερι « loin de sa mère » (noter la différence d'accentuation). Il faut donc faire de ἀπύ- un préfixe détaché du radical pour obtenir le sens, plus convaincant dans le reste de la phrase, de ἀπυφέρεις, c'est-à-dire « tu ramènes (de loin) ». Les tmèses sont aussi fréquentes chez Homère : τίθει... πάρα au lieu de παρατίθει « il place à côté, il offre ». Ce cas de figure est cependant régulier dans certaines langues germaniques comme l'allemand où les « particules séparables » sont plus nombreuses que les inséparables (liste fermée : zer-, be-, er-, ge-, miß-, ent-, emp- et ver-). La position du préfixe, collé au verbe ou séparé, est régie par des règles strictes : an-ziehen « tirer » mais ziehe den Vorhang an « tire le rideau », par opposition à er-lagen « succomber » / er erlag seinem Wunden « il succomba à ses blessures ». La mobilité relative du préfixe dans certaines langues indo-européennes est un reliquat lointain d'une langue, l'indo-européen, dans laquelle les prépositions et les préfixes étaient d'anciens adverbes. Poussé plus loin, le raisonnement permet de penser que les désinences flexionnelles elles aussi sont issues d'anciennes formes autonomes, ce que des langues très anciennes comme le grec d'Homère et le sanskrit du Rig Veda confirment en partie. Ainsi, la différence principale qui existe entre les langues agglutinantes et les langues flexionnelles — à savoir l'identité du radical, le non-syncrétisme des affixes et leur capacité à ne pas saturer directement un radical (c'est-à-dire la possibilité de s'agglutiner les uns aux autres) — se trouve réduite si l'on considère que l'existence de langues flexionnelles est peut être le résultat de l'évolution d'états plus anciens, qui rejoignent le type agglutinant. Certaines désinences reconstruites de l'indo-européen montrent en effet des liens implicites avec d'autres types de suffixes : c'est le cas pour le celui de formation de mots féminins que l'on écrit
- -ih2
(on lit « /i/ laryngale 2 ») et qui donne en grec des noms principalement féminins en -ια /ia/, équivalents aux noms latins surtout féminins en -ia et en sanskrit aux noms féminins en (résultat phonétique attendu de
- -ih2
). Ce suffixe devient dans les langues en question une désinence, celle de nominatif singulier féminin (sauf pour quelques cas). Étymologiquement, ce n'est qu'un suffixe de formation de noms dérivés d'un masculin indiquant la possession.

Articles connexes


- Lexème, radical ;
- Redoublement et augment ;
- morphologie. ja:接辞

Catégorie:Linguistique

catégorie:Sciences humaines Cette page recense les articles de linguistique. Consulter Liste des notions utilisées en linguistique pour une liste plus complète comprenant des articles en attente de rédaction. ja:Category:言語学 simple:Category:Linguistics th:Category:ภาษาศาสตร์ zh-min-nan:Category:Gí-giân-ha̍k



Morphologie

Biologie

La morphologie est une branche de la biologie qui traite de la structure externe des animaux et des plantes, et décrit leurs variétés, homologies et évolutions.

Géologie

Aussi appelée géomorphologie, c'est la branche de la géologie qui étudie les caractéristiques, la configuration et l'évolution de formes de terrains et de roches.

Cristallographie

La morphologie d’un cristal est l’ensemble de ses faces développées. Les dimensions relatives des faces d’une substance cristalline dépendent des conditions de croissance et peuvent varier d’un cristal à l’autre : le caractère constant est l’angle dièdre entre les faces.

Probabilités

On nomme morphologie mathématique l'étude de champs de probabilités sur un domaine spatial.

Linguistique

La morphologie est la branche de la linguistique qui étudie la façon dont les morphèmes se combinent pour former des lemmes (par dérivation, composition, flexion, redoublement et/ou affixation). Catégorie:Linguistique Catégorie:Sciences de la Vie

Latin

Introduction

Le latin est une langue italique de la famille des langues indo-européennes, aujourd'hui considérée comme éteinte, même si elle continue d'être utilisée et développée comme langue écrite. Utilisée par les Romains, elle resta jusqu'au XVIIe siècle la langue principale de la diplomatie internationale, puisqu'elle était la seule langue commune à toutes les parties. Langue liturgique et officielle de l'Église catholique (textes doctrinaux ou disciplinaires, droit, etc.), elle est toujours une des trois langues officielles de l'État du Vatican. Elle est encore partiellement une langue d'enseignement dans les universités pontificales romaines. Son enseignement au futur clergé en tant que langue parlée est généralement abandonné dans les séminaires locaux. Le latin reste cependant étudié et utilisé comme langue de culture. Il conserve un réel succès d'estime auprès de nombreuses personnes qui la pratiquent couramment (voir Vicipaedia : cette version latine de Wikipedia compte 4000 articles, témoignant du nombre et de la passion des locuteurs). Le latin est la langue-mère des langues romanes.

Histoire

Plusieurs langues européennes dérivent directement du latin vulgaire (c'est-à-dire des variantes parlées par le peuple et non la langue littéraire), les langues romanes, comme le catalan, le castillan, le français, l'italien, le portugais, l'occitan, le romanche, le roumain, etc. D'autres langues lui ont emprunté un très large vocabulaire, comme l'albanais (par proximité) ou l'anglais (par l'intermédiaire de l'ancien français ou par l'occupation romaine d'une grande partie de l'Angleterre). Le latin ayant été pendant des siècles la langue savante (et, en France, celle de l'enseignement, du au ) et la langue de l'Église catholique romaine, son influence en Europe s'est fait sentir dans un grand nombre de langues.

Latin médiéval

On parle parfois de bas-latin pour désigner le latin de la fin de l'Antiquité et du début du Moyen Âge, pour lequel on peut parler de latin médiéval, par opposition au latin classique de Cicéron. De nombreux termes empruntés aux langues germaniques se sont ajoutés au vocabulaire. Un certain nombre de termes classiques ont acquis un sens religieux dans le contexte de la chrétienté (credo par exemple) qu'ils n'avaient pas à l'époque antique.

Le latin, langue vivante

Jusqu'au , les thèses de doctorat, qu'elles soient de médecine ou de n'importe quelle autre science devaient être publiées en latin. Pour ce faire, les doctorants payaient parfois et souvent très mal un étudiant latiniste pour exécuter la traduction. La langue de l'Eglise catholique reste et demeure le latin. Cela ne va pas sans difficultés. Déjà au temps du concile Vatican II, Yves Congar o.p., expert au concile, s'emploie à corriger la copie de ses collègues afin qu'ils s'expriment dans un latin fluide et contemporain. Par ailleurs, son Journal du Concile (CERF, 2000) témoigne qu'il donne, en catimini, des notes à l'expression latine des divers évêques et cardinaux. Le latin n'est plus enseigné aujourd'hui, en tant que langue vivante, que dans les universités ecclésiastiques romaines (la Grégorienne, l'Augustine, etc.) et dans les séminaires dépendant de la Fraternité Saint-Pie X, qui ne reconnaît plus l'autorité romaine. Lors du conclave de 2005, un des derniers enseignants actifs dans une université ecclésiastique romaine a indiqué que seuls deux cardinaux, dont celui qui fut élu pape, le comprenaient encore lorsqu'il s'adressait à eux en latin. Pour aider à une meilleure qualité du latin écrit chez ceux de ses représentants qui doivent encore le pratiquer, le Vatican entretient un service du latin moderne et contemporain. Soixante mille mots ou expressions ont été ajoutés au latin ces deux derniers siècles, afin de permettre l'expression sur tous les sujets contemporains (puissance nucléaire se dit par exemple vis atomica), ce qui lui confirme le statut de langue vivante, contrairement à une opinion répandue. Il existe une méthode Assimil de latin, qui commence ainsi: - Latíne lóqueris? - Parles-tu latin ? - Nondum latine loquor. Hæc léctio mihi prima est. - Je ne parle pas encore latin. C'est ma première leçon. - Cito latíne loquéris. - Tu parleras bientôt. On insiste avec raison sur la nécessité d'accentuer correctement.

Le latin et l'Union Européenne

Assimil Le latin est aussi utilisé de temps en temps dans le contexte de l'Union européenne, lorsque le multilinguisme officiel n'est pas applicable. Afin de montrer son attachement à son modèle culturel pluraliste, l'Union Européenne a alors recours, pour de courtes et simples inscriptions, à la langue latine, qui souligne son glorieux passé (voir photo).

Classification

Le latin est une langue indo-européenne appartenant au groupe italique, même si cette appartenance a été contestée par certains linguistes. Plus précisément, on classe le latin parmi les langues italo-falisques.

Répartition géographique

Statut officiel

Le latin est toujours aujourd'hui la langue officielle de l'Eglise catholique. La langue officielle du Vatican est quant à elle le français avec, de facto, l'italien.

Langues dérivées

Les langues romanes sont dérivées du latin.

Ecriture

Les romains sont les créateurs de l'alphabet latin, qui comportait, à l'époque classique, les lettres suivantes : Les lettres K, Y et Z sont rares. Y et Z ont été ajoutées pour transcrire les mots grecs et K était initialement utilisé pour C devant A et les consonnes, mais a progressivement été éliminé.

Prononciation

Prononciation ancienne restituée

On connaît avec précision la prononciation du latin classique, grâce aux nombreux témoignages laissés par les auteurs latins et au moyen de la méthode comparatiste. L'une des modifications les plus importantes depuis l'indo-européen est le rhotacisme (passage de /s/ à /r/ dans certaines conditions ; principalement entre voyelles). La prononciation d'une langue n'étant pas figée, tant que le latin a été parlé, ses phonèmes ont évolué. On indique ici les évolutions les plus flagrantes :
- æ (diphtongue) : initialement // puis // (à partir du ) ;
- au (diphtongue) : // ; cette diphtongue, hormis dans certaines prononciations dialectales, s'est conservée tout au long du latin ;
- c : /k/ (toujours dur) ; dans les inscriptions archaïques (et dans le prénom Caius), c pouvait servir à noter /g/ ;
- ch : // (aspiré, comme en grec ancien) ;
- g : /g/ (toujours dur) ;
- h : initialement /h/ (comme en anglais ou en allemand) puis très rapidement muet (dès les premiers textes littéraires) ;
- i : note à la fois la voyelle /i/, longue ou brève, et la spirante /j/ (/jj/ entre deux voyelles) ; dans les éditions scolaires, quand i vaut /j/, il est souvent écrit j, distinction que les Romains ne pratiquaient pas (pour cause : la lettre j n'est apparue que bien après) : ils écrivaient I en toute position ;
- m : /m/ ; très rapidement muet en fin de mot (avec vraisemblablement une nasalisation de la voyelle précédente ; ce traitement est survenu avant la période littéraire) ;
- œ (diphtongue) : // puis /eː/ (à partir du ) ;
- ph: // (aspiré ; emprunté du grec ancien) ;
- qu : // ;
- r : /r/ (roulé) ;
- s : toujours /s/ ; le latin ne connaissait pas le son [z], remplacé par /r/ (rhotacisme) ;
- th: // (aspiré ; emprunté du grec ancien) ;
- u : note à la fois la voyelle /u/ et la spirante /w/ ; la distinction entre u et v en minuscules est relativement récente et ne s'emploie que dans les éditions scolaires. Les Romains écrivaient V en toute position ;
- y : /y/ (emprunté au grec ancien) ;
- z : /zz/ (long ; emprunté au grec). Chaque voyelle (a, e, i, o, u, y) peut être brève ou longue. Le latin antique était une langue à accent de hauteur aussi dotée d'un accent d'intensité secondaire.

Prononciations modernes

[En préparation]

Grammaire

Morphologie

La morphologie du latin est celle d'une langue hautement flexionnelle.

Système nominal

L'article complet se trouve dans Déclinaisons latines. On compte dans le système nominal autant les noms que les adjectifs, qui suivent des flexions proches, sinon similaires. La flexion nominale comporte :
- deux nombres comme en français : singulier, pluriel ;
- trois genres : masculin, féminin et neutre (rare en français, conservé seulement dans les pronoms quoi, que) ;
- cinq types de déclinaisons pour le nom
- deux classes d'adjectifs : la première correspond aux déclinaisons 1-2 du nom, la seconde à la déclinaison 3 du nom;
- les degrés de l'adjectif comparatif (plus beau, moins beau) et superlatif (très beau, le plus beau, le moins beau), marqués par des suffixes : -ior (classe 2), -issimus (classe 1) (mais nombreuses exceptions)comme melior, pessimus, pejor...;
- le latin classique comporte six cas : nominatif, vocatif, accusatif, génitif, datif, ablatif. Le roman, issu du latin au Moyen Âge et ancêtre du français, n'en comporte plus que deux.

Système verbal

L'article complet se trouve dans Conjugaisons latines. Le verbe se conjugue selon :
- quatre types de conjugaison ;
- deux voix (active et passive), avec le cas particulier des verbes déponents (forme passive mais sens actif) ;
- six modes (infinitif, indicatif, subjonctif, impératif, gérondif et participe) ainsi que des formations secondaires comme le supin et l'adjectif verbal ;
- six temps (présent, imparfait, futur simple, sur le radical du présent, et parfait, plus-que-parfait, futur antérieur, sur le radical du parfait).

Pronoms personnels

La liste complète se trouve dans Liste des pronoms en latin.

Lexique

Le latin et les autres langues indo-européennes


- Le vocabulaire commun Comme toute langue indo-européenne le latin possède un certain nombre de mots en commun avec ses langues sœurs. AGNUS "agneau" correspond au slave ancien AGNĘ "agneau" qui s'est conservé dans toutes les langues slaves moderne, comme ЯГНЁНОК "agneau" en russe. De même le grec AMNOS "agneau" est un ancien AGNOS. Le breton OAN "agneau" remonte à un ancien AGNOS. à compléter...

Que devient le latin quand il se fait français ?

Un mot latin peut avoir engendré un mot français qui est son direct descendant, c'est le cas pour ALA "aile" qui devient AILE, AMARE "aimer" AIMER, BARBA "barbe" BARBE, CARPA "carpe" CARPE. Dans d'autre cas la situation n'est pas si simple et le mot a évolué : AQUA "eau" donne EAU mais après une longue évolution qui a fait prendre au mot la forme ÈVE dont dérive le mot ÉVIER qui est en quelque sorte le doublet populaire de AQUARIUM. FERIRE "frapper" a donné FÉRIR qui est maintenant hors course. FAGUS "hêtre" se voit évincé par un mot germanique et CRUS "jambe" ne se retrouve qu'indirectement dans CRURAL. LAETITIA "joie" a engendré LIESSE mais seul le linguiste comprendra aisément par quel long processus. MACULA "maille" a fait une petite glissade de sens et NATIS "fesse" qui a donné NACHE n'est compris que par certains vieux grand-pères. PATER "père" revient en force dans l'argot et QUATUOR "quatre" dans l'opéra. On en perd forcément son latin.

Exemples

Voir aussi

Liens internes


- Déclinaisons et Conjugaisons latines
- Liste des pronoms en latin
- Étymologie latine
- Expression latine et Liste des proverbes latins
- Linguistique
- Rhotacisme
- Dictionnaire des langues
  - Langues par famille
    - Langues indo-européennes
      - Langues italiques
      -
- langues romanes
- Méthode latine ;

Liens externes


- [http://www.pesaro.com/latino/ Le latin contemporain]
- [http://www.obta.uw.edu.pl/~draco/docs/voccomp.html Le vocabulaire de l'informatique]
- [http://cafe.rapidus.net/ghiginio/NotaeNet/N_0.html Vocabulaire français-latin moderne], avec grammaire orientée pour le thème.
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/latin.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire latin-français/français-latin.
- [http://www.passion-histoire.net/phpBB_Fr/viewforum.php?f=81/ Forum consacré aux langues anciennes]
- [http://miroir.mrugala.net/Arisitum/adihaf/latin.htm Cours de latin]
-
Catégorie:Langue morte Catégorie:Langue liturgique Catégorie:Langue véhiculaire als:Latein ja:ラテン語 ko:라틴어 simple:Latin language th:ภาษาละติน zh-min-nan:Latin-gí

Radical (linguistique)

En linguistique, un radical (ou racine ou encore morphème lexical, lexème, bien que ces notions ne soient pas, dans le détail, identiques) est la plus petite et plus ancienne unité lexicale qui permette de former des mots apparentés (on peut comparer le radical d'un mot à la particule élémentaire de la matière). Cette notion est principalement étudiée en morphologie, étymologie et linguistique comparée mais aussi en lexicologie (bien que l'on se réfère pour le coup plus facilement au lexème dans ce dernier cas). Si lexème connote une analyse synchronique, radical est plus souvent réservé à l'analyse diachronique. Le radical n'est pas forcément un lemme, d'autant moins dans les langues flexionnelles, surtout anciennes. En latin, par exemple, il n'existe que très peu de mots-racines (mots, ou lemmes, ne comportant qu'un radical nu, sans affixe). Le radical dénote une notion simple que la dérivation permettra de préciser, au moyen d'affixes, par exemple. Dans les langues indo-européennes anciennes, le radical est le plus souvent verbal. C'est par dérivation d'un radical que l'on obtient des mots d'une autre classe lexicale restant apparentés. Un radical augmenté de suffixes devient un thème morphologique, lequel devient un lemme une fois qu'on y a adjoint des désinences voulues le cas échéant. La notion de racine est aussi très importante dans les langues sémitiques car les procédés de dérivation y sont bien plus systématiques et cohérents que dans les langues indo-européennes naturelles. Dans l'analyse des langues modernes, on nomme parfois radicaux les éléments de mots composés. C'est le cas pour les mots savants formés à partir de prétendus radicaux grecs ou latins, comme télécommande, formé à partir de l'adverbe grec tèle, « au loin », et d'un déverbal du verbe commander, c'est-à-dire commande. Le verbe commander s'analyse quant à lui en deux pseudo-radicaux, com-, du latin cum, et mander, du latin mandare. Seul mandare est réellement un radical, et encore si on lui ôte le suffixe de formation d'infinitif -are. L'on obtient alors mand-, radical irréductible et, d'ailleurs, verbal, du mot télécommande. On le voit, le mot radical n'a pas le même sens selon qu'on analyse de manière diachronique ou synchronique. Ce qui est un radical dans une langue moderne était peut-être un thème de dérivation dans sa langue-mère. Inversement, les radicaux de la langue-mère peuvent, dans la langue-fille, ne plus être identifiables comme telle. On pourra, pour différencier le radical historique en diachronie de celui permettant de construire des lemmes en synchronie, qualifier ce dernier de lexème. Par exemple, en dernière analyse, le radical historique du lemme français anticonstitutionnellement est latin, c'est sta- (sti- étant un allomorphe) : il permet de relier des termes apparemment éloignés comme statue, être, désister, stable, étable, prostitution, rester ou station. D'un point de vue synchronique, le lexème est stitu-, qui permet de relier lexicalement dé-stitu-er, constitu-er, dé-stitu-tion, con-stitu-tionnel, etc. Toujours en synchronie, constitution et stable n'apparaissent pas formés sur un même lexème : celui de stable est stab(i)l-, que l'on retrouve dans stab-ilité ou stabiliser. Si, historiquement, ils proviennent d'un même ancêtre, actuellement seule l'étude étymologique permet de le savoir : un locuteur lambda ne s'en rendra pas forcément compte. Enfin, tous les mots ne sont pas construits à partir d'un radical identifiable, quel que soit l'angle d'approche que l'on adopte. On parle dans ce cas de mots immotivés. La plupart des mots-outils (les morphèmes grammaticaux libres comme hier, le ou de) sont immotivés.

Liste de radicaux français


- racine grecque
  - logos
  - lusis
  - tomê Catégorie:Linguistique Catégorie:Étymon Catégorie:Lexicologie

Lexème

Le lexème est le morphème lexical d'un lemme, c'est-à-dire une unité de sens et de son qui n'est pas fonctionnel ou dérivationnel. Le lexème renvoie à une notion abstraite ou concrète indépendante de la situation de communication. C'est un synonyme de radical dans la plupart des cas, surtout utilisé dans le cadre de la lexicologie en synchronie. En effet, diachroniquement, radical et lexème peuvent ne pas coïncider (consulter Radical).

Lexèmes radicaux liés et libres

Un même lexème est présent dans toutes les formes d'un même terme fléchissable : aimer, aime, ai aimé, aimions ou aimât sont des formes différentes d'un même lexème aim-, qui est ici un radical. On parle dans ce cas d'un lexème lié : il n'existe pas de forme libre du lexème aim- : chacune est obligatoirement composée d'un radical et d'un morphème (comme un suffixe de dérivation dans aim-able, une désinence dans aim-er). Par opposition, il existe des lexèmes libres comme choix, qui ne se rencontrent que sous une seule forme, ou nourriture, qui, bien que variable, peut être cité sous cette forme. Les lexèmes libres peuvent constituer à eux seuls une phrase : Comment est-il ? Petit. On voit alors que des mots comme le, de, il ou hier ne sont pas des lexèmes, bien que libres : ce sont bien des morphèmes grammaticaux, qui sont dépendants d'autres termes de la phrase ou de la situation de communication (c'est le cas pour hier : « hier par rapport au moment où je parle »). Les lexèmes libres sont inclus dans la catégorie des lemmes au côté des autres morphèmes libres (pour la notion de lemme, la distinction lexème ~ morphème ne compte donc pas).

Terminologie

Les notions de lemme et de lexème sont employées de manière très variable selon les linguistes et leur école de pensée. Pour certains, ce qu'on nomme ici lexème correspond à la définition qu'on donne dans cette encyclopédie au lemme. Même si la terminologie adoptée ici est contestable, on utilisera lexème et lemme de cette manière :
- le lemme est l'unité autonome du lexique ;
- le lexème est le constituant lexical, autonome ou nom, d'un lemme.

Articles connexes


- Radical
- lexique ;
- lemme ;
- morphème ;
- affixe. Catégorie:Lexicologie

Mathématiques

Les mathématiques peuvent être définies de plusieurs façons, complémentaires :
- la science des nombres et de l’espace
- la science des formes de déduction
- la science des structures, des modèles ou de tous les mondes possibles On pourrait aussi parler de la Mathématique pour souligner que les diverses composantes de celle-ci (algèbre, analyse, géométrie, etc.) sont en fait seulement des façons différentes d'étudier ou de créer des systèmes structurés par des relations (notion généralisée de graphes). Dans cette optique la mathématique est vue comme un édifice à construire ou à reconstruire. Mathématique vient du grec μάθημα (mathêma), science, connaissance, apprentissage (mathematikos : qui aime apprendre). L’origine historique des mathématiques est liée à leurs applications concrètes, le commerce, la mesure des surfaces, la prédiction des évènements astronomiques. L'adjectif mathématique qualifie tout objet, concept ou terme relatif aux mathématiques. Dans ce sens il s'accorde au mot auquel il est associé, contrairement au terme qui désigne la science des mathématiques, qui est le plus souvent employé au pluriel. La Mathématique, au singulier, n'est plus guère usitée que de manière didactique. L'expression « c'est mathématique » signifie qu'il existe une logique interne et inéluctable propre à l'évènement ou à la série d'évènements ainsi commentée. :« La possibilité même de la science mathématique semble une contradiction insoluble. Si cette science n'est déductive qu'en apparence, d'où lui vient cette parfaite rigueur que personne ne songe à mettre en doute ? Si, au contraire, toutes les propositions qu'elle énonce peuvent se tirer les unes des autres par les règles de la logique formelle, comment la mathématique ne se réduit-elle pas à une immense tautologie ? Le syllogisme ne peut rien nous apprendre d'essentiellement nouveau et, si tout devait sortir du principe d'identité, tout devrait aussi pouvoir s'y ramener. » ::Henri Poincaré, La Science et l'hypothèse

Définitions des mathématiques

La science des nombres et de l’espace

L'étude des mathématiques commence avec les nombres, tout d'abord avec les nombres naturels et les nombres entiers. Les règles gouvernant les opérations usuelles sur les nombres (addition, multiplication, soustraction, division) font partie de l'arithmétique élémentaire. L'algèbre élémentaire est fondée sur l'abstraction de ces règles. L'étude des surfaces simples (polygones, cercles,...) forme la géométrie élémentaire...

La science des formes de déduction

Une déduction consiste à partir de prémisses pour arriver à une conclusion en procédant par des étapes logiques. On peut dire que toutes les sciences sont mathématiques, même l’histoire, au sens où elles font toutes des déductions, et parce qu’une déduction a toujours quelque chose de mathématique, pourvu qu’elle soit juste. Cependant, en mathématiques, l’étude de la forme du raisonnement, indépendamment de ses objets, a une importance cruciale. Montrons-le sur un exemple. Les mêmes axiomes, ceux des espaces vectoriels, peuvent être utilisés à la fois pour étudier des espaces géométriques, l’espace euclidien par exemple et pour étudier l’ensemble des solutions d’une équation différentielle linéaire. Les théorèmes sur les espaces vectoriels sont donc valables à la fois pour la géométrie euclidienne et pour les équations différentielles linéaires. On peut considérer que la théorie abstraite des espaces vectoriels consiste à étudier toutes les déductions qui partent des mêmes axiomes, indépendamment des objets auxquels ils sont appliqués. On étudie alors les formes de déduction et non les objets auxquels ces formes sont appliquées. Cette définition convient bien aux mathématiques appliquées. De nombreuses théories abstraites (les nombres entiers et réels, les fonctions réelles de variable(s) réelle(s) et les équations différentielles, les espaces vectoriels, les groupes, la théorie des probabilités, ...) ont une utilité générale pour toutes les sciences, parce qu’elles peuvent être appliquées à de nombreux objets. Le travail des mathématiques appliquées consiste à développer des théories, dont la valeur est universelle, en vue d’aider les autres sciences dans leurs recherches des conséquences.

La science de tous les mondes possibles

Pour un mathématicien, rien n’est impossible, sauf ce qui est contradictoire. Par là, on veut dire qu’un discours non-contradictoire parle d’un monde concevable, imaginable, idéal. Les mondes possibles sont parfois appelés des structures, lorsqu’ils sont très abstraits, ou des modèles. De ce point de vue, la mathématique est la théorie de tout ce qu’on peut imaginer. On croit souvent à tort que la connaissance de tous les possibles est une ambition démesurée et irréalisable mais elle ne l’est pas. Elle est à notre portée. Il est même très facile de connaître des vérités universelles, valables pour tous les possibles, le principe du tiers exclu par exemple. Tout énoncé sur un monde possible y est ou bien vrai, ou bien faux. Ce n’est pas forcément très intéressant mais c’est un début. Le travail des mathématiques pures consiste à augmenter notre capacité à connaître tous les possibles. Il se trouve qu’il y a des théories particulières (les nombres, les groupes, ...) qui jouent un rôle privilégié dans cette connaissance, et qu’elles sont souvent, mais pas toujours, les mêmes que celles qui intéressent les mathématiques appliquées. C’est pourquoi les structures étudiées ont souvent leur origine dans les sciences naturelles, plus communément en physique. Toutefois, un grand nombre de structures sont purement internes aux mathématiques, unifiant différents champs d'application ou étant des outils aidant aux calculs. En fait, les mathématiques sont la science de la mesure.

La logique et les théories des ensembles

La logique énonce les règles, ou principes, qu’il faut respecter pour faire des déductions correctes. Les théories des ensembles sont des théories très générales qui permettent de formuler et de prouver toutes les connaissances mathématiques.
- Fondation des mathématiques Logique
- Logique
- Calcul propositionnel
- Calcul des prédicats
- Déduction naturelle
- Logiques modales
- Théorie des modèles
- Incomplétude Théories des ensembles
- Théorie des ensembles
- Axiomes de Zermelo-Fränkel
- Théorie des catégories

L’arithmétique et les mathématiques discrètes

Arithmétique
- Théorie des nombres
- Congruences
- Divisibilité
- PGCD / PPCM
- Théorème de d'Alembert-Gauss
- Identité de Bézout
- Petit théorème de Fermat
- Équations diophantiennes
- Cohérence des axiomes de l'arithmétique formelle
- Cryptologie
- Fonctions L
- Dernier théorème de Fermat Mathématiques discrètes
- Mathématiques discrètes
- Théorie des graphes

Les géométries


- Géométrie
- Coupe pentagonale de la pyramide à base carrée
- Géométrie euclidienne
- Géométries non euclidiennes
- Écrire les figures de la géométrie
- Géométrie projective
- Géométrie différentielle
- Géométrie algébrique
- Géométrie non commutative
- Courbe plane
- Orientation
- Anamorphose Trigonométrie
- Trigonométrie classique et formules
- Trigonométrie sphérique

L’algèbre


- Algèbre
- Structure algébrique
- Algèbre élémentaire
- Algèbre abstraite
- Théorie des catégories
- Théorie des groupes
- Algèbre linéaire
- Algèbre multilinéaire
- Théorie de la représentation

L’analyse et la topologie

Analyse
- Analyse
- Suites
- Séries
- Analyse réelle
- Nombres complexes, Analyse complexe
- Analyse fonctionnelle
- Algèbre des opérateurs
- Analyse p-adique
- Analyse rigide
- Équations différentielles
- Équations aux dérivées partielles
- Analyse non standard
- Analyse vectorielle
- Intégrale de Lebesgue
- Intégrale de Riemann
- Développement limité Topologie
- Topologie
- Espaces topologiques
- Espaces métriques
- Topologie algébrique
- Théorie des nœuds
- Théorie des tresses
- K-théorie

La théorie des probabilités


- Probabilités
- Statistiques

Mathématiques appliquées

Les domaines des mathématiques appliquées utilisent la connaissance des mathématiques à fin de résolution des problèmes du monde réel.
- Recherche opérationnelle
- Optimisation
- Modèle mathématique
- Probabilité
- Statistiques
- Mathématiques financières
- Mathématiques commerciales

Mathématiques récréatives


- Mathématiques récréatives
- Jeux mathématiques

Mathématiques élémentaires (non universitaires)


- Mathématiques élémentaires
- Algèbre élémentaire
- Analyse élémentaire
- Arithmétique élémentaire
- Géométrie élémentaire
  - Aire de surfaces usuelles
  - Solides usuels
  - Volume de solides usuels
- Logique élémentaire
- Probabilité élémentaire
- Statistique élémentaire Statistique élémentaire Techniques de calcul
- Techniques de calcul mental
- Règle à calcul
- Boulier
- Liste des articles de technique de calcul
- Critère de divisibilité
- Calculs de longueur

Histoire des mathématiques


- Histoire des mathématiques
- Histoire des polynômes
- Histoire du calcul infinitésimal

Voir aussi

Annexes


- Wikipédia:Index thématique
- Mathématiciens célèbres
- Abréviations en mathématiques
- Associations de mathématiciens
  - :en:Clay Mathematics Institute
  - Association Bourbaki
  - Femmes et mathématiques
  - Société Mathématique de France
  - Société de Mathématiques Appliquées et Industrielles
- Concours de mathématique
  - Olympiades de mathématiques
- Médaille Fields
- Nombre
- Norme d'opérateur
- Numération
  - Numération romaine
- Tables
  - Table d'addition
  - Table de multiplication
  - Table des bases
  - Table des diviseurs
  - Table des facteurs premiers
  - Table des symboles mathématiques
  - Table de constantes mathématiques
  - Table de limites
  - Table de dérivées
  - Table de primitives
  - Table d'intégrales

Liens internes


- Conjecture
- Construction des objets courants
- Erreur de signes
- Langage formel mathématique
- Liste des articles de mathématiques
- Liste des fonctions mathématiques
- Liste des nombres
  - Ordre de grandeur (nombre)
- Nombre figuré
- Liste des 23 problèmes de Hilbert
- Vocabulaire multilingue mathématique

Liens externes


- [http://math-editor.sourceforge.net/fr Barre Maths] Un modèle libre pour Microsoft Word permettant d'écrire des formules mathématiques très efficacement
- [http://www.apprendre-en-ligne.net/madimu/ Madimu] Un cours complet sur tous les thèmes traités de la 1ère à la 3e année de lycée... en Suisse
- [http://dmoz.org/World/Fran%c3%a7ais/Sciences/Math%c3%a9matiques/ Répertoire Mathématiques dmoz.org]
- [http://www.les-mathematiques.net www.les-mathematiques.net] Cours de qualité niveau deug/licence/agreg
- http://planetmath.org/ : encyclopédie collaborative, libre (GFDL) en anglais sur les mathématiques.
- [http://www.ilemaths.net l'île des mathématiques] : cours et exercices pour le collège et lycée, forums d'entraide scolaire.
- [http://www.mathematex.net/phpBB2/index.php MathemateX] Forum d'entraide mathématiques avec support Latex
- [http://www.maths-forum.com/ Forum Mathématiques] Forum d'entraide mathématiques
- [http://www.ac-creteil.fr/Colleges/93/jmoulinmontreuil/mathematiques/menu/frameset.html Maths au collège :] animations Flash illustrant les plus célèbres démonstrations du théorème de Pythagore, des illusions d'optique et des courbes du plan tracées dynamiquement (hypocycloïdes...).
- [http://maxima.sourceforge.net/ Maxima], le logiciel libre (GPL) le plus sophistiqué pour les opérations algébriques.
- [http://pari.math.u-bordeaux.fr/ PARI/GP], un logiciel libre très utilisé en théorie des nombres.
- [http://www.chez.com/ophtasurf/illusion.htm Illusions d'optique] : des centaines d'illusions d'optique géométriques
- [http://perso.wanadoo.fr/jpq/ perso.wanadoo.fr/jpq/] propose des animations Java pour illustrer des notions de mathématiques et en particulier de probabilités.
- [http://perso.wanadoo.fr/gilles.costantini Bac à Maths] des documents étoffés pour le lycée et les études supérieures.
- [http://www.mathprepa.com Mathprépa.com] : une zone de mathématiques pour étudiants en classes préparatoires
- [http://www.xasa.com/directorio/mozilla/Top/World/Fran%c3%a7ais/Sciences/Math%c3%a9matiques/ Répertoire, Usenet]
- [http://www.forum.math.ulg.ac.be/ Math en ligne] : Forum d'aide en math fait par l'université de Liège
- [http://www.chronomath.com/ Chronomath] : Une chronologie des mathématiques très riche.
- [http://www.maths-express.com/ Maths-Express] : Des annales pour le baccalauréat, concours général et olympiades.
- [http://forum.maths-express.net/ Forum de maths] : Pour les élèves de lycée préparant le baccalauréat, le concours général ou les olympiades.
- [news:fr.sci.maths Forum Usenet francophone]; ses [http://groups.google.fr/groups?q=insubject%3AFAQ+OR+insubject%3Aconseils+group%3Afr.sci.maths&scoring=d&filter=0 FAQ et CU]
- [news:fr.education.entraide.maths Forum francophone d'entraide]
- [http://groups.google.fr/groups?q=sci.math Forums Usenet anglophones]
- [http://mathworld.wolfram.com/ La plus complète des ressources en Mathématiques (en anglais)]
- [http://www.contraintes.net Un site consacré aux contraintes artistiques volontaires] et sa rubrique dédié aux [http://www.contraintes.net/index.php/Bande_dessin%C3%A9e_%C3%A0_contraintes mathématiques à contraintes]
- [http://www.aromath.net @romath] Un site entièrement consacré aux mathématiques et à leur enseignement dans les lycées français.
- [http://www.SoSMath.be SoSMath.be:Forum d'aide en Math (SoSMath.fr)]
- [http://www.aide-en-maths.com: Forum d'aide en Maths pour le secondaire (aide-en-maths.com)]
-
ja:数学 ko:수학 ms:Matematik simple:Mathematics th:คณิตศาสตร์ zh-min-nan:Sò·-ha̍k

Plan complexe

En mathématiques, le plan complexe désigne un plan dont chaque point est la représentation graphique d'un nombre complexe unique. On associe en général le plan complexe à un repère (O, \vec, \vec) orthonormé direct. Dans un tel repère, tout point M est l'image d'un unique nombre complexe z qui est appelé affixe de cet unique point. On note M(z). Pour tout nombre complexe z tel que z = a + ib (où a et b sont des réels), on a la relation \vec = a\vec + b\vec. On peut ainsi dire que la partie réelle de z est l'abscisse de M et que la partie imaginaire de z en est son ordonnée. D'après cette égalité, tous les points de l'axe (O, \vec) sont tels que la partie imaginaire de leur affixe est nulle : leur affixe est donc un nombre réel. En conséquence, on appelle l'axe (O, \vec) axe des réels. De la même façon, tous les points de l'axe (O, \vec) sont tels que le partie réelle de leur affixe est nulle : leur affixe est donc un nombre imaginaire pur. En conséquence, on appelle l'axe (O, \vec) axe des imaginaires. (a,b) sont les coordonnées cartésiennes de z = a+ib dans le plan complexe. On peut aussi écrire z avec des coordonnées polaires (r,θ), ce qui correspond à l'écriture exponentielle z = r·exp(iθ). Dans ce cas, r est le module du nombre et θ est un de ses arguments (modulo 2\pi). représentation graphique de z dans le plan complexe, coordonnées cartésiennes et polaire
Représentation graphique de z dans le plan complexe, coordonnées cartésiennes et polaire

Transformations du plan

La somme de deux vecteurs correspond à la somme de leurs affixes. Ainsi, la translation d'un vecteur donné correspond à l'addition de son affixe. Une rotation d'un angle θ correspond à la multiplication de l'affixe par le nombre ei θ, qui est un nombre complexe de module 1. Une homothétie de rapport k (réel) correspond à la multiplication de l'affixe par k. catégorie:Géométrie

Flexion (linguistique)

:Pour des sujets et des articles partageant le même nom, voir flexion.  flexion
En morphologie, domaine de la linguistique, on nomme flexion l'ensemble des modifications subies par le signifiant des mots d'une langue flexionnelle (ou agglutinante, dans une moindre mesure) pour dénoter les traits grammaticaux voulus. La flexion ne crée pas de nouveaux mots, au contraire de la dérivation. Il existe deux grandes catégories de flexions, selon la classe lexicale considérée :
- la déclinaison pour le système nominal (dans lequel on englobe généralement l'adjectif et le pronom. Les noms y changent généralement de forme selon le genre, le cas ou le nombre, entre autres possibilités ;
- la conjugaison pour les verbes, qui varient généralement en personne, nombre, genre, temps, voix et mode, entre autres possibilités. On peut établir deux sous-catégories de flexion (qui ne s'excluent pas) :
- celle qui procède de l'addition d'affixes (surtout par suffixation désinentielle) ;
- celle qui procède de modifications du radical (introflexion). Le premier type peut être, dans les langues agglutinantes, nommé agglutination. L'ensemble des formes d'un même mot est nommé paradigme. Les processus liés à la flexion sont décrits plus en détails dans les articles Langue flexionnelle et Langue agglutinante.

Voir aussi

Articles connexes


- Langue flexionnelle ;
- forme et paradigme ;
- déclinaison et conjugaison. Catégorie:Linguistique ja:語形変化

Lemme (linguistique)

catégorie:Lexicologie Le lemme (ou encore lexie) est l'unité autonome constituante du lexique d'une langue. Dans le vocabulaire courant, on parlera plus souvent de mot, notion qui, cependant, manque de clarté. On construit des énoncés avec des lemmes, les lemmes sont faits de morphèmes. Chaque lemme possède un signifiant et un signifié uniques en ce sens que l'ensemble de sa (ou ses) dénotation ─ sens propre ─ et de ses connotations ─ sens figurés ─ ajouté à ses possibilités d'emploi ne sont pas représentés par un autre lemme. Par exemple, les lemmes synonymes travailler et trimer ne sont pas identiques, outre la différence de signifiant. Bien qu'ils renvoient tous deux au même dénoté, celui de « fournir un effort en vue d'un résultat », l'un appartient au registre courant, l'autre au registre familier. Le premier possède une connotation neutre voire positive, le second est franchement péjoratif et décrit l'effort sous l'angle de la pénibilité. On dira que le champ sémantique de chaque lemme est unique : le lexique ne souffre pas la redondance.

Constitution des lemmes

Dans les langues indo-européennes (comme le français ou l'anglais), les lemmes sont constitués de phonèmes assemblés en morphèmes. Un lemme comme anticonstitutionnellement, par exemple, s'analyse ainsi :
- il possède dix-neuf ou dix-huit phonèmes (selon que l'on prononce ou non le e caduc : [ɑ̃tikɔ̃stitysjɔnɛl(ə)mɑ̃] ;
- il possède en diachronie un radical d'origine latine, sta- / sti- ;
- il est constitué en synchronie de six morphèmes : Dans d'autres types de langues comme les langues isolantes, le lemme se réduit à un lexème ou un assemblage de lemmes (mot composé), sans morphèmes, le plus souvent assez court. Ainsi, en mandarin le lemme pour « cœur » est 心 xīn, celui pour « ami » 朋友 péngyou (lemme composé). Dans ce type de langues, la syntaxe est souvent plus rigide que dans les langues dont les lemmes sont formés de morphèmes : en effet, rien (ou presque) ne permet de distinguer les classes lexicales. Ainsi, le verbe pour « manger » se dit 吃飯 chī=fàn quand il est employé sans complément d'objet (littéralement : « je mange de la nourriture ») mais 吃 chī quand le complément d'objet est exprimé : 我吃飯 wǒ chī=fàn « je mange (de la nourriture) » ~ 我吃肉 wǒ chī ròu « je mange (de la) viande ».

Forme des lemmes

Dans les langues indo-européennes

Un lemme peut être :
- simple : un seul mottendre, amour, jamais ;
- composé : un mot composé (mot formé de plusieurs mots) → rouge gorge, (s')entre(-)tuer ;
- complexe :
  - un syntagme (groupe de mots placés dans un sens précis et s'organisant autour d'un terme central) →: vert-de-gris, petit-bourgeois, grand-chose,
  - une expression complète → je-ne-sais-quoi, je-m'en-foutiste.

Dans d'autres langues

En mandarin, par exemple, la notion de lemme apparaît différemment (on en a vu un exemple plus haut). On trouvera les explications voulues dans l'article Sinogramme.

Autonomie des lemmes

Chaque lemme possède une classe lexicale et un signifié indépendants de ses composants quand il n'est pas un mot simple (on parlera de lemme complexe). D'autre part, son autonomie se retrouve dans le fait qu'il n'a pas besoin d'être associé à un morphème ou à un autre lemme pour exister. Par exemple, garou, dans loup-garou n'est pas un lemme. En effet, garou ne peut se dire seul. De même, -ons, dans marchons n'est pas un lexème.

Sens du lemme composé ou complexe

Quand le lemme dépasse le mot simple, il est doté d'un signifiant indépendant de ses constituants : par exemple, le lemme chou-fleur doit être compris indépendamment de chou et fleur. Ce n'est pas un chou en fleur ni une fleur de chou mais un légume bien précis. De même, rouge gorge ne se dit pas de tout ce qui a la gorge rouge : seule une espèce de passereau particulière est concernée.

Classe lexicale du lemme composé ou complexe

Grippe-sou à beau être composé d'abord d'un verbe gripper puis de son régime, le nom sou, c'est un nom. De même, je-m'en-foutiste est une expression complète constituée de pronoms (je, me, en) et d'une forme adjectivale dérivée du verbe (s'en) foutre, c'est un simple adjectif. On voit bien qu'un lemme perd le mode de fonctionnement de ses constituants : qu'en-dira-t-on est une expression lexicalisée (devenue un lemme) fonctionnant comme un nom mais pas comme un syntagme : on ne peut pas dire « le qu'en-disais-tu ».

Lemmes et dictionnaires

Un dictionnaire recense les lemmes d'une langue mais non les formes de ce lemme. Quand cette langue est flexionnelle ou agglutinante, l'entrée du dictionnaire se fait au moyen d'une forme dite canonique :
- pour les noms : au singulier en français (pour pommes, chercher à pomme), au nominatif en latin (solitudinibussolitudo), grec (φλεϐῶν phlebỗn → φλέψ phléps), au nominatif ou sous la forme du thème morphologique en sanskrit (aśvasyaaśva-, forme sans désinence), à la forme absolue en turc (kaynağınkaynak), etc ;
- pour les verbes : à l'infinitif en français (mourrontmourir), à la première personne du singulier du présent de l'indicatif en latin (amabimusamo) et en grec (ἐλελύκεσαν elelúkesan → λύω lúô), à l'infinitif pour le turc (okuyordumokumak), etc. Les règles de classement des lemmes dans le dictionnaire d'une langue doivent donc s'apprendre et nécessitent une connaissance de la grammaire de la langue, d'autant plus quand cette langue est flexionnelle et, pire, quand le début du mot peut être modifié par la flexion (le classement alphabétique se faisant depuis le début du mot vers la fin). Les méthodes d'apprentissage des langues étrangères concernées ainsi que les grammaires expliquent souvent à un étudiant de cette langue comment chercher les mots dans le dictionnaire quand la recherche peut être complexe. De même, les dictionnaires recensent parfois les formes difficiles de certains lemmes en renvoyant vers le lemme canonique. Voici quelques exemples :
- l'étudiant latiniste rencontrant la forme poposcerunt doit, en absolu, chercher à posco, qui en est la forme canonique. Un dictionnaire de la langue latine comme le Gaffiot (Dictionnaire latin français abrégé de Félix Gaffiot, Livre de poche, par exemple) recense cependant poposci en indiquant qu'il s'agit du parfait de posco. L'étudiant connaissant la grammaire de cette langue saura que poposcerunt est la troisième personne du parfait indicatif actif du verbe posco, « réclamer ». Une personne qui, sans aucune connaissance du latin, chercherait cette forme ne pourrait savoir que poposci et poposcerunt sont deux formes d'un même temps d'un même verbe et ne pourrait relier poposcerunt à posco ; pire, si le dictionnaire ne marque pas le renvoi de poposci à posco, on ne peut établir aucun lien puisque les deux formes ne sont pas classées à la même page, l'initiale du mot étant modifiée au parfait ;
- toujours en latin, la forme milites ne sera dans aucun dictionnaire reliée à sa forme canonique, miles, « soldat ». En effet, savoir qu'un mot terminé par -ites de ce type peut être dérivé d'un nom fini par -es et débutant par les mêmes lettres fait partie des compétences fondamentales du latiniste. Un profane n'aura aucune chance de déchiffrer même grossièrement un texte latin car chercher le sens des mots, indépendamment de la syntaxe, n'est pas toujours possible ;
- le cas est très fréquent en grec : cette langue utilisant un augment et le redoublement (consulter Conjugaisons du grec ancien), l'initiale des verbes est souvent très altérée. Même si les dictionnaires de grec usuels fournissent des pistes de recherches, il faut déjà connaître la grammaire de la langue pour savoir que la forme ᾤμωξα ốimôksa dépend du lemme οἰμώζω oimốzô, « se lamenter ». Même si le squelette des deux formes est identiques, les seules lettres en commun forment la syllabe -μω- au centre du mot ;
- dans les langues celtes, le phénomène des mutations consonantiques initiales est notable : en gallois, par exemple, il faut chercher garreg, charreg ou ngharreg à carreg, « pierre ». Toutes ces formes résultent en effet des mutations consonantiques qu'entraînent des mots-outils comme les déterminants.

Lexicalisation

Quand un mot simple, mot composé, etc., entre dans le lexique d'une langue, on parle de lexicalisation : on dira que je-ne-sais-quoi est lexicalisé, par opposition à je ne comprends rien. Je-ne-sais-quoi, en effet, est doté d'une classe lexicale unique (ici le nom, qu'on peut faire précéder d'un article) et renvoie à un signifié précis. On ne peut en changer le signifiant.

Terminologie

Les notions de lemme et de lexème sont employées de manière très variable selon les linguistes et leur école de pensée. Pour certains, ce qu'on nomme ici lemme est un lexème et le mot lemme n'est pas employé. Dans cette encyclopédie, même si ce choix est contestable, on utilisera lexème et lemme de cette manière :
- le lemme est l'unité autonome du lexique ;
- le lexème est le constituant lexical, autonome ou nom, d'un lemme.

Articles connexes


- Lexique, lexème ;
- lexicalisation ;
- lexème ;
- mot ;
- lexicologie.

Forme

En morphologie, branche de la linguistique, il convient de distinguer ─ au sein des langues flexionnelles ─ les multiples formes que peuvent prendre les lemmes au cours de la flexion. Toutes les formes d'un lemme donné forment son ou ses paradigmes. Par exemple, étant donné le lemme aller, on dira que le paradigme de ce verbe au présent de l'indicatif est le suivant : vais, vas, va, allons, allez et vont. Le même lemme d'autres pardigmes, dont celui de l'imparfait du subjonctif, constitué de : allasse, allasses, allât, allassions, allassiez, alassent. Ainsi, vais ou allassions sont différentes formes du même lemme aller. Voir : Morphologie - flexion, langue flexionnelle - lemme. ---- En philosophie, on oppose la forme à la matière dans les cas généraux. Chez Aristote, c’est ce vers quoi tend tout changement : elle est à la fois l’acte, l’essence, la perfection, et le principe d’unité de chaque être. Chez les scolastiques, la forme est le principe substantiel d’un être individuel défini par son essence spécifique. Emmanuel Kant distingue plusieurs types de forme : « formes » de la connaissance, lois que la pensée impose à la matière de celle-ci, au donné pur de la sensation : les « formes pures a priori de la sensibilité » sont le temps et l’espace. Les « formes » de l’entendement sont les catégories. Voir : Les 4 causes catégorie:Linguistique Catégorie:Philosophie

Langue agglutinante

En typologie des langues, domaine de la linguistique, une langue agglutinante est une langue dans laquelle les mots sont formés en « collant » au radical des affixes de telle sorte que les frontières entre les morphèmes restent bien nettes et que chaque morphème corresponde à un seul trait sémantique ou fonctionnel. Exemples :
- en finnois, la forme taloissani « dans mes maisons » peut se segmenter de la façon suivante : talo « maison » + i marque du pluriel + ssa marque de l'inessif (« dans ») + ni suffixe indiquant un possesseur de première personne du singulier (« mon, ma, mes ») ;
- en turc, la construction est très similaire: à partir de ev « maison » on forme : evler « les maisons », evlerim « mes maisons », puis evlerimde « dans mes maisons » ;
- en japonais, samukunakattadeshôka « Il ne faisait pas si froid que ça, non ? » se décompose en : samui « froid » + kunai pour le négatif + katta pour le passé + deshô sorte de conditionnel adoucissant le ka, marque de l'interrogatif. Le terme de langue agglutinante a été créé en 1836 par le linguiste allemand Wilhelm von Humboldt. Il est formé à partir du verbe latin agglutinare, signifiant « coller ensemble ». Les langues agglutinantes se distinguent des langues flexionnelles, des langues isolantes et des langues synthétiques. Parmi les langues agglutinantes figurent notamment le finnois, le hongrois, le turc, le japonais, le coréen, le swahili, le nahuatl, le basque l'espéranto et l'allemand. L'inuit (eskimo) est aussi une langue agglutinante, mais d'un type particulier: les langues polysynthétiques. Voir aussi : Distinguer une langue flexionnelle d'une langue agglutinante Agglutinante ja:膠着語

Trait grammatical

Le trait grammatical est une indication d'ordre grammatical et linguistique permettant de décrire en détail les mots d'une langue, que cette description concerne un trait intrinsèque ou un trait dépendant du rôle du mot dans un énoncé donné. Tous les traits ne sont cependant pas représentés dans toutes les langues et chaque trait se subdivise en catégories de nombre variable dans les langues concernées. Les principaux traits grammaticaux sont :
- la classe lexicale (nom, verbe, adjectif, etc.) ;
- le genre (masculin, singulier, neutre, etc.) ;
- le nombre (singulier, duel, pluriel, etc.) ;
- la personne (1, 2 et 3) ;
- le cas (nominatif, accusatif, régime, etc.) ;
- le temps (imparfait, présent, futur antérieur, etc.) ;
- le mode (indicatif, subjonctif, infinitif, etc.) ;
- la fonction (sujet, épithète, COD, etc.) ;
- la voix (active, moyenne, passive) ;
- l'aspect (duratif, progressif, perfectif, etc.). Par exemple, l'analyse grammaticale de la forme nominale latine templorum dans l'énoncé custos templorum (« le gardien des temples ») nécessite de donner le cas (génitif), le nombre (pluriel), le genre (neutre), trois traits intrinsèques à la forme (mais pas au nom lui-même, seul son genre étant immuable) et la fonction (complément du nom ; dépend de l'énoncé). Celle du verbe français rapetassassions permet de dire que c'est la première personne du pluriel (nombre) de l'imparfait (temps) du subjonctif (mode) actif (voix) du verbe rapetasser.

Articles connexes


- Liste des notions utilisées en linguistique. Catégorie:LinguistiqueCatégorie:Grammaire

Japonais

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Introduction

Le japonais est la langue utilisée par la plupart des habitants du Japon (sauf les Aïnous et les habitants des îles Ryū-Kyū et les immigrés) ainsi que par ses émigrants (notamment au Brésil et au Pérou). En japonais, la langue japonaise se dit nihongo (日本語). Le kanji 日 désigne le soleil et 本 ici « l'origine ». L'ensemble 日本 (nihon ou nippon) désigne le Japon parce que, du point de vue japonais de l'époque, la Chine était le centre du monde : le Japon se trouve à l'est de la Chine et est donc du côté où arrive le soleil (si on se place depuis leur « centre du monde »). C'est de là que vient l'expression « pays du soleil levant ». Le dernier kanji, go (語), désigne une langue. Bien qu'il s'agisse d'une langue isolée, le coréen est la langue la plus proche du japonais (morphologie, syntaxe surtout).

Systèmes graphiques

Consulter Écritures du japonais pour un article complet. La langue japonaise utilise conjointement deux ensembles de caractères distincts :
- les kanji (漢字, littéralement « caractères des Han », ethnonyme des Chinois) écriture idéographique d'origine chinoise ;
- les kana (仮名), système syllabique dérivé des kanji. Les kana se divisent eux-mêmes en deux groupes : les hiragana (平仮名) et les katakana (片仮名) ;
  - Les katakana sont employés pour l'écriture de mots d'origines étrangères (ex. : チーズ : cheese, fromage en anglais), appelés gairaigo (外来語, littéralement « mots venus de l'extérieur ») au Japon, d'onomatopées, de mots qu'on veut mettre en relief (comme pour l'italique dans l'alphabet latin), et de temps en temps de noms d'animaux et de végétations (surtout dans l'académisme et dans les restaurants), etc. ;
  - Les hiragana ont été composés à partir des kanji par « simplification » (ex. : 安→あ), alors que les katakana sont eux une partie extraites d'un kanji (ex. : 多→タ). Les mots d'origine « purement » japonaise (non dérivés du chinois) s'écrivent en hiragana (on qualifie ces mots de yamatokotoba 大和言葉, littéralement « mots du Yamato »). Mais la fonction première des hiragana est surtout d'écrire les enclitiques et suffixes grammaticaux des prédicats et parfois pour faciliter la lecture des kanji. Il existe plusieurs méthodes de transcription du japonais en lettres latines ou rōmaji (ローマ字). Le plus utilisé à l'étranger est la méthode Hepburn dit modifié ou révisé (appelée Hebon-shiki au Japon). Cependant, un certain nombre de Japonais utilisent la méthode Kunrei ou kunrei-shiki qui diffère légèrement de Hepburn (un certain nombre de Japonais, notamment ceux qui ont poursuivi des études supérieures, utilisent la méthode Hepburn). Voici les syllabes en kana (hiragana et katakana) puis dans le rōmaji Hepburn : center Certains kana peuvent être modifiés par les diacritiques des syllabaires japonais, à savoir le dakuten (゛) et le handakuten (゜). Par exemple :
- か ka → が ga ;
- さ sa → ざ za ;
- た ta → だ da ;
- は ha → ば ba et ぱ pa.

Locuteurs

Le japonais est parlé par les 127 millions d'habitants du Japon. Dans certains pays ayant été colonisés par le Japon lors de la période expansionniste tels que Taiwan ou la Corée du Sud, il existe encore des nipponophones. Cette population reste cependant très réduite. Il existe aussi une petite communauté japonaise au Brésil qui parle encore japonais. Par ailleurs, le japonais est couramment enseigné comme langue étrangère dans la plupart des pays d'Asie orientale et d'Océanie. En effet, le japonais fait partie de la petite douzaine de langues parlées par au-moins 100 millions d'habitants dans le monde.

Grammaire, syntaxe et usages

La grammaire japonaise est très différente de la grammaire française : tout comme le turc ou le basque, c'est une langue agglutinante. Bien que l'origine de la langue reste encore floue, certains linguistes classent le japonais dans le groupe des langues altaïques avec le mongol, le turc, le toungouze et le coréen (la langue la plus proche du japonais, surtout dans sa syntaxe). Le prédicat se place à la fin des énoncés dans lesquels l'expansion n'est pas mise en vedette. Il n'y a ni genre, ni nombre, les verbes ne se conjuguent pas selon les personnes (je, tu, il…), et des particules invariables indiquent la fonction du mot dans la phrase. En outre, le japonais, à l'instar de certaines langues asiatiques, se distingue aussi par son système de politesse reflétant la hiérarchie (d'où les questions d'âge, de situation maritale, de statut social et l'omniprésente carte de visite) : on ne s'exprime pas de la même manière suivant que l'on s'adresse à quelqu'un à qui l'on doit montrer du respect ou non. On utilise alors d'autres verbes et formes grammaticales. Ainsi, lorsque l'on dit « j'ai reçu un cadeau », on utilisera des verbes différents, selon qu'on l'a reçu d'un ami ou d'un professeur. De plus, l'opposition de « l'humilité » (pour soi-même ou son groupe) et du « respect » (pour son interlocuteur) est omniprésente. Ainsi, tous les mots désignant les membres de la famille (père, mère…) sont en double : un pour parler des membres de sa propre famille et un pour parler des autres. On distingue trois niveaux de politesse : la forme simple (familière), la forme polie simple ou teinei et la forme polie avancée ou keigo (敬語) qui se décline en sonkeigo (尊敬語, « mots de respect ») et kenjōgo (謙譲語, « mots d'humilité »). C'est dans ce dernier niveau que l'opposition humilité/respect est exprimée. On distingue également, même si cela diminue à notre époque, une façon de parler spécifiquement féminine (ou enfantine) et une autre spécifiquement masculine. Les femmes ont en outre pour des raisons sociales un langage plus soutenu que les garçons. Détail qui a son importance lors de l'apprentissage du japonais oral car selon le sexe du professeur on risque de passer pour un personnage de manga ou alors pour une femme yakuza.

Politesse

La politesse japonaise, ou en japonais keigo (敬語), dont une traduction approximative serait « langage poli », constitue quasiment une langue dans la langue, et est le reflet direct de la structure et des interactions sociales. L'utilisation de la politesse est un pré-requis dans la majorité des situations sociales : contrairement à la France où une utilisation trop poussée de la politesse peut conduire à paraître obséquieux ou hypocrite, au Japon une utilisation insuffisante de la politesse conduit à paraître incorrect, voire insolent. La systémique de la politesse japonaise peut apparaître difficile au premier abord, mais ses concepts de base sont relativement faciles à intégrer. Cependant, la maîtrise de la politesse japonaise à un niveau avancé, subtil et instinctif, notamment à l'écrit, est, de l'aveu des Japonais eux-mêmes, particulièrement ardue. Pour reprendre la définition du japanologue Sadaki Hagino, la politesse japonaise peut se définir comme « un système organisé de mots visant à exprimer la reconnaissance de différentes nuances de différence de hauteur entre plusieurs personnes » (敬語は人間のなんらかの意味の上下関係の認識を表現する語彙の体系である). Alors que dans la majorité des langues occidentales la « politesse » ne s'exprime que vis-à-vis de son interlocuteur (choix du tutoiement ou du vouvoiement en français par exemple), il existe une distinction claire dans la politesse japonaise entre :
- Wadai (話題), objet de la conversation, c'est-à-dire la personne/le groupe social dont on parle
- Dentatsu (伝達), [situation de] communication, c'est-à-dire la personne/le groupe social à qui l'on parle. Par ailleurs, la politesse japonaise repose sur la distinction fondamentale entre uchi (内, « intérieur », c'est-à-dire les membres de son propre groupe social) et soto (外, « extérieur », c'est-à-dire les membres d'un groupe social différent de son propre groupe). La politesse japonaise comporte concrètement trois dimensions relativement indépendantes : sonkeigo (尊敬語), langage de respect ; kenjōgo (謙譲語), langage d'humilité ; teineigo (丁寧語), langage de courtoisie. Chacune de ces trois dimensions possède un certain nombre de nuances, notamment d'intensité (l'exemple le plus connu étant la différence d'intensité entre san (さん) et sama (様), mots de respect généralement très approximativement traduits en français par « M./M/M » pour le premier, « maître » pour le second). La fonction de ces dimensions s'expliquent facilement au moyen des distinctions exposées plus haut :
- Le sonkeigo est utilisé pour marquer le respect dû par le locuteur à la personne/au groupe social dont il parle. Cette personne/son groupe social peut n'être autre que l'interlocuteur/son groupe, mais peut tout aussi bien être une personne/un groupe non présent.
- Le kenjōgo est utilisé pour exprimer la relation de hauteur entre deux entités (personnes ou groupes sociaux) constituant le sujet de conversation. Contrairement à ce que le nom pourrait faire croire, le kenjôgo n'est donc pas uniquement utilisé pour parler avec humilité de soi/de son groupe : ce n'est le cas que lorsque qu'il y a identité entre la personne/le groupe social constituant la partie « inférieure » de la relation de hauteur mentionnée dans le sujet de conversation et le locuteur ou son groupe.
- Le teineigo est utilisé pour exprimer de manière directe de la courtoisie à son interlocuteur, et ce quel que soit le sujet de la conversation. Notons la différence subtile entre courtoisie et respect : là ou le respect exprime une différence de hauteur entre deux entités, la courtoisie exprime, elle, une absence de familiarité entre ces deux entités. Alors que l'expression de respect implique en général l'expression de courtoisie, l'inverse n'est pas vrai : il est tout à fait possible de parler courtoisement à quelqu'un sans lui exprimer de respect (le cas typique est celui de deux collègues d'une même entreprise de même niveau hiérarchique et n'étant pas en termes familiers). Ainsi, les moyens qu'offrent la politesse japonaise permettent (et souvent la situation sociale impose) par exemple :
- De parler familièrement à quelqu'un de quelqu'un d'autre avec respect ;
- De parler courtoisement à quelqu'un de quelqu'un sans respect ;
- D'exprimer de la courtoisie à son interlocuteur sans lui exprimer de respect (voir plus haut) ;
- D'exprimer du respect à son interlocuteur (ce qui implique de lui exprimer de la courtoisie, et le plus souvent d'exprimer de la modestie envers soi-même) ;
- D'exprimer (au moyen du langage de respect et du langage de modestie) à son interlocuteur la relation entre deux personnes externes, ce qui peut se faire en parlant familièrement ou courtoisement à son interlocuteur ;
- Etc.

Dialectes

Comme pour la plupart des langues, il existe de nombreux dialectes du japonais qui se distinguent bien sûr par le vocabulaire, mais aussi par l'accentuation et les particules ajoutées en fin de phrases. « Dialecte » se dit « ben » en japonais (弁), et pour désigner un dialecte en particulier on accole le suffixe « ben » au nom de la ville, de la préfecture ou de la région où il est parlé.
- Hokkaidō-ben
- Tōhoku-ben
- Tochigi-ben
- Tōkyō-ben
- Shizuoka-ben
- Mikawa-ben
- Nagoya-ben
- Kansai-ben
- Kyōto-ben
- Ōsaka-ben
- Okayama-ben
- Hiroshima-ben
- Hakata-ben
- Kumamoto-ben
- Nagasaki-ben
- Ōita-ben
- Miyazaki-ben
- Kagoshima-ben
- Okinawa-ben (Ryūkyū-go)

Exemples

Particularités


- Le franponais

Voir aussi

Liens internes


- écritures du japonais
- vocabulaire japonais
- prononciation du japonais
- grammaire japonaise
- abréviation en japonais
- linguistique
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille

Liens externes


- [http://www3.online.fr/osaka/ Osaka.int.ms - Cours de japonais] Cours très simple pour débuter.
- Traduction de mots japonais en de nombreuses langues. (en anglais)
- http://dico.fj.free.fr/fllj/faq.htm : FAQ du forum usenet news:fr.lettres.langue.japonaise (fllj)
- image:logo-diko.gif http://www.dictionnaire-japonais.fr - Dictionnaire de japonais collaboratif illustré. Déjà plus de 9000 mots référencés.
- [http://www.lejapon.org/info/modules.php?name=Sections&op=listarticles&secid=6 Lejapon.org - Section langue japonaise] La partie langue du site et son forum dédié à la langue japonaise.
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/japonais.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire japonais-français/français-japonais.
- http://language.tiu.ac.jp/index_e.html (en anglais, allemand et japonais) : il suffit de faire un couper-coller et de cliquer pour avoir une traduction et explication de tous les mots en anglais ou allemand.
- [http://www.loecsen.com/travel/discover.php?lang=fr&to_lang=17/ Apprendre et écouter des expressions pratiques en japonais]
- [http://www.animelab.com/anime.manga/dictionary/ Dictionnaire Japonais<->Anglais] Hiraganas, Kanas et Kanjis avec recherche floue :)
- [http://www.animelab.com/anime.manga/translate Traducteur Japonais->Anglais]
- [http://www.nihongobenkyo.org/ Nihongo Benkyo] Dictionnaire et outil d'apprentissage du Japonais pour Linux et Windows. Catégorie:Langue japonaise ja:日本語 ko:일본어 ms:Bahasa Jepun simple:Japanese language th:ภาษาญี่ปุ่น zh-min-nan:Ji̍t-pún-oē

Mandarin

Introduction

Le mandarin, 普通話/普通话 pǔtōnghuà (« langue commune ») ou 漢語/汉语 hànyǔ (« langue des Hàn », ethnie dominante en Chine), est la langue officielle en République populaire de Chine, à Taïwan et à Singapour. Il s'écrit au moyen des sinogrammes et on le transcrit maintenant le plus souvent en pinyin (comme dans la majorité des articles de Wikipédia), mais aussi en bopomofo. Le chinois mandarin (très souvent nommé simplement chinois) est la langue la plus parlée au monde. Cependant, même s'il est aujourd'hui enseigné à tous les Chinois, les Chinois plus âgés ne parlent pas tous le mandarin mais d'autres langues chinoises, comme le cantonais, ou d'autres comme le tibétain. Cette langue, que les dirigeants communistes ont désignée comme la langue véhiculaire de leur nation entière (d'où le terme de 普通話 pǔtōnghuà, « langue commune »), était d'abord celle de communautés chinoises du Nord du pays. Bien que possédant aussi une ancienne histoire littéraire, elle ne dérive pas de la langue classique littéraire et ar